Les dessous de la politique

MARQUEE avec une BORDURE
:
Lundi 7 Septembre 2009 06:59


Comme on pouvait s’y attendre, Ali Bongo a été déclaré gagnant de la présidentielle gabonaise. Avec une participation de 50% et un score raccommodé de 41%, on est en train de contraindre les Gabonais à accepter l’inacceptable. Après avoir supporté les caprices de l’ex-dictateur défunt Omar Bongo pendant plus de quarante ans, il leur faudra encore supporter ceux de son fils.


Ali Bongo - ''Honte à celui qui ne fait pas mieux que son père'', dit l'adage.
Ali Bongo - ''Honte à celui qui ne fait pas mieux que son père'', dit l'adage.

Tous les observateurs politiques sont unanimes : Ali Bongo ne peut logiquement pas faire plus de 10 pourcent des voix à l’élection présidentielle. Il est pourtant le nouveau Président «élu» du Gabon. On avait cru qu’avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la France limiterait son ingérence dans les affaires des pays indépendants en Afrique mais c’était compter sans la tendance selon laquelle le Président français est élu pour d’abord servir les intérêts égoïstes de son pays. Ce qui se passe au Gabon fend littéralement le cœur à tous les démocrates du monde. Comment ne pas comprendre la colère des Gabonais dont le droit de vote a été spolié par la France plus préoccupée par la sauvegarde de ses intérêts que par la volonté du peuple. On ne peut le dire autrement, la France est simplement un pays criminel. Maintenir éternellement les Bongo au pouvoir de père en fils et dire qu’on est un pays des droits de l’homme est dramatiquement ridicule. On peut continuer comme d’habitude à nous faire croire que les Africains sont des irresponsables qui ne cherchent jamais loin leur souffre-douleur et que la France apparaît toujours au premier plan. Eh bien oui, on peut encore une fois l’affirmer, la France est responsable de l’élection  présidentielle volée au Gabon. Tout le monde sait que le Gabon est la chasse gardée de la France et que si Bongo-père a pu tenir si longtemps au pouvoir, c’est  parce qu’il bénéficiait de l’appui inconditionnel de la France et qu’il donnait à la France tout ce qu’elle lui demandait. Chirac était le premier à féliciter Bongo pour ses «brillantes élections» pourtant gagnées aux scores de l’ancienne union soviétique. Et Bongo en retour d’ascenseur, ne lésinait pas sur les moyens des contribuables gabonais pour financer des campagnes électorales de Chirac. Chirac ne pouvait donc pas ne pas être présent aux obsèques du vieux dictateur. Malgré son statut d’ancien président, il était présent pour rendre hommage à «un ami de la France». Le flambeau de la françafrique a été ensuite passé à Nicolas Sarkozy qui de façon cynique, compte en assurer la pérennité. Avec cette élection toute faite, clef en main made in France, la France vient encore une fois de plus, de plomber l’image déjà lugubre que les Africains avaient d’elle. Ali Bongo devrait avoir honte. Honte de devoir prendre les Gabonais pour des cons, honte simplement de vouloir diriger le Gabon après son père, honte de se déclarer Président de la République avec un score minable de 41%. Honte à lui, incapable de faire mieux que son pater. Plus rien ne peut encore le retenir pour accéder à la Présidence du Gabon. Pas même les gesticulations somme toute légitimes des populations de Port-Gentil et de Libreville. Bongo-fils est issu d’une famille criminelle. Une famille de drogués de pouvoir et qui n’a jamais rien gagné honnêtement au Gabon. Tel père tel fils, il est le nouveau démon avec lequel les Gabonais vont devoir malheureusement composer.


Patient ATCHO



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