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Le discours tant attendu du 1er août n’a finalement été qu’une grosse déception. Comme à son habitude, Yayi Boni a raté le coche mais cette fois-ci, il a carrément pris les Béninois pour des gogos.
On s’attendait à un nouveau discours. On s’attendait à ce que le Président nous oriente franchement sur sa gestion du pays. On s’attendait avec impatience qu’il nous explique comment sortir de la crise économique qui frappe de plein-fouet le pays. On s’attendait à entendre clairement le Président se prononcer sur l’affaire Cen-sad et dévoiler des mesures de sanctions. On s’attendait à écouter un Président rassembleur qui calmerait les tensions et qui situerait son pays sur de nouvelles bases de lutte contre la corruption et la pauvreté. Mais la déception des Béninois a été à la mesure de leurs attentes. En pleine crise républicaine (un pays dans lequel tout va mal et tout le monde est en colère !), Yayi Boni est passé à côté de son élément en se contentant comme d’habitude de la rhétorique politicienne. Un proverbe arabe nous apprend que si ce que l’on veut dire, n’est pas plus beau que le silence, on se tait. Mais depuis 2006 au Bénin, même si ce que l’on veut dire n’est pas plus beau que le silence, on s’entête de le dire parce qu’il y a toujours des cons pour écouter. Ce qui a choqué dans ce discours, ce n’est pas son caractère creux et inutile mais le choix des mots. On a bien eu l’impression que Yayi Boni essaie de faire diversion pour passer sous silence les gros dossiers qui paralysent le pays depuis des semaines. "Je renouvelle donc mon engagement personnel à poursuivre sans faille la lutte contre l'impunité et la mal gouvernance. C'est à ce prix que nous pourrons léguer aux générations futures un pays bien gouverné, avec des institutions solides et une économie dynamique, créatrice d'emplois et de revenus". On peut croire que Yayi Boni parle aux citoyens d’un autre pays ! De quoi parle-t-il, ce monsieur ? Combien de fois a-t-il pris des engagements sans pour autant les tenir depuis qu’il est au pouvoir. Trop, c’est trop. Les Béninois ne sont pourtant pas les moutons du Président ! Pourquoi nous dit-il les mêmes choses, les mêmes mensonges depuis des années. Pourquoi Yayi Boni ne peut-il pas regarder les Béninois droit dans les yeux et leur dire les choses comme elles sont ? Pourquoi Yayi Boni ne peut-il pas se passer un temps soit peu de la langue de bois ? Il faut arrêter de tromper le peuple. Nous avons élu le Président parce qu’il nous disait qu’il ne connaissait pas grand-chose en politique et qu’il serait le serviteur du peuple. Sert-on un peuple en se moquant continuellement de lui ? Le discours de ce 1er août est un discours inapproprié, qui a sonné faux et qui a pour objectif d’enfoncer de plus belle, les Béninois dans le trou béant de l’utopie dans lequel ils vivent depuis 2006.
Au sujet de l’affaire Cen-sad, il faut vraiment être un dupe tout cru pour croire à la sincérité du Président : "Tous ceux qui, par ces faits, ont porté un quelconque préjudice aux finances publiques, répondront des actes qui leur sont reprochés…En cette occasion solennelle de la célébration de la fête nationale, je voudrais confirmer mon engagement à faire prévaloir, sans complaisance et avec détermination, l'option résolue d'une meilleure gouvernance des affaires publiques au Bénin". Ce discours n’a également rien de nouveau. Tous les mots aussi fort soient-ils, ont tous l’air du déjà entendu sans suite. L’affaire Cen-sad passera bientôt sous silence et en plus, elle ne sera pas la dernière affaire de corruption sous Yayi Boni. Et comme d’habitude, il n’y aura aucune sanction. Aucune. Mais cette fois-ci, le Président doit comprendre que les Béninois qu’il prend pour des patates, sont désormais beaucoup plus éveillés que lui et qu’ils l’attendent bien au tournant.
Patient ATCHO
Le commissaire spécial de Kraké-Plage a interpellé deux ressortissants nigérians âgés de 57 et 49 ans le mardi 14 juillet 2009. Il a été découvert au fonds du sac du sieur Umunna Cyrille, en sa présence constante, de la drogue (cocaïne). Interrogé sur procès verbal, ils ont reconnu dans les détails ce que chacun d’eux sait de la drogue ou de la connaissance de l’autre. Ils ont été mis à la disposition du directeur départemental de l’Ouémé et du plateau ainsi que le véhicule et la drogue, dont le poids serait, estimé à plus d’un kilogramme.
Des informations recueillies, il en résulte que les deux individus interpellés ne sont pas les seuls éléments de la bande. Les investigations se poursuivent pour appréhender les autres membres de ce réseau de malfrats. Poursuivant les investigations dans le cadre du démantèlement du réseau des braqueurs arrêtés par la Brigade anti-criminalité, les éléments de cette unité ont réussi à saisir dans les cachettes de ces malfrats huit (08) armes dont une AKM, révolver, un pistolet automatique et cinq de fabrication artisanale. Des munitions, de tous calibres, retrouvées ces derniers temps sur les scènes de crimes ont été également saisies. Ces munitions sont gardées à la base de cette unité à Akpakpa. Les investigations se poursuivent aussi pour appréhender les autres éléments de la bande et récupérer le reste des armes et munitions. La Brigade anti-criminalité antenne Cotonou, poursuivant les investigations suite au coup de feu dans la nuit du samedi 25 juillet dans la zone de pk10, a arrêté trois autres braqueurs et deux receleurs. Le propriétaire de la moto arrachée s'est déjà présenté à la base de la Brigade anti-criminalité avec les pièces justificatives de titre de propriété de la moto retrouvée chez les braqueurs lors de leur arrestation. Les enquêtes se poursuivent pour démanteler entièrement le réseau.
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