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Yayi veut rempiler – un secret de polichinelle. Chaque ministre, chaque député, chaque conseiller technique à la présidence de la République, chaque courtisan le clame à chaque marche de soutien, meeting de remerciement ou séance de prière en l’honneur du docteur-président. Des rabatteurs presque muets sur ce qui attend les Béninois avec un Yayi Boni aux commandes au-delà du 6 avril 2011. Une explosion des factures d’électricité, d’eau, de carburant ? Une inflation au cordon douanier ? La production cotonnière qui n’arrête pas de dégringoler ? Cotonou et environs complètement immergés sous les eaux de pluies ? Ce ne sont-là que des morceaux choisis. On peut égrener d’autres obscurcis : le spleen populaire autour de l’avion présidentiel ; les privatisations sauvages ; le financement des activités de Fcbe sur budget national ; le réseau routier en très mauvais état avec des routes inter-Etats totalement défoncées…
Sur le bilan des trois premières années, les rabatteurs voient leur champ de propagande se réduire de plus en plus face aux réalités de la gouvernance « ventilateur ». Continuer à gloser sur l’amélioration des conditions de vie des travailleurs dans un contexte de recul des acquis sociaux avec la suspension de primes, la remise en cause des promesses de reversement d’agents contractuels à la fonction publique, la chasse aux sorcières dans l’administration publique ? Impasse également sur les prétendues réalisations dont le compteur demeure bloqué aux deux passages à niveau à Cotonou. Les premières pierres quant à elles peinent en enchaîner des suivantes (aéroport international de Tourou à Parakou, nouvelle école de Yagbé à Cotonou).
Les mirages sur le rayonnement international ont également fondu comme du beurre sous le soleil après le camouflet de l’audience manquée aux Champs-Élysées, et plus grave, l’absence de Yayi au sommet réformateur de l’Union Africaine chez son « ami » le Libyen Mouammar Kadhafi. Certains ajouteraient leur surprise de voir leur cher docteur de l’émergence-fiction rétrogradé à la vice présidence de la Cen-Sad moins d’un an après son sacre de Cotonou alors que la propagande pérorait que la présidence en exercice devrait courir deux ans. Passons les 5.000 ordinateurs offerts par la Libye aux étudiants d’Abomey-Calavi toujours invisibles sur les campus au bout d’un an. Des dons imaginaires au nom desquels une répression féroce a été déclenchée contre des étudiants qui s’opposaient à la réquisition de leurs bus pour transporter des applaudisseurs à un meeting du Guide libyen au stade de l’amitié au détriment de ceux qui devaient se rendre dans les amphithéâtres.
Les rabatteurs se rabattent finalement sur la technique de la boule de cristal qui permet d’entretenir le rêve. A défaut de gérer le quotidien et le présent des ménages béninois, on leur demande d’avoir foi en l’avenir, les yeux fermés. Alors que leur champion n’en peut plus et multiplie les aveux. Les augmentations « synchronisées » des prix de produit de première nécessité prouvent que c’est lui (le docteur-développeur) qui se rabat sur le pouvoir d’achat des Béninois les plus pauvres à travers leurs consommations d’eau, d’électricité, de produits pétroliers. Au bilan, figure aussi l’augmentation du prix des billets de loterie après plusieurs décennies de statut quo. Le Changement ne connaît décidément aucun tabou. Les assauts répétés contre les acquis démocratiques issus de la conférence nationale l’attestent tous les jours. C’est finalement, un régime au bord de l’asphyxie et en perte de repère qu’on essaie de traîner vers la fin de mandat en priant que le navire arrive au quai avec le moins de casse. Et déjà on parle d’un prochain mandat. Nous presser jusqu’à ce que les « pépins craquent ».
Le fascisme n’est plus très loin, en cas de ce deuxième mandat…
In Le Nokoue
Les mirages sur le rayonnement international ont également fondu comme du beurre sous le soleil après le camouflet de l’audience manquée aux Champs-Élysées, et plus grave, l’absence de Yayi au sommet réformateur de l’Union Africaine chez son « ami » le Libyen Mouammar Kadhafi. Certains ajouteraient leur surprise de voir leur cher docteur de l’émergence-fiction rétrogradé à la vice présidence de la Cen-Sad moins d’un an après son sacre de Cotonou alors que la propagande pérorait que la présidence en exercice devrait courir deux ans. Passons les 5.000 ordinateurs offerts par la Libye aux étudiants d’Abomey-Calavi toujours invisibles sur les campus au bout d’un an. Des dons imaginaires au nom desquels une répression féroce a été déclenchée contre des étudiants qui s’opposaient à la réquisition de leurs bus pour transporter des applaudisseurs à un meeting du Guide libyen au stade de l’amitié au détriment de ceux qui devaient se rendre dans les amphithéâtres.
Les rabatteurs se rabattent finalement sur la technique de la boule de cristal qui permet d’entretenir le rêve. A défaut de gérer le quotidien et le présent des ménages béninois, on leur demande d’avoir foi en l’avenir, les yeux fermés. Alors que leur champion n’en peut plus et multiplie les aveux. Les augmentations « synchronisées » des prix de produit de première nécessité prouvent que c’est lui (le docteur-développeur) qui se rabat sur le pouvoir d’achat des Béninois les plus pauvres à travers leurs consommations d’eau, d’électricité, de produits pétroliers. Au bilan, figure aussi l’augmentation du prix des billets de loterie après plusieurs décennies de statut quo. Le Changement ne connaît décidément aucun tabou. Les assauts répétés contre les acquis démocratiques issus de la conférence nationale l’attestent tous les jours. C’est finalement, un régime au bord de l’asphyxie et en perte de repère qu’on essaie de traîner vers la fin de mandat en priant que le navire arrive au quai avec le moins de casse. Et déjà on parle d’un prochain mandat. Nous presser jusqu’à ce que les « pépins craquent ».
Le fascisme n’est plus très loin, en cas de ce deuxième mandat…
In Le Nokoue
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