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Les tensions s'accentuent à Téhéran. La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser plusieurs milliers de personnes qui, dans un défi ouvert aux autorités, s'étaient de nouveau rassemblées dans la capitale iranienne pour réclamer un nouveau scrutin présidentiel.
D'après des témoins, des dizaines de personnes ont été frappées et hospitalisées, alors que le candidat de l'opposition Mir Hossein Moussavi a une nouvelle fois demandé l'annulation de l'élection du 12 juin.
Dans une lettre au Conseil des gardiens qui enquête sur des allégations de fraude, M. Moussavi a dressé la liste de violations justifiant selon lui la tenue d'un nouveau scrutin après l'annonce officielle de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.
D'après lui, des urnes ont été scellées avant même le début du vote du 12 juin, des milliers de ses représentants ont été expulsés de bureaux de vote et des bourrages d'urnes ont eu lieu dans certains bureaux mobiles. "La nation iranienne ne croira pas" cet acte "injuste et illégal", lance l'opposant dans cette missive diffusée sur l'un de ses sites web officiels.
Dans la journée, le Conseil des gardiens a annoncé sa décision de recompter un échantillon représentant 10% des bulletins de vote déposés dans les urnes à travers le pays. "Nous n'avions pas d'obligation légale, mais nous sommes prêts à recompter 10% des urnes prises au hasard à travers le pays, en présence des très respectés représentants des chers candidats, afin de parvenir à une certitude", a expliqué un porte-parole du Conseil, Abbas Ali Kadkhodaeï, à la télévision d'Etat.
Dans sa lettre, Mir Hossein Moussavi ne dit pas s'il soutient les manifestations de rue en cours ou s'il se plie à l'appel de l'ayatollah Ali Khamenei. Le guide suprême iranien a sommé vendredi les dirigeants de l'opposition de faire cesser les manifestations de rue, faute de quoi ils seraient tenus responsables de toute "effusion de sang" et de tout "chaos". Des propos fermant de facto la porte à la demande d'un nouveau scrutin du candidat réformateur.
Samedi, plusieurs témoins ont fait état de violents affrontements près de la place de la Révolution dans le centre de Téhéran après un rassemblement de quelque 3.000 protestataires, qui scandaient "Mort au dictateur!", "Mort à la dictature!".
Nombre des contestataires étaient vêtus de noir, en signe de deuil après l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, il y a une semaine, et portaient des bracelets verts, couleur du mouvement de Moussavi. Les policiers présents sur place ont usé de gaz lacrymogènes, canons à eau et armes à feu mais on ignorait dans l'immédiat si des balles réelles avaient été tirées.
Certains protestataires paraissaient répliquer, mettant le feu à des motos appartenant à des miliciens pro-gouvernementaux dans des rues proches de la place de la Liberté, d'après des témoins.
Selon des témoignages recueillis par l'Associated Press, entre 50 et 60 protestataires ont été sérieusement frappés par la police et des miliciens et transportés à l'hôpital Imam Khomeini dans le centre de Téhéran. On pouvait voir des gens emmener des manifestants qui saignaient après avoir reçu des coups de matraque.
Aucune information confirmant des victimes n'était diffusée dans l'immédiat alors que le chef de la police iranienne a assuré que ses hommes avaient reçu l'ordre d'intervenir avec retenue.
"Nous avons agi avec clémence mais je pense qu'à partir d'aujourd'hui, nous devrions" intervenir "plus sérieusement", a averti le général Esmaeil Ahmadi Moghadam, soulignant à la télévision d'Etat que les événements étaient devenus "épuisants" et "intolérables".
Parallèlement, la chaîne en langue anglaise de la télévision d'Etat a annoncé qu'un attentat-suicide à l'explosif au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, à une vingtaine de kilomètres au sud du centre de Téhéran, avait fait un mort et huit blessés. L'information n'a pu être vérifiée de source indépendante en raison des restrictions imposées aux médias par les autorités iraniennes.
Des hélicoptères survolaient le centre de la capitale, alors que des sirènes d'ambulances résonnaient dans les rues de la ville où s'élevait de la fumée noire.
© Associated press
Dans une lettre au Conseil des gardiens qui enquête sur des allégations de fraude, M. Moussavi a dressé la liste de violations justifiant selon lui la tenue d'un nouveau scrutin après l'annonce officielle de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.
D'après lui, des urnes ont été scellées avant même le début du vote du 12 juin, des milliers de ses représentants ont été expulsés de bureaux de vote et des bourrages d'urnes ont eu lieu dans certains bureaux mobiles. "La nation iranienne ne croira pas" cet acte "injuste et illégal", lance l'opposant dans cette missive diffusée sur l'un de ses sites web officiels.
Dans la journée, le Conseil des gardiens a annoncé sa décision de recompter un échantillon représentant 10% des bulletins de vote déposés dans les urnes à travers le pays. "Nous n'avions pas d'obligation légale, mais nous sommes prêts à recompter 10% des urnes prises au hasard à travers le pays, en présence des très respectés représentants des chers candidats, afin de parvenir à une certitude", a expliqué un porte-parole du Conseil, Abbas Ali Kadkhodaeï, à la télévision d'Etat.
Dans sa lettre, Mir Hossein Moussavi ne dit pas s'il soutient les manifestations de rue en cours ou s'il se plie à l'appel de l'ayatollah Ali Khamenei. Le guide suprême iranien a sommé vendredi les dirigeants de l'opposition de faire cesser les manifestations de rue, faute de quoi ils seraient tenus responsables de toute "effusion de sang" et de tout "chaos". Des propos fermant de facto la porte à la demande d'un nouveau scrutin du candidat réformateur.
Samedi, plusieurs témoins ont fait état de violents affrontements près de la place de la Révolution dans le centre de Téhéran après un rassemblement de quelque 3.000 protestataires, qui scandaient "Mort au dictateur!", "Mort à la dictature!".
Nombre des contestataires étaient vêtus de noir, en signe de deuil après l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, il y a une semaine, et portaient des bracelets verts, couleur du mouvement de Moussavi. Les policiers présents sur place ont usé de gaz lacrymogènes, canons à eau et armes à feu mais on ignorait dans l'immédiat si des balles réelles avaient été tirées.
Certains protestataires paraissaient répliquer, mettant le feu à des motos appartenant à des miliciens pro-gouvernementaux dans des rues proches de la place de la Liberté, d'après des témoins.
Selon des témoignages recueillis par l'Associated Press, entre 50 et 60 protestataires ont été sérieusement frappés par la police et des miliciens et transportés à l'hôpital Imam Khomeini dans le centre de Téhéran. On pouvait voir des gens emmener des manifestants qui saignaient après avoir reçu des coups de matraque.
Aucune information confirmant des victimes n'était diffusée dans l'immédiat alors que le chef de la police iranienne a assuré que ses hommes avaient reçu l'ordre d'intervenir avec retenue.
"Nous avons agi avec clémence mais je pense qu'à partir d'aujourd'hui, nous devrions" intervenir "plus sérieusement", a averti le général Esmaeil Ahmadi Moghadam, soulignant à la télévision d'Etat que les événements étaient devenus "épuisants" et "intolérables".
Parallèlement, la chaîne en langue anglaise de la télévision d'Etat a annoncé qu'un attentat-suicide à l'explosif au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, à une vingtaine de kilomètres au sud du centre de Téhéran, avait fait un mort et huit blessés. L'information n'a pu être vérifiée de source indépendante en raison des restrictions imposées aux médias par les autorités iraniennes.
Des hélicoptères survolaient le centre de la capitale, alors que des sirènes d'ambulances résonnaient dans les rues de la ville où s'élevait de la fumée noire.
© Associated press
lesdessousdelapolitique@ebeninois.com
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