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La police soudanaise est intervenue mardi à coups de gaz lacrymogènes et de matraques pour disperser la cinquantaine de Soudanaises, qui manifestaient devant le tribunal de Khartoum où une journaliste encourt 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon en public, en violation de la loi islamique en vigueur dans ce pays.
Certaines des manifestantes portaient des pantalons en signe de solidarité avec Lubna Hussein, qui risque la flagellation pour "tenue indécente". Aucun blessé n'était signalé dans l'immédiat, mais des témoins ont dit avoir vu des policiers armés de matraque frapper l'un des avocats de la jeune femme, Manal Awad Khogali, tout en maintenant à l'écart journalistes et caméras.
Pendant que la police dispersait la manifestation devant le tribunal de Khartoum, le juge a suspendu le procès de la jeune femme pour un mois, le temps de demander des éclaircissements au ministère soudanais des Affaires étrangères.
Le procès, qui s'était ouvert mercredi dernier, avait été immédiatement ajourné pour permettre à la jeune femme de démissionner du service médias de la mission des Nations unies au Soudan -un poste qui lui aurait valu l'immunité. Un avocat de la défense Jalal al-Sayed a déclaré devant la presse mardi que le juge voulait savoir si elle bénéficiait encore de l'immunité, ses supérieurs n'ayant pas encore accepté sa démission.
Lubna Hussein faisait partie d'un groupe de 13 femmes interpellées le 3 juillet dernier lors d'une opération de police dans un célèbre café de la capitale soudanaise. Deux jours plus tard, dix d'entre elles ont été flagellées dans un poste de police et ont écopé d'une amende de 250 livres soudanaises (83 euros).
Mais Lubna Hussein et deux autres femmes ont décidé d'aller jusqu'au procès, entendant en faire une tribune contre l'oppression de la femme par le régime islamique soudanais.
Les pantalons sont considérés comme indécents dans la stricte interprétation de la charia, la loi islamique adopté par le régime de Khartoum depuis le coup d'Etat militaire conduit par le président Omar el-Béchir en 1989. Mme Hussein dit vouloir défier la loi et le code vestimentaire imposé aux femmes et a invité les travailleurs humanitaires, diplomates étrangers ainsi que ses confrères à venir assister au procès.
Devant les journalistes, elle a dit espérer un verdict rapide mais a ajouté qu'elle ignorait si elle pourrait faire appel de la sentence. Les procès pour troubles de l'ordre public sont habituellement rapidement menés et les sentences appliquées pratiquement dans la foulée.
"Je suis prête quoi qu'il puisse arriver", a dit Lubna Hussein à l'Associated Press, ajoutant que cette manifestation de femmes était la démonstration de ce que "les Soudanaises d'origines sociale ou politique différentes se tiennent à nos côtés".
"Je n'ai pas peur de la flagellation (...) Il ne s'agit pas de flagellation. Il s'agit de mon innocence. Il s'agit de changer la loi", a-t-elle expliqué, précisant qu'elle était prête à porter l'affaire devant la cour constitutionnelle soudanaise si nécessaire. En cas de condamnation, "je suis prête à recevoir 40.000 coups de fouet", a-t-elle déclaré.
Loubna Hussein portait mardi les mêmes vêtements que ceux qu'elle avait le jour de son arrestation, y compris son pantalon. Elle a expliqué mettre cette tenue chaque jour pour attirer l'attention sur son affaire.
Devant le tribunal, certaines des manifestantes avaient aussi revêtu un pantalon tandis que d'autres portaient un hidjab, le voile islamique traditionnel recouvrant la tête et les épaules.
"Nous sommes ici pour protester contre cette loi qui opprime les femmes et les avilit", a déclaré Amal Habani, une éditorialiste du quotidien "Ajraa al-Hurria" ("Les Cloches de la Liberté" en arabe, NDLR).
La semaine dernière, l'union syndicale du personnel de l'ONU avait exhorté les autorités à ne pas fouetter Lubna Hussein, jugeant cette sanction cruelle, inhumaine et dégradante.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est dit "profondément inquiet", soulignant que la flagellation constituait une violation des normes internationales en matière de droits de l'Homme.
© The Associated Press
Pendant que la police dispersait la manifestation devant le tribunal de Khartoum, le juge a suspendu le procès de la jeune femme pour un mois, le temps de demander des éclaircissements au ministère soudanais des Affaires étrangères.
Le procès, qui s'était ouvert mercredi dernier, avait été immédiatement ajourné pour permettre à la jeune femme de démissionner du service médias de la mission des Nations unies au Soudan -un poste qui lui aurait valu l'immunité. Un avocat de la défense Jalal al-Sayed a déclaré devant la presse mardi que le juge voulait savoir si elle bénéficiait encore de l'immunité, ses supérieurs n'ayant pas encore accepté sa démission.
Lubna Hussein faisait partie d'un groupe de 13 femmes interpellées le 3 juillet dernier lors d'une opération de police dans un célèbre café de la capitale soudanaise. Deux jours plus tard, dix d'entre elles ont été flagellées dans un poste de police et ont écopé d'une amende de 250 livres soudanaises (83 euros).
Mais Lubna Hussein et deux autres femmes ont décidé d'aller jusqu'au procès, entendant en faire une tribune contre l'oppression de la femme par le régime islamique soudanais.
Les pantalons sont considérés comme indécents dans la stricte interprétation de la charia, la loi islamique adopté par le régime de Khartoum depuis le coup d'Etat militaire conduit par le président Omar el-Béchir en 1989. Mme Hussein dit vouloir défier la loi et le code vestimentaire imposé aux femmes et a invité les travailleurs humanitaires, diplomates étrangers ainsi que ses confrères à venir assister au procès.
Devant les journalistes, elle a dit espérer un verdict rapide mais a ajouté qu'elle ignorait si elle pourrait faire appel de la sentence. Les procès pour troubles de l'ordre public sont habituellement rapidement menés et les sentences appliquées pratiquement dans la foulée.
"Je suis prête quoi qu'il puisse arriver", a dit Lubna Hussein à l'Associated Press, ajoutant que cette manifestation de femmes était la démonstration de ce que "les Soudanaises d'origines sociale ou politique différentes se tiennent à nos côtés".
"Je n'ai pas peur de la flagellation (...) Il ne s'agit pas de flagellation. Il s'agit de mon innocence. Il s'agit de changer la loi", a-t-elle expliqué, précisant qu'elle était prête à porter l'affaire devant la cour constitutionnelle soudanaise si nécessaire. En cas de condamnation, "je suis prête à recevoir 40.000 coups de fouet", a-t-elle déclaré.
Loubna Hussein portait mardi les mêmes vêtements que ceux qu'elle avait le jour de son arrestation, y compris son pantalon. Elle a expliqué mettre cette tenue chaque jour pour attirer l'attention sur son affaire.
Devant le tribunal, certaines des manifestantes avaient aussi revêtu un pantalon tandis que d'autres portaient un hidjab, le voile islamique traditionnel recouvrant la tête et les épaules.
"Nous sommes ici pour protester contre cette loi qui opprime les femmes et les avilit", a déclaré Amal Habani, une éditorialiste du quotidien "Ajraa al-Hurria" ("Les Cloches de la Liberté" en arabe, NDLR).
La semaine dernière, l'union syndicale du personnel de l'ONU avait exhorté les autorités à ne pas fouetter Lubna Hussein, jugeant cette sanction cruelle, inhumaine et dégradante.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est dit "profondément inquiet", soulignant que la flagellation constituait une violation des normes internationales en matière de droits de l'Homme.
© The Associated Press
Le Général Mathieu Kérékou n’a pas fait le déplacement de Lokossa pour la fête du 1er août 2009. Cette absence n’est pas restée sans susciter des commentaires. Et pour certains analystes, le jeu est désormais fait entre le Vieux Kaméléon et son successeur au Palais de la Marina.
C’est désormais clair. Le Général Matthieu Kérékou a tourné dos au Dr Boni Yayi. Les rendez-vous manqués qui se sont multipliés ces derniers jours et mois le confirment à merveille. Pour l’accompagner aux obsèques de feu Omar Bongo, le président Boni Yayi avait beaucoup compté sur le soutien de son doyen Matthieu Kérékou. Mais hélas. Malgré les liens très forts que le Vieux Kaméléon entretenait avec son ami Bongo, il n’a pas fait le déplacement de Libreville. C’est plus tard qu’on apprendra qu’il ne s’est pas rendu aux obsèques de l’ancien président Gabonais parce qu’il ne voulait pas rencontrer Boni Yayi. Et ce refus s’est d’ailleurs confirmé avec le rendez-vous manqué de Lokossa malgré le semblant de paix des braves faite par le Chef de l’Etat avec les enfants du Vieux Kaméléon au Palais et surtout par les tentatives infructueuses conduites par les ministres Issifou Kogui N’Douro et Barthélemy Kassa pour l’amener à changer d’avis. Tous les jours que Dieu fait, l’écart semble se creuser davantage entre le Général Matthieu Kérékou et le Dr Boni Yayi. D’ailleurs, le Vieux Kaméléon ne cesse pas de confier à ceux qui lui sont proches les griefs qu’il a contre l’actuel Chef de l’Etat. Pour ce qui se rapporte, ce qui fâche aujourd’hui le Général Kérékou, c’est les contre vérités publiées par le ministre Reckya Madougou dans son livre intitulé «Mon combat pour la parole». Dans ce livre en effet, le régime du Général Matthieu Kérékou a été peint en noir et tout a été présenté comme si ce régime a été un régime autoritaire où la parole n’était pas libre. La publication de cet ouvrage a ravivé la colère du Général par rapport à la campagne «Touche pas à ma Constitution» dont l’initiatrice est par coïncidence l’auteur du livre querellé. L’un ajouté à l’autre, Kérékou ne digère pas qu’à présent qu’il est à la retraite, on continue de jeter du discrédit sur lui. En dehors de ce motif, il y a bien d’autres. On cite par exemple le sort qui a été celui de la société Défi emploi jeune arraché pratiquement à Wilfried Kérékou, le rappel au bercail de l’époux de Mme Chantal de Souza malgré que le Général Matthieu Kérékou ait demandé de le maintenir à son poste…
Comme pour manifester sa colère contre cet acte posé par un ministre du gouvernement du Dr Boni Yayi et le manque de considération affiché par le président de la République lui-même à son égard, le Général Matthieu Kérékou a alors décidé de rompre toutes les relations avec son successeur. Ce que Boni Yayi prenait pour une blague est devenue une affaire sérieuse. Il a fini par comprendre que le Général Matthieu Kérékou est vraiment fâché contre lui et exige même le départ du ministre Madougou du gouvernement. Mais que va-t-il faire maintenant que le ministre Reckya Madougou est pratiquement devenu un os dans sa gorge ? C’est la grande interrogation. Visiblement, Boni Yayi est coincé entre Kérékou et Madougou.
In La presse du Jour
Comme pour manifester sa colère contre cet acte posé par un ministre du gouvernement du Dr Boni Yayi et le manque de considération affiché par le président de la République lui-même à son égard, le Général Matthieu Kérékou a alors décidé de rompre toutes les relations avec son successeur. Ce que Boni Yayi prenait pour une blague est devenue une affaire sérieuse. Il a fini par comprendre que le Général Matthieu Kérékou est vraiment fâché contre lui et exige même le départ du ministre Madougou du gouvernement. Mais que va-t-il faire maintenant que le ministre Reckya Madougou est pratiquement devenu un os dans sa gorge ? C’est la grande interrogation. Visiblement, Boni Yayi est coincé entre Kérékou et Madougou.
In La presse du Jour
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