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Une démocratie ne se mesure ni par la pléthore de partis politiques ni par le nombre de journaux, encore moins par le nombre de radios ou chaînes de télévision qui l’enrichit, mais par l’indépendance de la justice, de la pensée, le respect des libertés et l’équilibre du pouvoir. Malheureusement au Bénin, l’acharnement gratuit et le musellement constant des médias sont en phase de tuer la démocratie. Tout le monde sait que le contre-pouvoir est pour la démocratie, ce que la virilité est pour l’homme car une démocratie sans contre-pouvoir n’est qu’une copie pâle de la monarchie. Mais face aux menaces sérieuses qui pèsent sur des journalistes politiquement incorrects, il existe dans la galaxie du pouvoir de très grosses gueules qui sont aujourd’hui, comme par enchantement, devenus des millionnaires du jour au lendemain. Ces corrompus de première classe ont l’habitude de dérouler un disque inamovible à refrain unique : notre Président-roi est un homme saint d’esprit qui a horreur du sang, de la violence, de l’injustice, des chantages... Toutes ces pratiques dignes d’un leveur de coude, ledit Président les entretient allègrement ! Et il faut croire que ses sujets ont été allaités à bonne dose, juste ce qu’il faut pour être capable de jeter des bouses de vache au domicile d’un ancien ministre, d’opposant politique, de brûler des domiciles de personnes privées, de synchroniser le saccage de rédactions sans défense et même de tuer en toute impunité… Ils sont très forts pour cela, mais assez mous également pour s’abriter derrière les moyens logistiques et financiers de l’Etat pour procéder à leurs forfaits. Et c’est justement pour cela qu’on peut affirmer que ces «tarés» au ventre plus impressionnant que l’intellect, ne sont ni plus ni moins que de pauvres lâches.
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