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L'ACTUALITE PELE-MELE...

Fusillade lors d'une rencontre de conciliation au Soudan du Sud : 37 morts  03/02/2012

Fusillade lors d'une rencontre de conciliation au Soudan du Sud : 37 morts
Une trentaine de personnes ont été tuées mercredi au Soudan du Sud dans une fusillade survenue lors d'une rencontre de conciliation entre communautés rivales, destinée à apaiser un conflit meurtrier à propos de vol de bétail, ont annoncé vendredi des responsables à l'AFP.

Selon le ministre de l'Information de l'Etat d'Unité (nord du Soudan du Sud), où s'est déroulée la fusillade, 37 personnes ont été tuées. Des responsables onusiens ont confirmé la fusillade, mais n'ont pu fournir de bilan.

Mercredi, l'ONU avait transporté par avion des responsables locaux à Mayendit, ville reculée de l'Etat d'Unité, qui se réunissaient pour tenter d'apaiser les tensions après de récents raids meurtriers pour du vol de bétail entre communautés des Etats frontaliers d'Unité, de Warrap et de Lakes.

Samedi 28 janvier, selon le ministre sud-soudanais de l'Intérieur, Alison Manani Magaya, des hommes armés de l'ethnie Nuer, venus d'Unité, avaient attaqué des campements Dinka dans l'Etat voisin de Warrap, tuant 79 personnes, dont des femmes et des enfants.

Lors de la réunion, mercredi, "les gens ont commencé à se tirer dessus (...) l'affrontement a commencé et personne ne sait pourquoi", a déclaré à l'AFP Chol Tong Mayay, gouverneur de Lakes, disant avoir recueilli plusieurs témoignages oculaires.

Il a indiqué que 22 personnes de l'Etat de Lakes avaient été tuées et 24 blessées, mais n'a pu se prononcer sur le nombre de victimes dans les communautés rivales.

RDC : des élections "irrégulières" mais une "étape" vers la démocratie  03/02/2012

RDC : des élections "irrégulières" mais une "étape" vers la démocratie
Un diplomate américain a estimé jeudi que les élections législatives de novembre en République démocratique du Congo (RDC) avaient été "entachées d'irrégularités", mais qu'elles avaient néanmoins marqué "une étape dans le processus démocratique" du pays.

"Les élections ont été gravement entachées d'irrégularités et ont manqué de transparence", a affirmé Donald Yamamoto, du bureau africain du département d'Etat américain lors d'une audition devant le Sénat.

Cette audition portait sur le futur de la RDC et l'implication de l'agence fédérale américaine d'aide au développement (USAID).

"On ne sait pas avec certitude si les résultats des élections auraient été différents sans fraude, mais (ce scrutin) a marqué une étape dans le processus démocratique" de la RDC, a estimé le diplomate.

Ces élections, qui se sont tenues le 28 novembre, sont les premières depuis l'indépendance du pays en 1960 à être financées majoritairement par le gouvernement congolais.

Selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi, le parti du président Joseph Kabila et ses alliés ont obtenu la majorité absolue. Le camp présidentiel obtient autour de 260 sièges sur les 500 de l'Assemblée nationale, et l'opposition autour de 110.

Dans 7 circonscriptions --17 sièges-- la Commission électorale nationale indépendante a demandé l'annulation du scrutin, notamment à la suite de violences lors du vote.

De nombreuses irrégularités ont été constatées par des missions d'observation nationale et internationale.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton, citée jeudi par une diplomate américaine devant cette commission, a affirmé que ces élections avaient été "entachées de graves irrégularités, avec un manque de transparence", et qu'elles n'étaient "pas a la hauteur des progrès démocratiques observés lors des dernières élections africaines".

"Sans un engagement fort du gouvernement de la RDC envers la démocratie et les droits de l'homme, peu de choses durables sont possibles", a ajouté Daniel Baer, un autre diplomate présent à l'audition.

Nigeria : les autorités interrogent le porte-parole présumé de Boko Haram  02/02/2012

Nigeria : les autorités interrogent le porte-parole présumé de Boko Haram
La police interrogeait jeudi le porte-parole présumé du groupe Boko Haram, un mouvement islamiste qui a revendiqué de nombreux attentats au Nigeria, dont l'arrestation a été annoncée la veille.

Plusieurs responsables de la sécurité ont annoncé mercredi qu'un homme soupçonné être celui qui se fait appeler Abul Qaqa et affirme parler au nom des extrémistes avait été appréhendé.

Les autorités n'ont pas confirmé officiellement sa détention.

Une source sécuritaire a indiqué que le suspect, arrêté dans le nord où Boko Haram est particulièrement actif, avait été transféré vers la capitale Abuja où il était interrogé.

"Il subit un interrogatoire", a déclaré jeudi matin cette source ayant requis l'anonymat, sans plus de précisions.

Le nouveau chef de la police Mohammed Abubakar était de son côté attendu jeudi à Kano, la grande métropole du nord visée par la dernière grande attaque revendiquée par Boko Haram, le 20 janvier. Des hommes armés y ont pris assaut plusieurs commissariats notamment, faisant 185 morts.

Il s'agit de l'opération la plus meurtrière jamais revendiquée par les islamistes qui multiplient depuis des mois les attentats contre des cibles variées: police, armée, ONU, églises.

Le président Goodluck Jonathan, sous forte pression pour mettre fin au cycle de violences qui menace de déstabiliser le pays le plus peuplé d'Afrique et premier producteur de pétrole du continent, avait limogé le responsable de la police Hafiz Ringim le 25 janvier.

La sécurité était renforcée jeudi à Kano, survolée par un hélicoptère.

L'homme derrière le pseudonyme Abul Qaqa a plusieurs fois revendiqué pour le groupe des attentats. Il a régulièrement organisé des conférences par téléphone avec des journalistes à Maiduguri (nord-est), où les islamistes ont leur base.

Différentes versions de son arrestation ont circulé. Une source a affirmé qu'il avait été arrêté dans la ville de Kaduna (nord) tôt mercredi. D'autres sources ont assuré que son interpellation avait eu lieu à Maiduguri mardi.

"Il a été localisé grâce à des équipements de pointe dans ce domaine. Il est maintenant en garde à vue, en train d'être interrogé", avait affirmé mercredi soir une source au sein des services de renseignement de la police (SSS).

La presse rapportait jeudi qu'il avait été trouvé grâce à l'utilisation de GPS, qu'il appartiendrait à l'ethnie Igala et proviendrait de l'Etat de Kogi (centre-sud).

Boko Haram mène des assauts de plus en plus sophistiqués et meurtriers et serait responsable, selon Human Rights Watch, de la mort de près d'un millier de personnes depuis 2009.

Ses attaques se sont concentrées dans le nord et beaucoup de ses victimes sont de confession musulmane. Les 160 millions de Nigérians se partagent également entre le nord, majoritairement musulman, et le sud, à dominante chrétienne.

Beaucoup s'interrogent sur d'éventuels liens entre Boko Haram et d'autres groupes extrémistes, comme la branche maghrébine d'Al Qaïda, Aqmi.

Fin janvier, un rapport de l'ONU a souligné que les membres d'une mission onusienne chargée d'évaluer l'impact de la crise libyenne au Sahel "ont appris que Boko Haram avait noué des liens avec Aqmi et que certains de ses membres du Nigeria et du Tchad avaient été formés dans les camps d'Aqmi au Mali pendant l’été 2011".

Des analystes estiment toutefois que la violence est en grande partie alimentée par la pauvreté dans le nord, où de nombreux jeunes sans emploi ont perdu confiance dans des autorités jugées très corrompues.

Liberia : arrestation de plus de 70 "mercenaires" anti-Ouattara présumés  01/02/2012

Liberia : arrestation de plus de 70 "mercenaires" anti-Ouattara présumés
Le Liberia a arrêté il y a trois jours plus de 70 personnes près de sa frontière avec la Côte d'Ivoire, les soupçonnant d'être impliquées dans des plans de déstabilisation du pays voisin, a indiqué mardi à l'AFP un responsable libérien sous couvert d'anonymat.

"Un grand nombre d'autres se cachent toujours" dans cette région, a indiqué ce responsable administratif interrogé depuis Zwedru, à environ 560 km de Monrovia.

Selon la même source, ces "mercenaires" "recrutaient et entraînaient des hommes pour aller se battre contre le gouvernement ivoirien" d'Alassane Ouattara.

"Ces détenus avaient l'intention de déstabiliser la Côte d'Ivoire. Le gouvernement libérien ne pouvait rester les bras croisés", a confirmé à l'AFP un responsable de la police.

Selon le responsable administratif, les gens arrêtés "sont un mélange d'ancien miliciens loyaux à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, aujourd'hui sous les verrous à la Cour pénale internationale de La Haye, et de mercenaires libériens qui se sont battus à leurs côtés" durant la guerre civile en Côte d'Ivoire.

De nombreux mercenaires en "chômage technique" après la fin de la guerre civile au Liberia en 2003 avaient repris du service en Côte d'Ivoire voisine après la tentative ratée de renversement du régime Gbagbo en septembre 2002 et jusqu'à la chute de ce dernier en avril 2011.

Région la plus instable du pays déchirée depuis des années par de vives tensions interethniques, l'ouest de la Côte d'Ivoire, frontalier du Liberia, a été l'une des zones les plus éprouvées durant la crise poste,rdanélectorale (décembre 2010-avril 2011). Celle-ci s'est achevée avec la chute du régime de Laurent Gbagbo, la capture de ce dernier et un bilan d'au moins 3.000 morts.

Libye : Aïcha Kadhafi veut fournir des informations à la CPI sur Seif al-Islam  01/02/2012

La fille du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, Aïcha, veut fournir des informations "concrètes" à la Cour pénale internationale (CPI) en lien avec son frère Seif al-Islam, soupçonné de crimes contre l'humanité, a annoncé mardi la CPI.
La fille du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, Aïcha, veut fournir des informations "concrètes" à la Cour pénale internationale (CPI) en lien avec son frère Seif al-Islam, soupçonné de crimes contre l'humanité, a annoncé mardi la CPI.

"Aïcha Kadhafi souhaite fournir des informations concrètes, dont elle pense qu'elles aideront la chambre préliminaire à déterminer la marche à suivre appropriée", a indiqué Nick Kaufman, l'avocat d'Aïcha Kadhafi, dans un document transmis à la CPI, qui l'a ensuite rendu public.

"Ces informations (...) aideront la chambre préliminaire à déterminer si les autorités libyennes désirent vraiment fournir à Seif al-Islam une représentation légale efficace ou lui accorder un procès équitable", a poursuivi la même source.

Aïcha Kadhafi a donc demandé à la CPI la permission, "à titre exceptionnel", de transmettre à la cour ces informations en tant qu'"amicus curiae" (ami de la cour, ndlr), selon le document, afin de "protéger les intérêts de son frère".

Le Conseil national de transition (CNT) libyen avait informé la CPI, dans une lettre publiée le 24 novembre 2011, que la Libye souhaitait juger elle-même Seif al-Islam, soupçonné par la CPI de crimes contre l'humanité commis depuis le 15 février 2011 au moment de la répression de la révolte populaire en Libye.

La cour avait ensuite démenti, le 23 janvier, avoir pris une décision sur l'organisation d'un procès de Seif al-Islam Kadhafi en Libye devant un tribunal libyen, contrairement à ce qu'avait annoncé le ministre libyen de la Justice.

Le 27 juin 2011, la CPI avait émis un mandat d'arrêt contre Seif al-Islam, 39 ans, arrêté le 19 novembre 2011 dans le sud de la Libye et détenu à Zenten, à 180 km au sud-ouest de Tripoli.

Aïcha, ses frères Mohamed et Hannibal, sa mère Safiya et de nombreux autres membres de la famille, surtout des enfants, ont été autorisés fin août à entrer en Algérie, pour des "raisons strictement humanitaires", selon Alger.

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