Les dessous de la politique

MARQUEE avec une BORDURE
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Vendredi 31 Juillet 2009 16:33


Le président américain a tenu son fameux « sommet de la bière » en compagnie du professeur noir Henry Louis Gates Jr et du policier blanc James Crowley, jeudi en fin d'après-midi, à la Maison-Blanche. Le vice-président Joe Biden était également présent.


États-Unis : la bière de la réconciliation
C'est à l'initiative du président Barack Obama qu'ils ont convenu de boire un verre ensemble afin de tenter de mettre un terme à la controverse soulevée par l'arrestation du professeur Gates, à la mi-juillet, et alimentée par des propos du président.
La Maison-Blanche a cependant averti que cette rencontre ne serait ni l'occasion d'annoncer une grande initiative contre le racisme, ni d'essayer de faire la lumière sur l'incident.
« J'ai toujours cru que ce qui nous réunit est plus fort que ce qui nous divise », a dit M. Obama dans un communiqué publié après cette discussion, par ailleurs qualifiée d'« amicale et intelligente ». « J'ai confiance: c'est ce qui s'est passé ici ce soir, et j'espère que nous saurons tous tirer cette leçon positive de cet épisode. »
De son côté, le sergent Crowley a parlé d'une discussion franche et à caractère privé, ajoutant que Gates et lui-même avaient des avis différents. « Je pense que ce à quoi nous avons assisté aujourd'hui, c'est à la rencontre de deux gentlemen qui sont convenus qu'ils n'étaient pas d'accord sur une affaire précise », a-t-il dit à la presse.
« Je ne crois pas que nous ayons passé trop de temps à remuer le passé. Nous avons consacré pas mal de temps à parler de l'avenir », a ajouté le sergent Crowley.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, avait indiqué auparavant que tout ce que le président voulait était d'enclencher un dialogue entre les deux hommes et qu'il n'était pas question de tenter d'obtenir des excuses de qui que ce soit. Le professeur Gates réclame en effet des excuses au policier pour son arrestation, mais celui-ci refuse.
« Je dois dire que je suis fasciné par la fascination qu'exerce cette soirée », avait dit le président Obama avant la rencontre. « Je remarque qu'on l'appelle le "sommet de la bière". C'est une formule astucieuse, mais en fait, ce n'est pas un sommet. Il s'agit de trois gars qui boivent un verre en fin de journée! »
Pour la petite histoire, on a servi de la Bud Light à M. Obama, de la Blue Moon au sergent James Crowley, de la Red Stripe au professeur Henry Louis Gates Jr et de la Buckler à M. Biden.

Un incident qui ranime le débat racial

Le 16 juillet, M. Gates, professeur émérite spécialisé dans les questions africaines et afro-américaines, a été arrêté après avoir enfoncé la porte de son domicile de Cambridge, au Massachusetts, parce qu'il ne retrouvait pas ses clés. La police avait été alertée par une voisine qui croyait à un cambriolage.
Lorsqu'il est arrivé sur place, le sergent Crowley soutient que le professeur aurait refusé dans un premier temps de justifier son identité et aurait crié, face à des personnes rassemblées devant la résidence, « Voilà comment on traite les noirs aux États-Unis ».
Henry Louis Gates Jr, ami de longue date de Barack Obama, a finalement été arrêté pour « trouble à l'ordre public ». Cette accusation a par la suite été abandonnée.
Près d'une semaine plus tard, le président a jeté de l'huile sur le feu en commentant l'affaire lors d'une conférence de presse. M. Obama a déclaré que le policier avait agi de « manière stupide » en arrêtant le professeur. M. Obama avait toutefois admis ne pas connaître tous les éléments du dossier.
Les propos de M. Obama ont aussitôt soulevé un tollé, plusieurs personnes lui reprochant d'avoir commenté une affaire sans en connaître tous les détails. M. Obama a ensuite dit qu'il regrettait le choix de ses mots.


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La salle Baobab de l’hôtel Novotel Orisha de Cotonou a servi de cadre hier à une conférence de presse animée par Mme Célestine Zanou, présidente de la «Dynamique du changement». Pour cette fonctionnaire internationale à la carte de visite impressionnante, le Bénin a fait un grand bon en arrière à l’ère du changement au point où aujourd’hui, il est aisé de constater qu’il y a eu un net recul du sens des valeurs. A cela, s’ajoute d’ailleurs une constante menace sur les acquis de la conférence nationale et des libertés démocratiques.


Célestine ZANOU
Célestine ZANOU
Jeudi 30 juillet 2009. La salle Baobab du Novotel Orisha Hôtel de Cotonou a fait sa petite toilette pour accueillir un événement : la sortie médiatique de Mme Célestine Zanou, présidente de la «Dynamique du changement». Petit à petit, les chaises rouges apprêtées pour recevoir les journalistes et plusieurs personnalités politiques s’occupent. 30 minutes se sont déjà écoulées après 9 heures. Drapée dans une robe rouge, Mme Célestine Zanou assise devant l’assistance pouvait alors commencer sa conférence. En face d’elles, il y avait du beau monde. Séfou Fagbohoun, Léhady Soglo, Sacca Fikara, Gratien Pognon, Gaston Zossou, Ginette Goudjo (cette ancienne Directrice générale du Port autonome de Cotonou qui a forcé l’admiration pour son intégrité), Arifari Bako, le Prince Dè Sodji Abéo et plusieurs personnalités de la classe politique béninoise n’ont pas voulu se faire conter l’événement. Il était d’ailleurs de taille. Que va dire Mme Célestine Zanou ?  C’était la grande interrogation. Mais autour de 9 heures 45, chacun a été fixé.

Le sens du devoir

Dans un ton rassurant qui rappelle le courage des amazones d’Abomey, l’ancienne Directrice du cabinet civil du président Mathieu Kérékou plante le décor. Sa sortie médiatique s’inscrit dans le cadre de la célébration du 49è anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale. Il n’y avait pas meilleure occasion pour Mme Célestine Zanou d’évaluer la gouvernance à l’ère du changement tant souhaité par 75 % des Béninois, en un moment, de faire valoir son sens du devoir. C’était aussi l’occasion de faire un examen de conscience. Malheureusement, le constat aujourd’hui, trois ans après l’avènement du changement, est à l’échec sur tous les plans. Et le thème de la conférence « Les dérapages du Changement  face aux acquis du Renouveau Démocratique » l’illustre parfaitement. Le mois de juillet qui précède celui de l’indépendance  a été marqué, selon Mme Zannou par un grand recul en ce sens qu’il a enregistré plusieurs actes attentatoires aux libertés chèrement acquises par le peuple béninois aux prix de grands sacrifices. A titre d’illustrations, Mme Célestine Zanou a cité l’exemple de la marche des femmes du Nep-Mixalodo qui a été interdite le 18 juillet 2009, alors qu’elle a été autorisée par la mairie de Cotonou, autorité compétente ; la marche des travailleurs refusée par le ministre Armand Zizindohoué, le limogeage du président du Nep-Mixalodo de son poste après qu’il ait déclaré son opposition au régime du changement… Pour Mme Zanou, ces dérives sont inacceptables et sont symptomatiques de ce que depuis 2006, le Bénin est rentré dans une désillusion qui commence par faire peur. Le bradage des acquis de la conférence nationale, le mensonge d’Etat et bien d’autres contre valeurs sont devenues monnaie courante, a fait remarquer Mme Célestine Zanou. Pour elle, le sens de l’Etat n’existe plus, l’économie du pays est pilotée de façon désastreuse avec de nombreux scandales financiers, le traitement social inégalitaire est devenu la règle, le débat politique est biaisé et tout ceci est chapeauté par un grand recul du sens des valeurs. « L’injure, le mensonge et la mauvaise foi sont devenus la règle, en raison du manque d’arguments pour défendre les actes posés. Les valeurs, telles que la responsabilité, le respect, la dignité, l’humilité, la vérité et la solidarité sont mises à mal », a constaté Mme Zanou. A chaque étape de son développement, Mme Zanou a projeté l’image d’une bonne mère qui ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. La preuve, elle a fait des propositions pour un véritable changement.
« Est-ce que c’est parce que le président Boni Yayi a refusé de vous promouvoir au niveau de l’Union Africaine que vous tirez à boulet rouge sur lui ? », s’est interrogé quelqu’un. La réponse servie par Mme Zanou à cette question montre qu’elle ne s’est pas engagée pour ces considérations bassement matérielles, mais pour défendre les acquis de la conférence nationale.

Du soutien, même si les menaces continuent

Du soutien, Mme Zanou en a reçu avant, pendant et après sa conférence de presse. Dans sa déclaration à la presse, le président Séfou Fagbohoun a salué le courage de l’amazone de Logozohè. C’est aussi le cas de l’ancien Ambassadeur Gratien Pognon qui a rapidement constitué autour de Mme Zanou un collège d’anciens Ambassadeurs pour porter loin la réflexion. A côté de ces encouragements, la machine du dénigrement n’a pas manque de se mettre en service. Mais ce qui est réconfortant pour la conférencière, c’est qu’elle a frappé très fort puisque le Chef de l’Etat a été immédiatement sensible à son discours.

In La presse du jour


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Le jeu politique est-il ancré dans le système syndical au point de faire partir la raison ? C’est la question qu’on est en droit de se poser quand on voit les conditions dans lesquelles les travailleurs tiennent à faire leur grève malgré les multiples explications fournies par le Chef de l’Etat.


La politique a-t-elle eu raison des syndicalistes ?
C’est à croire que la vie de la nation et la situation financière du pays n’intéressent guère les syndicalistes qui trouvent que la grève est le seul moyen de protestation. L’autre paramètre qui laisse plus d’un perplexes, ce sont les accointances des syndicalistes avec les travailleurs ces derniers jours. Ils étaient en concertation lundi dernier, veille du lancement du mouvement de grève.
Aux dernières nouvelles, on apprend qu'ils ont reçu le soutien des politiciens dont l'équipe a été conduite par Maître Adrien Houngbédji. Il est vrai que les syndicalistes sont des citoyens à part entière et ont le droit de donner leurs points de vue sur des questions de la nation. Mais il n'est pas pour autant vrai que leurs rôles doit consister à travailler de connivence avec les politiques avant d'orienter leurs actions. Des différentes explications sur le sujet, il ressort que les travailleurs ne reçoivent pas d'ordre des syndicats.
Mais le contexte actuel qui les amène à se concerter et à jouer quasiment les mêmes rôles oblige l'observateur de la vie politique nationale à s'inquiéter. On ne sait plus en réalité qui est qui et qui fait quoi entre les politiciens et les travailleurs. La politique étant une science architectonique car s'intéressant à tous les domaines de la vie, elle ne devrait pas être l'apanage des syndicalistes qui sont aujourd'hui de mèche avec les politiciens. Autrement, on comprendrait que c'est une amalgame qui risque d'être préjudiciable à toute la nation entière. Car, tout porte à croire que la politique fait une incursion dangereuse sur le terrain de la lutte syndicale.

In L'option infos


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Dans la nuit du dimanche à lundi dernier, un délit grave a été commis dans l’arrondissement d’Aklankpa, une localité de la commune de Glazoué. Il s’agit d’un crime crapuleux perpétré par un jeune homme de trente ans sur son père. Il n’a pas hésité à tirer à bout portant sur son géniteur sous prétexte qu’il serait devenu un sorcier. Le jeune homme dit avoir consulté les dieux de la famille (les fétiches), et qu’il ressort des informations reçues que son père est rentré dans la sorcellerie.


Deux autres complices sont également appréhendés dans le même dossier. « Les enquêtes se poursuivent pour arrêter tous ceux qui sont impliqués dans cet assassinat. Dans les plus brefs délais, les personnes appréhendées seront présentées au Procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abomey », a annoncé le commandant de la compagnie de gendarmerie de Savè, le capitaine Rodrigue Vivien, joint au téléphone.


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