Les dessous de la politique


MARQUEE avec une BORDURE
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Lundi 31 Août 2009 03:45


Béninois, serions-nous lâches ?

On peut mille fois avoir la volonté de faire des efforts, mais il est presque impossible de ne pas être critique à l’endroit du gouvernement du Bénin. Avec le recul démocratique qui s’observe quotidiennement dans le pays, il est pratiquement impossible de laisser faire quand on aime son pays. Le gouvernement béninois contrôle à la fois le parlement, la justice, la presse, l’opposition et en ce moment, ils se battent pour contrôler le contenu des blogs. Sommes-nous au Bénin ou en Chine ? Le régionalisme à outrance, la prise en otage du pays par les évangélistes, la multiplication des marches et appels injustifiés de soutien aux actions du Président de la République, les grosses affaires politico-judiciaires sans suite, les scandales financiers et l’impunité ont complètement jeté du discrédit sur ce régime moribond. Désormais, sous nos cieux, l’Etat et la République sont tout simplement réduits en orphelins pour ne pas dire en SDF qui se débat dans une jungle politique où les prébendes et les strapontins sont devenus les principales raisons d’engagement. D’où l’ampleur et la banalisation de la transhumance politique qui, non seulement a fini par réduire la politique à l’art le plus bas, mais encore par torpiller le concept de citoyenneté en le vidant de son sens, car comme l’avertissait Rousseau : "On a tout avec de l’argent hormis des moeurs et des citoyens".

Face à ce constat amer qui enfonce davantage notre pays dans les abysses de la pauvreté, ce qui peut paraître encore plus choquant, c’est l’attitude souvent indifférente, voire impassible affichée par la plupart de nos concitoyens. Le concept de la "mère-patrie" a-t-il encore un sens dans ce pays ? Eprouvons-nous encore autant de sensibilité vis à vis de notre patrie que de notre propre mère ? Serions-nous lâches, nous Béninois ? Il existe une expression cynique qui me paraît convenir à la situation : "Jouer le cadavre". Autrement dit, la solution pour beaucoup, semble être la résignation dans l’espoir qu’un miracle nous sortirait un jour de cette situation.  Yayi Boni n’a pourtant pas de baguette magique et le pays émergent dont il parle n’est qu’un effet d’annonce. C’est de loin du pipeau. Tout le monde le sait mais personne ne veut le dire. A l’heure actuelle, Yayi Boni n’a pas de stratégie pour redresser l’économie du pays ! Et cela va durer cinq ans ! Il faut avoir le courage de le dire…  Yayi Boni a déclaré le 1er août dernier que ceux qui le critiquent sur Internet sont des apatrides. Faut-il simplement en rire… ou doit-on comprendre par là que  tous les Béninois doivent penser comme l’Option infos ? Les vrais apatrides, c’est l’option infos et consorts. Les vrais apatrides, c’est ceux qui voient du rouge et qui crient que c’est du blanc. Les vrais apatrides, c’est ceux qui mentent aux Béninois depuis 2006. Pour ces Béninois que j’appelle «les authentiques ennemis de la citoyenneté», on ne peut venir de nulle part et créer un blog au ton parfois "féroce" si on n’a pas des idées derrière la tête. Aujourd’hui, de plus en plus de blogueurs non conventionnels sont quotidiennement menacés. Il y a donc urgence de refonder et de rétablir dans notre pays le rapport à la citoyenneté active et à la mère-patrie.

La notion de citoyenneté dépasse largement la seule appartenance à un pays.  Elle vole même bien au-delà. Si elle est exercée, la citoyenneté transcende les peurs et les égoïsmes individuels et collectifs, primaires et complexes et traduit une spontanéité agissante qui place l’Etat, la République, bref les Institutions au dessus de toutes les contingences partisanes, religieuses, sectaires, ethniques, etc. En d’autres termes, devant l’intérêt national, personne n’a le droit à l’indifférence. Le peu de gens qui comprennent encore ceci et qui s’emploient sans relâche à exercer courageusement leur citoyenneté soit dans un cadre civil, politique, ou associatif sont souvent les cibles des éternels passifs qui pourtant, ne font que tourner leurs fauteuils dans le sens de l’histoire, avec cette cantique à la bouche : "la politique, ça ne m’intéresse pas !". Entendez tout simplement : " le sort de mon pays ne me préoccupe pas". Ce qui est curieux, c’est que dans cette catégorie de Béninois passifs, on ne compte pas que des analphabètes : il y a des étudiants mais également des intellectuels et des carriéristes qui ne se préoccupent que d’eux-mêmes et de leur pain. Qu’on le veuille ou non, ces derniers que je nommerai volontiers, "les objecteurs de l’engagement citoyen", sont en quelque sorte d’intelligence avec les fossoyeurs de notre République contre lesquels je suis plus que jamais engagé. Sur la dégradation dramatique de l’économie, des institutions, de la démocratie, des libertés, des fleurons industriels, du pouvoir d’achat, de la morale, de l’éthique et d’autres encore, outre leurs véritables responsables au sommet de l’Etat, les citoyens passifs béninois trouveront les autres vrais coupables une fois devant leur miroir.



Patient ATCHO

En Arabie saoudite, on s'en remet à Dieu dans tous les domaines de la vie, y compris celui de la chirurgie esthétique, qui ne cesse de se développer. Un paradoxe dans une société où les femmes sont cachées de la tête aux pieds lorsqu'elles sortent.


Chirurgie esthétique à Riyad : des visages halal sous le voile
L'un des religieux les plus consultés en la matière est Cheikh Mohammed al-Nujaimi. Il s'appuie sur des recommandations adoptées il y à trois ans à Riyad, lorsque religieux et chirurgiens se sont réunis pour déterminer si la chirurgie esthétique est compatible avec la doctrine islamique interdisant de modifier une création de Dieu.
Verdict: l'augmentation du volume de seins inhabituellement petits, la modification de caractères physiques causant de la souffrance et la réparation de dommages corporels provoqués par un accident sont "halal", c'est-à-dire conformes à la religion. Une opération risquée ou pratiquée dans le seul but de ressembler à une chanteuse ou une actrice est en revanche "haram" (interdite).
"Je reçois des appels de très nombreuses femmes concernant la chirurgie esthétique", confie Cheikh Al-Nujaimi à l'Associated Press. "Les exposés que nous ont faits les médecins m'ont permis d'être mieux armé pour les conseiller."
Ces dernières années, des centres de chirurgie esthétique aux façades étincelantes ont fleuri dans les rues de Riyad, la capitale saoudienne. Les publicités affichées en "une" des journaux promettent traitement au laser, implants capillaires et liposuccion. Très exceptionnels il y a seulement dix ans, ces établissements sont aujourd'hui au nombre de 35 et "saturent le marché", constate Ahmed al-Otaibi, spécialiste saoudien de la peau.
Citant une étude, Al-Otaibi ajoute que les augmentations mammaires, la liposuccion et la rhinoplastie (nez) sont les interventions les plus demandées par les femmes, tandis que les hommes se tournent vers les implants capillaires.
Les Saoudiennes ne voient rien d'insolite à recourir à la chirurgie esthétique, dont elles dissimulent ensuite les résultats sous l'abaya et le voile.
Sarah, célibataire active de 28 ans, confirme que, sous leur tunique, les femmes portent souvent des vêtements de créateurs et des coupes de cheveux à la mode qu'elles ne dévoilent qu'en privé à d'autres femmes, à leur mari et lors de voyages à l'étranger. "Nous allons à beaucoup de réunions et nous voyageons aussi", déclare la jeune femme, qui préfère taire son patronyme.
Elle n'envisage pas moins de 22 opérations, et notamment de se faire remonter les seins, augmenter les fesses, remonter les lèvres pour changer leur expression tombante en sourire. Elle voudrait aussi se faire faire les lèvres charnues de la chanteuse libanaise Haïfa Wehbe et avoir les narines moins dilatées. Mais son plasticien refuse jusqu'alors de l'opérer du nez, jugeant l'intervention inutile.
Ayman al-Cheikh, un médecin saoudien qui a séjourné 14 ans aux Etats-Unis, en particulier à Harvard, souligne que la demande en Arabie saoudite suit la tendance générale à l'augmentation, observée dans le reste du monde.
En revanche, il voit davantage dans le monde arabe, y compris en Arabie saoudite, de demandes d'opérations susceptibles d'accentuer les traits du visage, jusqu'à lui ôter son aspect naturel. La mode a été lancée par les personnalités de la télévision, que l'on voit dans tout le monde arabe et qui se font fait gonfler les lèvres ou la poitrine et sculpter le ventre. "Si quelque chose est fait sur une célébrité, cela devient une référence même si ce n'est pas plaisant esthétiquement", regrette le médecin.
Si la religion est omniprésente dans la vie des Saoudiens, tous ne demandent pas l'avis du clergé sur ce point, pas plus que tous les chirurgiens ne suivent ses recommandations. La cliente peut donc choisir son chirurgien en fonction de son ouverture d'esprit.
Quand Ayman al-Cheikh est retourné dans le royaume, il y a quatre ans, les patients lui demandaient de leur faire le nez ou les pommettes de telle ou telle vedette du petit écran. Mais cela n'a pas duré, affirme-t-il. Le bruit a vite couru qu'il était conservateur et que, pour lui, "chaque visage est unique".
Le boom de la chirurgie esthétique a inspiré à l'éditorialiste Abdou Khal un billet intitulé "On ne te demande pas d'être Cendrillon". "La ruée des femmes vers la chirurgie esthétique est une obsession qui résulte de leur insécurité", écrit-il. "Et cela renforce l'idée selon laquelle les femmes ne sont bonnes que pour le lit."

©  The Associated Press


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