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  <title>Les dessous de la politique : le blog  politique de ebeninois.com</title>
  <description><![CDATA[Regard  décalé et impertinent sur la politique béninoise]]></description>
  <link>http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-02-12T22:39:14+01:00</dc:date>
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   <title>Scénario Conseil Constitutionnel ivoirien : les Béninois restent vigilants</title>
   <pubDate>Sun, 26 Dec 2010 20:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Patient  ATCHO</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[A mon avis]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La crise post-électorale en Côte d'Ivoire, crise déclenchée par le refus catégorique et sans fondement du président sortant de rendre le pouvoir, risque de se transposer au Bénin, si l'on n'y prend garde...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/photo/art/default/2573448-3630286.jpg" alt="Scénario Conseil Constitutionnel ivoirien : les Béninois restent vigilants" title="Scénario Conseil Constitutionnel ivoirien : les Béninois restent vigilants" />
     </div>
     <div>
      « […] Ne vous y trompez pas : l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Propos de Barack Obama lors de son discours prononcé le 12 juillet 2009 à Accra, au Ghana. Ce discours ne semble pas être un hasard d’autant que le Président américain sait comme tout le monde que les institutions en Afrique, ne sont souvent qu’au service des dirigeants. Des médias publics  à la haute cour de justice en passant par la cour (conseil) constitutionnel(le), les heureux nommés par les tout-puissants chefs d’Etats africains sont généralement des plaisantins. Des personnes à la personnalité fragile qui se croient redevables aux chefs suprêmes de la République. Des personnes dépourvues de sens de moralité et toute dignité. A quoi sert-il alors d’effectuer des années d’études en droit si tout cela ne concourt qu’à servir un homme ou à imploser un pays ? C’est la question importante à laquelle, il convient d’inviter le Président du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire à répondre. Paul Yao N’dré, membre influent du Front populaire ivoirien (FPI) croyait servir son peuple lors de ses ballets médiatiques sur la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) quelques minutes avant et après la proclamation des résultats provisoires par la CEI. D’abord ignorant ou faisant fi du contenu du code électoral, il s’est permis comme toute la bande à Gbagbo, à croire qu’il était écrit qu’après trois jours, la CEI n’a plus compétence de publier les résultats provisoires. Ensuite, il est revenu encore sur cette même télévision de propagande Gbagbo quelques minutes après la publication des résultats de la CEI pour dire comme on le lui a recommandé, que ces résultats provisoires donnant Alassane Ouattara vainqueur, étaient nuls et non avenus et que dans les heures qui allaient suivre, les vrais chiffres seraient publiés par lui. Manque d’élégance ou simplement comble de l’amateurisme. Jamais on aurait vu un Président de conseil constitutionnel aussi militant et aussi ridicule. Et, comme on pouvait s’y attendre, il apparaît le lendemain à la télévision tout en sueur, pour proclamer ce qu’il appelle, les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Pauvre Yao N’dré ! Il croyait rendre service à son mentor mais il ne savait à pas quel point le processus électoral ivoirien avait été suivie et quadrillé par les Nations Unies qui avaient en dernier ressort la lourde mission de sa certification. Aujourd’hui, ce juriste tout de même chevronné dans sa discipline, le droit constitutionnel, fait la risée du monde entier de par la complaisance et le militantisme politique dont il a fait preuve et qui aujourd’hui plonge la Côte d’Ivoire dans une profonde impasse post-électorale.       <br />
       Si Laurent Gbagbo conserve son fauteuil malgré tout l’isolement diplomatique et financier dont il est l’objet, cela créera en Afrique de l’Ouest un précédent assez déplorable qui permettra désormais aux chefs d’Etat de se foutre des CENI, des CEI ou des CENA qui constituent de façon légitime des institutions indépendantes ayant en charge l’organisation et la proclamation des résultats (provisoires).  Yayi Boni qui joue aujourd’hui les médiateurs à la mission impossible de la Cedeao pour forcer un usurpateur, un nationaliste irrationnel à rendre le pouvoir, sera dans quelques mois devant le fait accompli et c’est à Maître Robert Dossou, président de la cour constitutionnelle du Bénin qu’il convient de dire le droit qui n’a pas été dit en Côte d’Ivoire. Il lui faudra absolument faire ce qui a fait sa réputation de par le monde : défendre le droit, la justice et dire le droit, rien que le droit. S’il faillit ou s’il réussit, c’est l’histoire du Bénin qui lui en revaudra dans un sens comme dans l’autre.       <br />
              <br />
       <b>Adannongbogbèto AZALOU</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>ORTB : Pourquoi Julien Akpaki  doit enfin démissionner !</title>
   <pubDate>Sun, 17 Oct 2010 20:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Patient  ATCHO</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[A mon avis]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB) traverse en ce moment une très mauvaise passe. Il est attaqué de toutes parts par les Béninois comme étant au service d’un homme en l’occurrence le Président de la République. Les travailleurs de l’organe public ont crié leur ras-le-bol au travers d’un communiqué édifiant, au cours de la semaine écoulée. Ils pointent du doigt un homme, un soi-disant journaliste, un plaisantin qui détruit la maison commune et qui s’appelle Julien Akpaki.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/photo/art/default/2418834-3390571.jpg" alt="ORTB : Pourquoi Julien Akpaki  doit enfin démissionner !" title="ORTB : Pourquoi Julien Akpaki  doit enfin démissionner !" />
     </div>
     <div>
      On sait que Julien AKPAKI avait été mal nommé. On sait qu’il avait été injustement nommé par Yayi Boni qui par régionalisme, en début de mandat, souhaitait installer à la tête de la Radio et de la Télévision béninoise, un esprit cancre, faible et manipulable à souhait. Il a très vite jeté son dévolu sur Julien Akpaki qui en présentait le profil parfait foulant ainsi au pied, tous les moyens traditionnels et légaux qui régissaient la nomination d’un directeur général à la tête d’un organe aussi sensible et aussi stratégique. Pourquoi, par exemple, Yayi Boni n’avait-il pu nommer un Nicaise Miguel à l’ORTB ? Parce que ce journaliste est une tête brûlée qui n’a jamais peur de qui que ce soit. Même pas d’être viré ! A l’époque, nous avons tiré la sonnette d’alarme et nous avons adressé à l’heureux nommé, une lettre ouverte lui demandant d’être digne et de mettre en branle les réformes nécessaires (finir avec les audiences tous azimuts du chef de l’Etat, finir avec des séminaires institutionnels bref, concevoir un 20 heures plus proche des populations, inventer des émissions de qualité, revoir le statut des journalistes, procéder si possible à la hausse des salaires, etc.) afin que la télévision et les radios publiques jouent pleinement le rôle qui est le leur : servir un peuple et non servir un homme à l’heure dite de «changement». Le nouveau directeur a alors fait semblant d’avoir entendu l’appel en répondant personnellement à la lettre et en nous invitant à discuter avec lui. Comment ne pas croire que cet homme était de bonne foi ? Mais la déception a plus tard été à la mesure de l’attente : immense. Julien AKPAKI est un journaliste simplement malhonnête et qui a littéralement vendu son âme et son pays. Il a trahi les Béninois et a également trahi ses collègues qu’il a toujours chargés de faire le sale boulot de griots du régime. Nous n’en voudrons jamais à Stéphane Todomè. C’est le béni oui-oui du tandem Akpaki-Yayi qui normalement n’avait rien à faire à la tête de la télévision nationale. Ce qui se passe à l’ORTB est simplement hallucinant et affligeant. On nous abreuve du Yayisme à longueur de journée et même des émissions y sont conçues et diffusées clés en main par le pouvoir en place avec la bénédiction affichée de Julien Akpaki qui n’a ni la carrure ni l’intelligence nécessaires pour dire parfois NON. Après avoir réussi à interdire les débats politiques contradictoires à «Bonjour Citoyen», une des émissions phares et libres de la chaîne nationale, il enclenche désormais l’interdiction de toutes les émissions qui traitent des sujets de détournements qui mettent en accusation Yayi Boni et son gouvernement. Expert en manipulation et en désinformation, Julien AKPAKI croit pouvoir bercer et berner le peuple béninois en le sevrant du faux et de contrevérités. Mais le proverbe baoulé le dit si bien, on a beau cacher le soleil avec la main, il finit par se laisser apparaître. Trop, c’est trop et les travailleurs de l’ORTB en ont désormais jusqu’au cou. Ils n’en peuvent plus d’être les manipulateurs des contribuables qui assurent leurs miettes d’émoluments. Annick Balley, rédactrice en chef, claque la porte et des voix commencent se lever. La semaine dernière, les travailleurs ont tous fini par craquer et à révéler au grand jour, tout ce que M. Akpaki et ses sbires trament dans l’ombre de la télévision publique. Le peuple béninois est désormais au courant de tout le jeu d’influence et d’intoxication médiatique auquel il est victime depuis la nomination du directeur de l’ORTB. Julien Akpaki apparaît désormais comme un homme seul et fragilisé. Même au gouvernement du Président Yayi Boni actuellement aux abois et dont il est l’éminent serviteur, la nouvelle constitue un autre couteau dans la plaie. Les nouvelles ne sont pas bonnes et dans ces conditions, il ne lui reste plus grand-chose à faire à la tête de l’ORTB. Par respect pour sa petite famille, nous lui demandons de franchir le pas de la raison, de faire enfin le bon geste, de… démissionner. Tout simplement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Précision :</b> Ce n’est pas la première fois que nous demandons la démission de M. Akpaki. Mais parce qu’il est un nombriliste sans dignité, sans pudeur et sans conscience, il n’est pas sûr qu’il ait cette fois-ci aussi, des oreilles pour entendre.       <br />
              <br />
       Par <a class="link" href="javascript:protected_mail('lesdessousdelapolitique@ebeninois.com')" >Patient ATCHO</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/photo/art/imagette/2418834-3390571.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Lettre ouverte à Abdoulaye Bio-Tchané</title>
   <pubDate>Sun, 10 Oct 2010 18:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Patient  ATCHO</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Divers &amp; Faits]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nous avons appris avec stupéfaction que vous êtes sur le point de renoncer à la candidature aux élections présidentielles prochaines, suite à des pressions de toutes parts exercées par le pouvoir du président Yayi Boni avec ces dernières en date, les pressions de la France pour vous convaincre de céder.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/photo/art/default/2402486-3366633.jpg" alt="Lettre ouverte à Abdoulaye Bio-Tchané" title="Lettre ouverte à Abdoulaye Bio-Tchané" />
     </div>
     <div>
      Nous, militants de l’association NOUVELLE DYNAMIQUE comme tous les autres béninois tenons à vous apporter, vu notre engagement et  détermination, les précisions suivantes :       <br />
              <br />
       - Le peuple béninois n’entend pas vous laisser faire le choix entre être ou ne pas être candidat.       <br />
       - Notre destin, l’intérêt supérieur de la nation nous semble  supérieur au  vôtre et il n’ est point question pour nous de comprendre que vous veuillez sacrifier le destin et l’aspiration de tout un peuple au profit de vos avantages.       <br />
       - Nous savons que des propositions vous sont faites de la part des puissances étrangères afin que vous renonciez à être candidat pour bénéficier d’un poste prestigieux au niveau international en attendant qu’elles vous soutiennent en 2016.       <br />
       - Nous savons aussi que le pouvoir en place promet de vous soutenir en 2016 si vous renonciez à être candidat en 2011.       <br />
       Sachez que cela n’engage que vous et ceux qui vous font de ces promesses avides d’Amour et de Considération pour le peuple béninois.       <br />
       Nous vous demandons de bien mesurer la portée de vos actes et de savoir que le pouvoir en place qui vous fait de ces propositions fallacieuses n’aura aucun état d’âme en 2016 pour vous écarter à nouveau des élections.       <br />
       S’il s’avère que vous ayez choisi de céder aux supplications, aux chantages du pouvoir en place et autres, nous aurons compris que votre seule personne compte. Vous serez alors complice du lynchage, des ennuis, des exactions dont vos admirateurs, sympathisants, supporters, soutiens feront l’objet de la part du pouvoir Yayi Boni qui nous a déjà prouvé à maintes reprises que tout ce qui s’oppose à lui doit être  à tout prix écrasé, détruit .       <br />
       Oserez-vous fléchir et endosser cette grande responsabilité en donnant ce coup fatal à l’avenir du Bénin ?       <br />
       En tout cas, la première conséquence de votre réponse positive pour favoriser et conforter la minorité sera votre rejet définitif en politique. Vous serez fragilisé à jamais. Vous savez, vous finirez par donner raison à tous ceux-là qui pensent bas que vous ne serez pas à la hauteur d’occuper ce poste du premier Magistrat du Bénin. Attention à vos hésitations qui sont toujours fatales en politique.       <br />
       Nous osons croire que votre position ferme et l’annonce officielle de votre candidature aux échéances présidentielles prochaines ne viendront que pour contredire de tels propos.       <br />
       Respectueusement…       <br />
              <br />
       <b>Le Bureau Exécutif </b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.ndcbenin.com">www.ndcbenin.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/photo/art/imagette/2402486-3366633.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/Lettre-ouverte-a-Abdoulaye-Bio-Tchane_a223.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Présidentielle 2011 : Yayi Boni peut encore garder espoir !</title>
   <pubDate>Sun, 26 Sep 2010 21:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Patient  ATCHO</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[A mon avis]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Personne ne se souviendra, sans doute, du bilan politique, économique ou social de Yayi Boni. Il n’y a franchement pas grand-chose à mettre sous la dent. Par contre, s’il est une chose dont les Béninois devront se souvenir au-delà des scandales, c’est d’avoir voter pour un homme sympathique par-dessus tout et qui malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, aime profondément son pays.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/photo/art/default/2371904-3320507.jpg" alt="Présidentielle 2011 : Yayi Boni peut encore garder espoir !" title="Présidentielle 2011 : Yayi Boni peut encore garder espoir !" />
     </div>
     <div>
      Pour paraphraser le Républicain John McCain s’attaquant au Démocrate Barack Obama au cours de la campagne présidentielle américaine de 2008, on peut dire : <span style="font-style:italic">“Yayi Boni is a really good guy but he simply could not deliver”. </span>On ne se souviendra pas d’une réforme audacieuse, on ne se souviendra pas d’une décision politique forte, on ne se souviendra pas d’une décision économique majeure. Il n’y a pas grand-chose à signaler sous l’ère du changement. On se souviendra en revanche des scandales financières innommables, l’impunité à grande échelle, l’insouciance ou la nonchalance politique, l’accaparement médiatique, l’achat de conscience journalistique, la pauvreté graduelle bref, un pays au bord du gouffre. Mais ce dont on peut se souvenir et dont on ne parle jamais, c’est que les Béninois ont voté en 2006 pour un homme digne de confiance, digne d’intégrité, digne de respect et d’humilité. Yayi Boni loin d’être un enfant de chœur, est tout de même un homme de cœur. Un homme très sensible qui a déjà pleuré publiquement. Un vrai patriote qui pendant des années, contre vents et marées a défendu le label Bénin à travers le monde. Il faut le reconnaître, cet homme ne connaissait rien de la politique. Lui-même, l’a d’ailleurs reconnu dans son dernier discours à la nation. C’est un intrus qui ne connaissait pas la maison contrairement à ce qui a été écrit sur lui par le journaliste Edouard Loko. C’est encore la preuve de son humilité. Humilité de dire je ne sais pas. Humilité aussi de demander pardon aux opposants politiques. Humilité de faire son mea culpa, un examen de conscience rarement fait par les hommes politiques. Un comportement qui tranche avec l’arrogance apparente de Nicéphore Soglo qui n’a pu, assurer sa réélection en 1996. Yayi Boni, oui le Tout-puissant Président du début de mandat, est bien descendu de son piédestal se faisant de plus en plus petit. C’est un comportement politiquement correct et on ne peut lui en vouloir pour ça.        <br />
              <br />
       En effet, dans une vidéo qui circule sur l’Internet, le numéro un Béninois a ouvertement et sans hypocrisie, demander pardon aux acteurs politiques béninois qui l’accusent à tort ou à raison d’être à la base des maux qui minent aujourd’hui le pays. On peut lui reprocher d’avoir réagi trop tardivement mais il est évident que Yayi Boni a pour une fois, parlé aux Béninois. Habituellement, on a l’impression que le Président de la République du Bénin ne sait pas communiquer ou ne s’est pas entouré de bonnes personnes. Il a un langage trop direct, brouillon, vulgaire et parfois sans cohérence. Mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas être hypocrite. La réalité, c’est qu’il dit effectivement tout ce qu’il ressent. Il est réellement ce qu’on voit. C’est un homme franc et ouvert qui n’a pas souvent mis en valeur ses qualités personnelles et morales. Tout cela parce qu’il s’est entouré de béni-oui-oui, d’incompétents et de plaisantins incapables de lui donner les bons conseils en temps opportuns. Même si ses réalisations sont plus médiatiques que concrètes, Yayi Boni – le novice politique plébiscité par erreur ou par ignorance en 2006 par plus de 70% de Béninois – aura tout de même le mérite d’avoir essayé des choses, d’avoir tout au moins affiché sa volonté politique de faire des changements dans un contexte économique mondial défavorable. Peut-être mérite-t-il une deuxième chance en 2011. Mais pour gagner, il n’y aura pas de miracle pour lui. Il a déjà donné trop de munitions aux adversaires politiques avec toutes les erreurs commises. Cependant, en politique rien n’est jamais perdu ou gagné d’avance. Il lui reste encore des raisons d’espérer. Pour ce faire, il faut absolument qu’il se présente comme une victime du système politique béninois et qu’il promette de bâtir autour de lui, une équipe nouvelle et plus dynamique. Il réussira ainsi à toucher le côté sentimentaliste des Béninois. Yayi Boni doit continuer à parler régulièrement aux Béninois et continuer à faire son opération rachat. C’est un signe de grandeur d’esprit qui peut peser dans la balance. Il lui faudra mettre les Béninois à témoin contre les refus permanents de ses adversaires politiques de construire le pays avec lui. Pour gagner face à quiconque se présente contre lui, Yayi Boni devra également se montrer sous son vrai visage : un homme de foi qui aime son pays, un bâtisseur infatigable parfois incompris mais déterminé à réussir le pari du changement si une deuxième chance lui est accordée. Mais toute cette stratégie politique, si elle n’est pas appliquée sans délai, risque malheureusement ou heureusement (c’est selon) de ne pas suffire.       <br />
              <br />
       <b>Patient ATCHO</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/photo/art/imagette/2371904-3320507.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/Presidentielle-2011-Yayi-Boni-peut-encore-garder-espoir-_a222.html</link>
  </item>

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   <title>Yayi Boni va traîner un blogueur en justice à Paris</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jul 2010 14:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Patient  ATCHO</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Infos médias Bénin]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le blogueur franco-béninois Benoît Illassa a publié trois articles sur son site, affirmant que M. Yayi Boni a acquis deux appartements dans le 16e arrondissement de Paris, probablement sur des deniers publics de son pays. Le président l’accuse de diffamation. L’écrivain Olympe Bhêly-Quenum soutient le blogueur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ebeninois.com/lesdessousdelapolitique/photo/art/default/2238572-3125358.jpg" alt="Yayi Boni va traîner un blogueur en justice à Paris" title="Yayi Boni va traîner un blogueur en justice à Paris" />
     </div>
     <div>
      Bien qu’ayant été élu de façon régulière, ce qui est rare en Afrique, le président béninois, Yayi Boni, n’en est pas moins habituellement brocardé par la presse de son pays. Réputée pour sa liberté de ton, celle-ci croque habituellement les supposées faiblesses du président, notamment son penchant pour l’alcool. Yayi Boni a-t-il décidé face à cette impertinence d’appliquer la loi du talion aux hommes des médias de son pays ? Après avoir jeté en prison un professeur qui avait publié un texte sous ce titre très évocateur : « Yayi Boni bat sa femme », il vient en tout cas d’assigner Benoît Illassa, un blogueur franco-béninois pour diffamation, devant le tribunal de grande instance de Paris.       <br />
       Mi-avril, celui-ci a publié, coup sur coup sur son blog, trois articles illustrés de photos, affirmant que Yaya Boni aurait acquis, aux frais du contribuable béninois, deux appartements dans le 16e arrondissement de Paris. Dans la citation directe du huit juillet, les conseils du président Yaya Boni, Me Christian Nzaloussou et Me Olivier Bernheim citent quelques extraits des textes litigieux : « Le très sérieux journal français, La lettre du continent, vient de confirmer l’achat de deux appartements à Paris par Yayi Boni, le président du Bénin. Les deux appartements sont situés dans le 16e arrondissement, à deux pas des Champs Elysées, soit le quartier le plus cher de Paris » ; « pour faire suite à la demande de certains d’entre vous, vous trouverez infra les photos du joyau que s’est offert le roi Boni 1er à Paris, après seulement cinq ans de pouvoir !!! » ; « Les deux appartements de Yayi Boni à Paris sont situés dans le même immeuble qui abrite la résidence de l’ambassadeur Yaï Joseph de l’Unesco ». Dans un quatrième extraits, M. Illassa se demande si Yayi Boni n’aurait pas acheté l’un des appartements par le truchement du cimentier français Scb-Lafarge, pour ensuite le louer à l’ambassadeur du Bénin auprès de l’Unesco, se réservant le deuxième logement comme pied-à-terre pour ses séjours dans la capitale française. « Dans les deux cas, c’est le peuple béninois qui est grugé », conclut-il.       <br />
              <br />
       <b>Accusation de diffamation</b>       <br />
              <br />
       Pour les avocats du président Yayi Boni, ces affirmations sont calomnieuses à l’égard de leur client. « De telles insinuations, précises et détaillées, exprimées en trois articles successifs, sont destinées à faire croire aux lecteurs d’attention moyenne, que les appartements ont été financés par la perception d’une commission sur la vente d’une société d’Etat, ou obtenus par son intermédiaire, et sont formulées pour porter atteinte à l’honneur et à la considération de M. Yayi », argumentent-ils. Ils demandent par conséquent au tribunal de condamner Benoît Illassa pour diffamation. Le président Yayi Boni n’a demandé qu’un euro symbolique à titre d’indemnisation. Mais ses avocats suggèrent au tribunal de laisser les frais et dépens à la charge de M. Illassa. « Ce qui pourrait constituer une somme supérieure à 10 000 euros », craint celui-ci.       <br />
       Pour Benoit Illassa, en saisissant la justice française, le président Yayi Boni cherche avant tout à nuire à un concurrent politique. Il est opposant et délégué à l’organisation du conseil des Béninois de la diaspora. « C’est un procès politique, puisque les avocats du président eux-mêmes évoquent l’impact de l’affaire sur la présidentielle de 2011. Il y a une volonté manifeste de me faire taire. Je n’ai en fait repris sur mon blog que des informations qui avaient déjà été publiées par des journaux béninois et par La Lettre du continent, qui est éditée à Paris », assure-t-il.       <br />
       Dans son édition du 15 avril, La Lettre du continent évoque en effet l’affaire des appartements. Mais prudente, cette publication très introduite dans les chancelleries africaines ne cite nommément personne, se contentant de présenter les faits sous la forme d’une devinette. « Quel président d’un pays d’Afrique de l’Ouest s’est offert deux appartements au 29 avenue de la grande Armée ? », a écrit la Lettre du continent. « Si M. Illassa avait mené un début d’enquête, il aurait constaté que cet entrefilet ne pouvait viser M. Yayi, pour n’être pas propriétaire à l’adresse indiquée », commentent les avocats du président.       <br />
       « Je me suis contenté d’ajouter un nom à ces informations. En tant qu’opposant politique, je peux me permettre ce genre de clarification dans une affaire aussi importante. J’ajoute que c’est bien la première fois qu’un président béninois traîne un de ses concitoyens devant la justice pour diffamation », répond l’accusé. Quant à l’issue du procès qui s’ouvre le mois prochain, il se dit serein. « Je vais plaider la bonne foi. Mais dans cette affaire, j’ai déjà gagné. Le président Yayi Boni m’a taillé un costume inespéré, car il me considère désormais comme son premier opposant dans la diaspora », jubile-t-il.       <br />
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       <b>L’écrivain Olympe Bhêly-Quenum s’invite dans les débats</b>       <br />
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       Dans le feuilleton judiciaire qui s’annonce, Benoît Illassa peut en tout cas compter sur un soutien de taille, en la personne de l’écrivain Olympe Bhêly-Quenum. Dans une tribune poignante et fort critique à l’endroit de Yayi Boni, l’auteur d’ Un enfant d’Afrique martèle : « Le peuple béninois désirait que le successeur de Mathieu Kérékou travaille à panser les plaies de la nation. En moins de trois ans d’exercice, l’échec est un constat sans équivoque. N’en soufflez mot, vous serez un émule de « Olympe Bhêly-Quenum belliqueux » ; n’en écrivez rien dans votre blog, vous serez un sosie de « Benoît Illassa, ami de Yayi Boni devenu un opposant cruel (…) En faisant comparaître devant la justice française un de vos compatriote dont le blog a révélé des faits vous concernant, vous justifiez une idiosyncrasie [1] du régime qu’est votre haute main sur l’information et la justice. Est-ce cela le changement pour lequel Benoît Illassa aussi avait voté ? ».       <br />
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       Estimant que le blogueur n’a rien révélé de grave, Olympe Bhêly-Quenum cite de larges extraits d’un article publié par un groupe baptisé La génération Mathieu Kérékou. Morceaux choisis : « C’est une honte pour notre pays le Bénin. On dit à travers le monde et dans les ambassades que notre président boit trop et se soûle trop souvent la gueule au point de s’endormir en pleine réunion (…) Un homme soûl n’a pas la mesure du danger. Il fait n’importe quoi n’importe comment (…) Quand Yayi Boni a bien bu, il cherche à détruire tout sur son passage. Il peut ordonner l’interdiction d’une manifestation de l’opposition et envoyer l’IGE à la Bourse du Travail pour menacer les syndicalistes ». « De tels propos seraient-ils moins nuisibles que la diffamation présumée ? », se demande l’écrivain. « M. Yayi Boni aurait pu se contenter d’un droit de réponse », pense de son côté Benoît Illassa. Rendez-vous au tribunal de grande instance de Paris le 31 août.       <br />
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       [1] Réaction, tempérament, manière d’être de chaque individu.       <br />
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       in <b>Afrik.com</b>
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