Les dessous de la politique

MARQUEE avec une BORDURE
:
Lundi 10 Août 2009 05:42


Le Parti social démocrate (Psd) a tenu son deuxième congrès les 7 et 8 août dernier. Aux termes de leurs travaux, les militants ont renouvelé leur confiance au président Bruno Amoussou, après avoir analysé la situation politique actuelle du pays et adopté des résolutions nouvelles ainsi que des recommandations pour l’élargissement des bases du parti pour une plus grande participation au processus de démocartisation en cours au Bénin.


Le Dadjè entouré de ses lieutenants à l'ouverture du congrès
Le Dadjè entouré de ses lieutenants à l'ouverture du congrès
C’est dans une salle bleue du Palais des congrès, pleine comme un oeuf que les militants du Parti social démocrate (Psd) ont célébré le deuxième congrès ordinaire de leur existence. Emmanuel Golou, désoramis 1er vice-président du parti à qui l’honneur était échu de souhaiter la bienvenue aux militants et à leurs invités, indiquera que l’heure était venue pour le Psd d’écrire une nouvelle page dans l’histoire politique nationale du Bénin. A ce titre, il rappellera aux militants du Psd les échéances électorales de 2011 pour lesquelles, leur parti doit pouvoir prendre des mesures en accord avec leurs alliés pour obtenir un large succès surtout en ces moments où « les fondements de notre démocratie sont attaqués et les idéaux de la conférence nationale de février 1990 menacés ». Plusieurs étaient-ils les chefs de partis ne voulant se faire compter l’événement. Lazare Sèhouéto des Forces clé, Adrien Houngbédji du Prd, l’ancien président Nicéphore Soglo, la président de la Rb, Rosine Vieyra Soglo, Kolawolé Idji du Madep, Irénée Agossa de l’Upr, Kamarou Fassassi du Prd Nouvelle Génération, et bien d’autres ont honoré de leur présence ce deuxième congrès des sociaux démocrates béninois. Même Eugène Azatassou, coordonateur des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcb), rassemblement de partis et mouvements politiques soutenant les actions du président Boni Yayi était témoin de l’événement. Il a assisté  la mort dans l’âme au procès du régime du changement après avoir tenté tant bien que mal de faire entendre sa voix dans  cette forêt. Il faut signaler que les discours des uns et des autres n’ont été aucunement favorablement au régime en place. Cependant, cela n’a pas empêché les participants de rire aux éclats face aux spectacles des groupes folkloriques et autres acteurs lyriques qui ont peint la situation socio-politique de diverses manières, les plus comiques les unes que les autres.

Résolutions et recommandations

Le Parti social démocrate est parti sur de nouvelles bases. Les militants ont procédé au toilettage des textes. Ils ont pris de nouvelles résolutions et faire des recomandations aux différentes structures dirigeantes du parti. Au nombre des résolutions, il y en a eu quatre (04). Après celle qui invite le bureau exécutif à se mettre résolument à la tâche autour de Bruno Amoussou pour l’élargissement des bases du parti, il y a eu une résolution qui souhaite que le parti s’implique davantage dans la consolidation de l’alliance G et F tout en oeuvrant à la préservation de leurs intérêts. La troisième, dénonce la situation socio-politique et économique catastrophique quis’est installée depuis l’avènement du régime dit du changement. Elle invite tous les Béninois à s’unir et à travailler pour la sauvegarde de la paix au Bénin. Il est instamment demandé aux responsables du Psd de s’inscrire dans une oppostion responsable face aux régime de Yayi dont les dérives se multiplient et de proposer une alternance crédible pour 2011.  La dernière résolution insiste  sur l’état de veille qui doit caractériser désormais les populations afin de mettre fin aux menaces contre la démocratie et les libertés. Le congrès rappelle au chef de l’Etat son serment du 6 avril 2006 auquel il ne doit pas déroger.

Tirs croisés de l’oppostion sur Yayi

Le deuxième congrès du Psd a été l’occasion pour les chefs de file de l’opposition de dénoncer une fois encore les dérives du gouverment du Président Boni Yayi. Le président du Parti du renouveau démocratique (Prd) a rappelé l’amer constat de dictature qui s’installe dans le pays et qui les a conduit à se mobiliser le 12 mars 2008 au stade de l’amitié de Kouhounou ainsi qu’à Bohicon. Ceci pour, conjuguer davantage leurs efforts dans la dynamique unitaire pour proposer un projet de société valable au peuple béninois pour une alternance crédible en 2011. Il dénoncera également les manquements graves aux règles élémentaires de bonne gouvernance ainsi que les atteintes graves aux libertés démocratiques.
Quant au président Nicéphore Soglo, il fustigera les oiseaux de mauvaises augures qui font chanter leudésunion. Il fera également remaquer que l’aggravation de la situation socio-politique du Bénin devra prendre fin et c’est ce qui rassemble les différents partis qui composent les G et F. Il est aussi convaincu qu’ensemble la victoire leur est certaine. Lazare Sèhouéto et les autres ne seront pas moins tendre que ces derniers. En somme on aura assisté à un procès du régime en place. En témoigne la huée qui a accompagné le discours de Eugène Azatassou, coordonateur Fcbe qui a mentionné quelques actions du gouvernement.

Amoussou confirme son statut

Le discours d’ouverture du président du Psd, Bruno Amoussou aura tenu toutes ses promesses. De la situation nationale, il en a été question comme il en a été également de la situation sur le plan africain qu’international. Comme à son habitude, l’homme a marqué l’assistance de part la consistance et la pertinance de son discours, Le tonnerre d’applaudissements qui a suivi son discours n’était nullement feinte. Bien au contraire! C’est avec enthousiasme que les uns et les autres ont tôt fait d’adopter le slogan qui annonce le fatidique rendez-vous de 2011. En effet, dans son allocution, le Renard de Djakotomey, a fait remarqer que les signes de l’alternance au pouvoir sont là. Ainsi entonnera-t-il après avoir énuméré un certain nombre de ces faits, « lorsque vous verrez ces signes, c’est que l’évènement approche ».

In La Nouvelle tribune



0vote Commentaires (0) | Permalien Digg Del.icio.us Y! Co.mments Blogmarks Technorati Wikio Facebook Google MySpace Twitter Scoopeo

En l’espace d’un mois, Me Adrien Houngbédji est monté deux fois au créneau pour donner sa vision de la gestion du pouvoir par rapport à celle du chef de l’Etat, Boni Yayi. Dès lors, on constate que peu à peu, il se positionne comme le chef de file de l’opposition.


Patron de l'opposition : Houngbédji se détache
Avec sa dernière sortie médiatique, le président du Parti du renouveau démocratique  (Prd), Adrien Houngbédji, s’est définitivement positionner comme le patron de l’opposition au régime de Boni Yayi. En effet, contrairement à ses habitudes, le leader arc-en-ciel a décidé de se prononcer désormais sur l’actualité et la gestion du pouvoir par son challenger du second tour de la dernière élection présidentielle. Or, c’est ce que lui a toujours reproché les Béninois. Logiquement, ayant combattu Boni Yayi au second tour, il devrait se positionner comme opposant de fait. Mais il n’en a été rien. Mieux, il a apporté son soutien au régime en place dans ses premières heures. C’est bien des mois plus tard, qu’il se rendra compte que le gouvernement en place ne brassait que du vent. Malgré cela, et à l’instar des autres membres de l’opposition, il est resté silencieux. Force est de constater que désormais il intervient sur les grands dossiers du moment. Ce qui le propulse au devant de l’opposition par rapport à ses amis du G4, du G13 et des Forces clé. Dans le même temps, on se demande si ce n’est pas un signe annonciateur de ce qu’il serait le candidat unique des G et F. en effet, depuis le séminaire de Bohicon, les membres de ce groupe politique ont convenu de présenter un seul candidat à la prochaine élection présidentielle. Ce qui apparaît difficile au regard des ambitions des différents barons des différents partis politiques. Mais, plus les jours passent, plus le groupe semble se consolider. Et depuis peu, on assiste plus à des sorties éparpillée de chaque camp. C’est plutôt Me Adrien Houngbédji qui joue au porte-voix de cet ensemble. Lazare Sèhouéto, Léhady Soglo, Idji Kolawolé et Emmanuel Golou, fortement cité pour représenter le Psd, ont-ils jeté l’éponge ? Ou est-ce que le consensus a été déjà trouvé autour de Me Houngbédji ? Autant de question que les jours à venir nous aiderons à clarifier.

In La nouvelle tribune



0vote Commentaires (1) | Permalien Digg Del.icio.us Y! Co.mments Blogmarks Technorati Wikio Facebook Google MySpace Twitter Scoopeo

Dans un entretien accordé à la télévision Canal 3 à son domicile à Porto-Novo, le président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, a mis à nu les tares de la politique du chef de l’Etat. Ce qui a permis aux uns et aux autres de comprendre les graves erreurs du régime du Changement. (Lire quelques extraits de sa déclarations)


Politiques de gouvernement de Yayi Boni : Houngbédji est en colère !
Le président YAYI a fait, pêle-mêle, l’inventaire des actions de son gouvernement : la Césarienne, « la gratuité de l’enseignement primaire », la crise énergétique, la mécanisation de l’agriculture, l’Etat de notre administration ;

Et à conclure que n’eut été la crise, le Bénin aurait pris son envol ;
A ce stade, la journaliste, avec une malice dont les femmes ont seules le secret, lui demande : « Monsieur le Président, avez-vous le sentiment que tout ce que vous énumérez a eu un impact positif sur les Béninois, même sans la crise ? »

C’était la vraie question. Et c’est le Président YAYI lui-même qui répond

• Il dit est-ce que, en 2007, on a créé de la richesse ? Et il répond, en 2007, on a fait 4,8% de taux de croissance. En 2008 on a fait 5%. En 2009, on ne dépassera pas 4%. Alors, je pose la question, qu’a-t-il fait de mieux que ces prédécesseurs qu’il dénigre ou qu’il humilie. Sous Kérékou, le taux de croissance a toujours été légèrement supérieur de 5% et sous SOGLO il atteint une fois 6%.
• L’agriculture. YAYI BONI répond : pour accroitre la production agricole, je suis passée à la mécanisation en achetant pour dix milliards de matériels agricole et des essoucheuses ; c’est la révolution verte. Je dis non, vous avez mis la charrue avant les bœufs. Avez-vous déjà identifié les terres ? Avez-vous étudié l’adéquation entre les machines et les sols à cultiver ? Entre les sols et les essoucheuses ? Avez-vous fait des études agro-pédologiques garantissant l’efficacité des méthodes culturales ? et les producteurs dans tout ça ? car c’est eux le centre de toute politique de développement agricole.
Tel que vous avez procédé, nous aurons bientôt un autre scandale, si ce n’est qu’un cimetière de ferrailles qui aura couté dix milliards aux Béninois.
• la politique énergétique. Le président YAYI dit : j’ai affecté 70 milliards à la SBEE pour qu’elle paie ses dettes et j’ai augmenté les tarifs. D’accord, ce sont des mesures d’urgence, encore qu’il faille des mesures d’accompagnement pour les plus pauvres. Mais est-ce que c’est cela une politique énergétique ? Une vision ? NON !
• Il nous aurait dit que notre connexion avec le Nigeria s’était la « coprospérité partagée » à quoi, je lui avais répondu que c’est de la pénurie partagée car le Nigéria n’avait pas assez d’électricité pour sa propre population et ne peut donc pas durablement fournir ce qu’il n’a pas et qu’au mieux, c’était la politique de la « pénurie partagée ».
•Il avait décidé en Conseil des Ministres d’acheter et fait livrer dans un délai de 3 mois des turbines à gaz. Et c’est après avoir rendu public ses décisions, qu’il s’est rendu compte qu’il fallait au moins 18 mois pour l’acquisition et deux ans pour le montage. Improvisation et navigation à vue. Qu’est devenu ce projet ? Energie thermique coûte plus chère que l’énergie hydroélectrique. Où en est-il du projet de construction de barrage hydroélectrique qui, seul nous sortira à moindre coût de la dépendance.
• Notre administration. Il dit qu’elle doit être une administration au service du développement, et si elle continue telle qu’elle est « nous sommes morts ». Mais depuis 3 ans et demie l est au pouvoir, qu’a-t-il fait pour la redresser ?
Ce qu’on constate aujourd’hui, c’est que des cadres sans réelles compétences occupent des postes de responsabilité et commandent des cadres plus compétents qu’eux.


Les catégories B commandent les catégories A.

Le président YAYI ne peut donc pas s’étonner de l’inefficacité et de la corruption dans notre administration publique.
Sa pratique fondée sur le clientélisme, la chapelle (au sens propre et au sens figuré), le régionalisme contribue à saper, les fondations, les valeurs, et les règles de l’Administration. C’est désastreux. S’il conteste, ce que j’énonce, qu’il publie les CV des cadres occupants des fonctions techniques.
Une Administrations ainsi conçue, ne peut pas être performante.

- Nous avions dit que nous avons un Président sans vision, qui navigue à vue, dans l’improvisation et la précipitation : c’était en septembre 2006.
- Trois ans après, ce que nous constatons c’est que le président n’a toujours pas de vision, qu’il gouverne toujours de la même façon, obsédé qu’il est par le 2ème mandat, mais que c’est en outre un Président absent, fantôme, absorbé par sa campagne électorale précoce, qui ne contrôle rien, ne sait rien, ne décide de rien….
- C’est tragique parce que les béninois commencent à payer le prix de ces calamités et à payer le prix fort.
- Parlons du dossier CEN-SAD et regardez vous-même ce qu’il dit à ce  propos :

1. que lui, le Président de la République ne va pas au Conseil des Ministres, sauf s’il a un point particulier et un dossier particulier, et que ce dossier n’étant pas assez important pour qu’il y aille

2. qu’il avait même oublié qu’une communication est passée en Conseil des Ministres sur le dossier CIC Palais des Congrès et que c’est le Secrétaire Général du Gouvernement qui le lui a fait découvrir
3. que c’est en lisant ce document qu’il a découvert qu’il n’y avait pas de dossier d’appel d’offre, pas de marché public, pas d’adjudicataire : 7 milliards !!!

4. qu’il pensait que le dossier a été géré par le Ministre de l’Urbanisme, et que c’est en lisant le rapport de l’IGE qu’il a su que c’est le Ministre des Finances qui l’a géré

5. mais que lorsqu’il a interpelé le Ministre des Finances, ce dernier lui à répondu « Mr le Président j’ai agi dans le cadre de la délégation que vous n’aviez donnée », c’est-à-dire sur vos instructions.
Si ce n’était pas du Bénin qu’il s’agissait et de 7 milliards de nos francs dilapidés dans un contexte de pauvreté, on conclurait seulement qu’il s’agit de la Cour du Roi URU,  on en rirait et on passerait à autre chose.

6. Mais tout de même ! il est PR, Chef de Gouvernement, Chef de l’Etat, dans un régime présidentiel, et en tant que tel, c’est lui qui préside le Conseil des Ministres, et lorsqu’on a été Ministre une foi dans sa vie, on sait que le Conseil des Ministres non présidé par le PR ne peut prendre aucune décision et l’exécuter sans qu’il en ait été d’abord informé et sans qu’il  l’ait avalisée

7. plus grave, il avoue avoir pris une ordonnance pour mettre en exécution un collectif budgétaire de 197 milliards sans en connaitre le contenu

8. non, ce n’est pas ubuesque ; c’est tragique. A quoi sert-il alors ? Que dirige t-il alors ? Que contrôle t-il donc ? De quoi est-il informé alors, s’il ne sait rien, s’il ne suit rien. Comment convaincre les Béninois que le Président ne sait pas qui fait quoi dans son propre Gouvernement ?

9. En réalité, il savait bien ce qui se passait et la réponse de LAWANI est claire : « j’ai agi dans le cadre de la délégation que vous m’avez donnée.» Cela signifie dans le cadre des instructions que vous m’avez données. YAYI BONI savait.

10. Ce qui est comique par contre, c’est la ligne de défense qu’il a adoptée lorsque l’affaire a commencé à sentir mauvais. Au lieu d’agir, il a voulu gagner du temps, camoufler, dissimuler sa responsabilité personnelle.

• Si non, comment comprendre que lorsque les bruits de surfacturation arrivent à ses oreilles, il déclare qu’il attendait les députés, qu’ils mettent sur pied une commission d’enquête parlementaire, … et il les a attendus 3 mois.

Vous croyez-ça vous ? Surtout des députés qui sont majoritairement de son bord ?

Ce n’est pas le rôle des députés, car ils ont tiré sur la sonnette d’alarme, ils l’ont alerté.
• après 3 mois, il a saisi l’IGE. Mais vous savez au Bénin, les choses de ce genre ne restent pas cachées longtemps. Nous étions déjà tous au courant de ce qui s’est passé à la CEN-SAD. Mais l’IGE a déposé son rapport en avril. Il lui a fallu encore 3 mois pour l’introduire en Conseil des Ministres. Pour gagner du temps !
• Comme si ça ne suffisait pas, il crée un Comité ministériel pour approfondir le rapport de l’IGE.
• Et comme il lui faut encore gagner du temps, il crée la Commission KPOGNON.
11. Oui, tout cela  est comique, car sa complicité et sa culpabilité sont évidentes : c’est lui qui a pris l’ordonnance envers et contre tous ; et c’est lui qui a instruit le Ministre des Finances.
12. Alors par respect pour le peuple béninois, il faut que cette comédie s’arrête. Le Bénin est un état de droit. C’est pourquoi :
• Comme dans un Etat de droit, que le Rapport de l’IGE ne peut pas être soumis à une commission administrative.

C’EST POURQUOI, JE PROPOSE QUE :

• Le Rapport de l’IGE et le dossier qui l’accompagne soient immédiatement transmis tels que à la Justice : c’est à elle de faire des investigations complémentaires.
• La liste exhaustive des bénéficiaires des malversations soit rendu publique.
• Les volets du dossier non encore étudiés par l’IGE (notamment le volet sécurité) soient examinés par cette institution
• Les audits commandités à son arrivée au pouvoir en 2006 soient enfin publiés.
Par ses temps de crise économique et de difficultés de
trésorerie,

JE PROPOSE QUE

• Le Président YAYI BONI réduise le train de vie de l’Etat :
o 30 Ministres c’est beaucoup trop
o Son cabinet est pléthorique, car il y a nommé tous ceux qu’il a révoqués de leurs fonctions
o Il doit se séparer des Collaborateurs dont les actes de mauvaise gestion et de malversation sont avérés (je pense au Ministre FAGNON dont le dossier de gestion de la SONAPRA circule de main en main.
o Le Gouvernement ne doit être ni un refigium peccatorum, ni une caverne d’Ali Baba ;

L’opposition se réveille enfin !

Voilà  ce qu’on attendait d’une opposition responsable.  La réaction hier de Me Adrien Houngbédji, à la récente intervention de Boni Yayi,  même  si elle vient un peu tard,  comble enfin  un grand vide. Car,  on ne s’oppose pas à un régime en jouant au spectateur et  en restant  assis à  le regarder  danser lui seul  sur la piste. Et cette sortie du président du Parti de renouveau démocratique (Prd) devrait appeler d’autres, pour que le  chef de l’Etat et les siens ne continuent  pas à être les seuls à  occuper tous les espaces médiatiques. Ainsi, en fait de réplique à la sortie médiatique de Boni Yayi, l’intervention de Me Adrien Adrien Houngbédji  hier sur la chaîne de télévision Canal 3 en est une. Point par point et sujet par sujet,  ce denier est revenu amplement sur tous les dossiers  précédemment abordés par le chef de l’Etat, en y relevant avec force détails les insuffisances et les contrevérités. Il en a profité pour faire le procès du régime du changement  tout entier qui, comme on le sait,  est, ces derniers temps, accablé par des  scandales de malversations et autres mécontentements des centrales syndicales. On espère donc que l’opposition ne s’arrêtera pas en si bon chemin et qu’elle jouera désormais,  avec beaucoup plus de spontanéité, et pleinement,  le rôle qui est le sien, celui  de pouvoir marquer à la culotte le pouvoir  en place. Ce serait tant mieux pour la vivacité de la démocratie béninoise.

En effet, et selon des indiscrétions, une autre personnalité de l’opposition pourrait bientôt emboîter le pas à Adrien Houngbé dji.  Madame Célestine Zanou devrait revenir à la charge, dans les prochains jours,  pour apporter sa touche d’indignation et de dénonciation de  la gestion sous le changement. Déjà, lors d’une présente sortie elle avait étalé au grand jour  les incohérences du régime, en passant au peigne fin les scandales  engendrés  par le changement, dont celui de la Cen-sad. Une sortie politique de madame Zanou, qui a sans doute fait son  effet, puisqu’elle n’a pas laissé le chef de l’Etat indifférent, lors de son entretien avec les médias.

 In La Nouvelle Tribune


0vote Commentaires (0) | Permalien Digg Del.icio.us Y! Co.mments Blogmarks Technorati Wikio Facebook Google MySpace Twitter Scoopeo

Le Général Mathieu Kérékou n’a pas fait le déplacement de Lokossa pour la fête du 1er août 2009. Cette absence n’est pas restée sans susciter des commentaires. Et pour certains analystes, le jeu est désormais fait entre le Vieux Kaméléon et son successeur au Palais de la Marina.


Absence de Kérékou à Lokossa : Reckya Madougou coince Yayi Boni
C’est désormais clair. Le Général Matthieu Kérékou a tourné dos au Dr Boni Yayi. Les rendez-vous manqués qui se sont multipliés ces derniers jours et mois le confirment à merveille. Pour l’accompagner aux obsèques de feu Omar Bongo, le président Boni Yayi avait beaucoup compté sur le soutien de son doyen Matthieu Kérékou. Mais hélas. Malgré  les liens très forts que le Vieux Kaméléon entretenait avec son ami Bongo, il n’a pas fait le déplacement de Libreville. C’est plus tard qu’on apprendra qu’il ne s’est pas rendu aux obsèques de l’ancien président Gabonais parce qu’il ne voulait pas rencontrer Boni Yayi. Et ce refus s’est d’ailleurs confirmé avec le rendez-vous manqué de Lokossa malgré le semblant de paix des braves faite par le Chef de l’Etat avec les enfants du Vieux Kaméléon au Palais et surtout par les tentatives infructueuses conduites par les ministres Issifou Kogui N’Douro et Barthélemy Kassa pour l’amener à changer d’avis. Tous les jours que Dieu fait, l’écart semble se creuser davantage entre le Général Matthieu Kérékou et le Dr Boni Yayi. D’ailleurs, le Vieux Kaméléon ne cesse pas de confier à ceux qui lui sont proches les griefs qu’il a contre l’actuel Chef de l’Etat. Pour ce qui se rapporte, ce qui fâche aujourd’hui le Général Kérékou, c’est les contre vérités publiées par le ministre Reckya Madougou dans son livre intitulé «Mon combat pour la parole». Dans ce livre en effet, le régime du Général Matthieu Kérékou a été peint en noir et tout a été présenté comme si ce régime a été un régime autoritaire où la parole n’était pas libre. La publication de cet ouvrage a ravivé la colère du Général par rapport à la campagne «Touche pas à ma Constitution» dont l’initiatrice est par coïncidence l’auteur du livre querellé.  L’un ajouté à l’autre, Kérékou ne digère pas qu’à présent qu’il est à la retraite, on continue de jeter du discrédit sur lui. En dehors de ce motif, il y a bien d’autres. On cite par exemple le sort qui a été celui de la société Défi emploi jeune arraché pratiquement à Wilfried Kérékou, le rappel au bercail de l’époux de Mme Chantal de Souza malgré que le Général Matthieu Kérékou ait demandé de le maintenir à son poste…
Comme pour manifester sa colère contre cet acte posé par un ministre du gouvernement du Dr Boni Yayi et le manque de considération affiché par le président de la République lui-même à son égard, le Général Matthieu Kérékou a alors décidé de rompre toutes les relations avec son successeur. Ce que Boni Yayi prenait pour une blague est devenue une affaire sérieuse. Il a fini par comprendre que le Général Matthieu Kérékou est vraiment fâché contre lui et exige même le départ du ministre Madougou du gouvernement. Mais que va-t-il faire maintenant que le ministre Reckya Madougou est pratiquement devenu un os dans sa gorge ? C’est la grande interrogation. Visiblement, Boni Yayi est coincé entre Kérékou et Madougou.

In La presse du Jour


0vote Commentaires (0) | Permalien Digg Del.icio.us Y! Co.mments Blogmarks Technorati Wikio Facebook Google MySpace Twitter Scoopeo
1 2 3 4 5 » ... 9

Profil de l'animateur
Patient ATCHO

lesdessousdelapolitique@ebeninois.com

MARQUEE avec une BORDURE
La sagesse du jour


Sondage
Parmi les potentiels candidats suivants, lequel a reéllement des chances de gagner la présidentielle de 2011 ?

Les mots-clés

PUBLICITE



Galerie
Yayi Boni et le premier ministre indien.jpg
Yayi Boni 7.jpg
Yayi Boni 2.jpg
Yayi Boni en Chine.jpg
Yayi Boni et sa femme en Inde.jpg
Yayi Boni et le premier ministre indien2.jpg
Yayi Boni et Wade du Senegal.jpg
Yayi Boni et Bush au Benin.jpg
Yayi Boni 3.jpg
Yayi Boni 4.jpg
Yayi Boni 10.jpg
Yayi Boni 12.jpg
Yayi Boni 13.jpg
Yayi Boni 9.jpg
Yayi Boni 8.jpg

PUBLICITE

RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile

Liste des blogs ebeninois

SUIVEZ L'ACTUALITE MINUTE PAR MINUTE... Add to Netvibes Add to Netvibes Bookmark and Share

PUBLICITE

Recherche

Planète-vidéos sur l'actualité dans le monde
Veuillez positionner la souris sur la vidéo de votre choix pour la visionner !




PUBLICITE