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Les tensions montent dans les états-majors des partis politiques au Bénin. Le monde virtuel est aussi en ébullition et les passions se déchaînent à merveille. A deux ans de la présidentielle, les partisans des différents candidats potentiels ne savent plus où donner de la tête. Ils sont présents sur tous les sites, les blogs et les réseaux sociaux avec une seule stratégie derrière la tête : la propagande.
Il n’est point besoin de chercher loin pour s’en apercevoir. La toile béninoise s’est réveillée avec pour toile de fond, la politique et la présidentielle de 2011. Pour une élection qui n’aura lieu que dans deux ans, les agitations précoces observées ici et là, sont inédites. Le Bénin politique s’est confortablement implanté sur le net. La première surprise, c’est la floraison en ligne, de quotidiens béninois d’informations générales. On a même l’impression que les quotidiens béninois ont accepté le principe de gratuité de l’information car les mêmes informations publiées et vendues sous forme de format papier sont également mises en ligne gratuitement pour les internautes béninois et ceux du monde. L’internet s’implantant de plus en plus dans les foyers béninois, on peut croire que les journaux vont bientôt voir leurs chiffres d’affaire s’abaisser. Mais apparemment cela ne les dérange pas, les journaux béninois sont rarement indépendants financièrement et les mains salvatrices d’hommes politiques ne sont jamais loin. La politique étant le sujet qui suscite plus de débats au Bénin, ils s’accrochent à critiquer le camp adverse et à caresser leurs protégés dans le sens du poil. Sur tous ces sites qui foisonnent, les internautes béninois ont l’occasion de donner leur avis sur les articles publiés. Il suffit de voir la guerre des mots pour s’en rendre réellement compte : l’élection de 2011 rend tout le monde nerveux. Certains portails ont été expressément créés pour uniquement faire passer le message de leur candidat. Ces sites n’ont généralement pas de contenus. Ils se contentent à longueur de pages à critiquer ou à répondre du tac au tac. Et que dire de ces sites créés avec pour nom de domaine le nom de potentiels candidats ? Il est clair que la campagne électorale a officiellement commencé sur l’Internet. Sur les blogs, les camps se sont formés pour riposter contre les articles de bloggeurs indélicats ou non conventionnels. Parfois, c’est le boycott. Les partisans de candidats spécifiques s’interdisent de visiter certains blogs et font front pour dénigrer ces blogs sur d’autres blogs. Quant aux réseaux sociaux, c’est d’ailleurs la mode aujourd’hui. Yayi Boni est déjà en campagne sur facebook, Houngbédji est aussi en campagne sur Facebook ainsi que sur Yutube en permanence. Le probable potentiel candidat le plus actif sur le net est incontestablement Bio Tchané. Il est à la fois sur facebook, sur twitter, sur dailymotion et sur Youtube. Mais à regarder de près, Bio Tchané ne s’est officiellement pas déclaré candidat mais un groupe de jeunes béninois du monde entier se bat becs et ongles en ce moment pour susciter sa candidature. Ils guettent tout ce qui se dit sur leur candidat et réagissent instantanément contre les commentaires défavorables. Ils ont créé le site abt2011.com et sont à la fois très réactifs et très agressifs dans la communication autour du Directeur de la BOAD. Si finalement ce dernier entre en compétition pour 2011, sa candidature suivra sûrement les traces de celle de Barack Obama qui a réussi à gagner la présidentielle américaine en formant sur le net un mouvement composé de jeunes américains très passionnés et très décidés à faire changer le cours de l’histoire américaine. Le Bénin est encore très loin de ce genre de mouvement mais le mouvement suscitant la candidature de Bio Tchané démontre beaucoup de passion et d’impatience. Ce qu’on peut finalement comprendre dans cette guerre de visibilité sur l’Internet, c’est que de plus en plus, les réseaux sociaux sont incontournables dans les communications politiques.
Et l’élection de 2011 a lieu sur le net, pour l’heure on peut sans se tromper, donner l’avantage aux partisans de Bio Tchané et à ceux d’Adrien Houngbédji vu le nombre d’admirateurs qu’ils drainent sur les réseaux sociaux. Mais vus les moyens importants dont ils disposent, il est à parier que les partisans de Yayi Boni n’ont pas du tout dit leur dernier mot.
Patient ATCHO
Le Parti social démocrate (Psd) a tenu son deuxième congrès les 7 et 8 août dernier. Aux termes de leurs travaux, les militants ont renouvelé leur confiance au président Bruno Amoussou, après avoir analysé la situation politique actuelle du pays et adopté des résolutions nouvelles ainsi que des recommandations pour l’élargissement des bases du parti pour une plus grande participation au processus de démocartisation en cours au Bénin.
Résolutions et recommandations
Le Parti social démocrate est parti sur de nouvelles bases. Les militants ont procédé au toilettage des textes. Ils ont pris de nouvelles résolutions et faire des recomandations aux différentes structures dirigeantes du parti. Au nombre des résolutions, il y en a eu quatre (04). Après celle qui invite le bureau exécutif à se mettre résolument à la tâche autour de Bruno Amoussou pour l’élargissement des bases du parti, il y a eu une résolution qui souhaite que le parti s’implique davantage dans la consolidation de l’alliance G et F tout en oeuvrant à la préservation de leurs intérêts. La troisième, dénonce la situation socio-politique et économique catastrophique quis’est installée depuis l’avènement du régime dit du changement. Elle invite tous les Béninois à s’unir et à travailler pour la sauvegarde de la paix au Bénin. Il est instamment demandé aux responsables du Psd de s’inscrire dans une oppostion responsable face aux régime de Yayi dont les dérives se multiplient et de proposer une alternance crédible pour 2011. La dernière résolution insiste sur l’état de veille qui doit caractériser désormais les populations afin de mettre fin aux menaces contre la démocratie et les libertés. Le congrès rappelle au chef de l’Etat son serment du 6 avril 2006 auquel il ne doit pas déroger.
Tirs croisés de l’oppostion sur Yayi
Le deuxième congrès du Psd a été l’occasion pour les chefs de file de l’opposition de dénoncer une fois encore les dérives du gouverment du Président Boni Yayi. Le président du Parti du renouveau démocratique (Prd) a rappelé l’amer constat de dictature qui s’installe dans le pays et qui les a conduit à se mobiliser le 12 mars 2008 au stade de l’amitié de Kouhounou ainsi qu’à Bohicon. Ceci pour, conjuguer davantage leurs efforts dans la dynamique unitaire pour proposer un projet de société valable au peuple béninois pour une alternance crédible en 2011. Il dénoncera également les manquements graves aux règles élémentaires de bonne gouvernance ainsi que les atteintes graves aux libertés démocratiques.
Quant au président Nicéphore Soglo, il fustigera les oiseaux de mauvaises augures qui font chanter leudésunion. Il fera également remaquer que l’aggravation de la situation socio-politique du Bénin devra prendre fin et c’est ce qui rassemble les différents partis qui composent les G et F. Il est aussi convaincu qu’ensemble la victoire leur est certaine. Lazare Sèhouéto et les autres ne seront pas moins tendre que ces derniers. En somme on aura assisté à un procès du régime en place. En témoigne la huée qui a accompagné le discours de Eugène Azatassou, coordonateur Fcbe qui a mentionné quelques actions du gouvernement.
Amoussou confirme son statut
Le discours d’ouverture du président du Psd, Bruno Amoussou aura tenu toutes ses promesses. De la situation nationale, il en a été question comme il en a été également de la situation sur le plan africain qu’international. Comme à son habitude, l’homme a marqué l’assistance de part la consistance et la pertinance de son discours, Le tonnerre d’applaudissements qui a suivi son discours n’était nullement feinte. Bien au contraire! C’est avec enthousiasme que les uns et les autres ont tôt fait d’adopter le slogan qui annonce le fatidique rendez-vous de 2011. En effet, dans son allocution, le Renard de Djakotomey, a fait remarqer que les signes de l’alternance au pouvoir sont là. Ainsi entonnera-t-il après avoir énuméré un certain nombre de ces faits, « lorsque vous verrez ces signes, c’est que l’évènement approche ».
In La Nouvelle tribune
lesdessousdelapolitique@ebeninois.com
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