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Le blogueur franco-béninois Benoît Illassa a publié trois articles sur son site, affirmant que M. Yayi Boni a acquis deux appartements dans le 16e arrondissement de Paris, probablement sur des deniers publics de son pays. Le président l’accuse de diffamation. L’écrivain Olympe Bhêly-Quenum soutient le blogueur.
Yayi Boni, Président du Bénin
Bien qu’ayant été élu de façon régulière, ce qui est rare en Afrique, le président béninois, Yayi Boni, n’en est pas moins habituellement brocardé par la presse de son pays. Réputée pour sa liberté de ton, celle-ci croque habituellement les supposées faiblesses du président, notamment son penchant pour l’alcool. Yayi Boni a-t-il décidé face à cette impertinence d’appliquer la loi du talion aux hommes des médias de son pays ? Après avoir jeté en prison un professeur qui avait publié un texte sous ce titre très évocateur : « Yayi Boni bat sa femme », il vient en tout cas d’assigner Benoît Illassa, un blogueur franco-béninois pour diffamation, devant le tribunal de grande instance de Paris.
Mi-avril, celui-ci a publié, coup sur coup sur son blog, trois articles illustrés de photos, affirmant que Yaya Boni aurait acquis, aux frais du contribuable béninois, deux appartements dans le 16e arrondissement de Paris. Dans la citation directe du huit juillet, les conseils du président Yaya Boni, Me Christian Nzaloussou et Me Olivier Bernheim citent quelques extraits des textes litigieux : « Le très sérieux journal français, La lettre du continent, vient de confirmer l’achat de deux appartements à Paris par Yayi Boni, le président du Bénin. Les deux appartements sont situés dans le 16e arrondissement, à deux pas des Champs Elysées, soit le quartier le plus cher de Paris » ; « pour faire suite à la demande de certains d’entre vous, vous trouverez infra les photos du joyau que s’est offert le roi Boni 1er à Paris, après seulement cinq ans de pouvoir !!! » ; « Les deux appartements de Yayi Boni à Paris sont situés dans le même immeuble qui abrite la résidence de l’ambassadeur Yaï Joseph de l’Unesco ». Dans un quatrième extraits, M. Illassa se demande si Yayi Boni n’aurait pas acheté l’un des appartements par le truchement du cimentier français Scb-Lafarge, pour ensuite le louer à l’ambassadeur du Bénin auprès de l’Unesco, se réservant le deuxième logement comme pied-à-terre pour ses séjours dans la capitale française. « Dans les deux cas, c’est le peuple béninois qui est grugé », conclut-il.
Accusation de diffamation
Pour les avocats du président Yayi Boni, ces affirmations sont calomnieuses à l’égard de leur client. « De telles insinuations, précises et détaillées, exprimées en trois articles successifs, sont destinées à faire croire aux lecteurs d’attention moyenne, que les appartements ont été financés par la perception d’une commission sur la vente d’une société d’Etat, ou obtenus par son intermédiaire, et sont formulées pour porter atteinte à l’honneur et à la considération de M. Yayi », argumentent-ils. Ils demandent par conséquent au tribunal de condamner Benoît Illassa pour diffamation. Le président Yayi Boni n’a demandé qu’un euro symbolique à titre d’indemnisation. Mais ses avocats suggèrent au tribunal de laisser les frais et dépens à la charge de M. Illassa. « Ce qui pourrait constituer une somme supérieure à 10 000 euros », craint celui-ci.
Pour Benoit Illassa, en saisissant la justice française, le président Yayi Boni cherche avant tout à nuire à un concurrent politique. Il est opposant et délégué à l’organisation du conseil des Béninois de la diaspora. « C’est un procès politique, puisque les avocats du président eux-mêmes évoquent l’impact de l’affaire sur la présidentielle de 2011. Il y a une volonté manifeste de me faire taire. Je n’ai en fait repris sur mon blog que des informations qui avaient déjà été publiées par des journaux béninois et par La Lettre du continent, qui est éditée à Paris », assure-t-il.
Dans son édition du 15 avril, La Lettre du continent évoque en effet l’affaire des appartements. Mais prudente, cette publication très introduite dans les chancelleries africaines ne cite nommément personne, se contentant de présenter les faits sous la forme d’une devinette. « Quel président d’un pays d’Afrique de l’Ouest s’est offert deux appartements au 29 avenue de la grande Armée ? », a écrit la Lettre du continent. « Si M. Illassa avait mené un début d’enquête, il aurait constaté que cet entrefilet ne pouvait viser M. Yayi, pour n’être pas propriétaire à l’adresse indiquée », commentent les avocats du président.
« Je me suis contenté d’ajouter un nom à ces informations. En tant qu’opposant politique, je peux me permettre ce genre de clarification dans une affaire aussi importante. J’ajoute que c’est bien la première fois qu’un président béninois traîne un de ses concitoyens devant la justice pour diffamation », répond l’accusé. Quant à l’issue du procès qui s’ouvre le mois prochain, il se dit serein. « Je vais plaider la bonne foi. Mais dans cette affaire, j’ai déjà gagné. Le président Yayi Boni m’a taillé un costume inespéré, car il me considère désormais comme son premier opposant dans la diaspora », jubile-t-il.
L’écrivain Olympe Bhêly-Quenum s’invite dans les débats
Dans le feuilleton judiciaire qui s’annonce, Benoît Illassa peut en tout cas compter sur un soutien de taille, en la personne de l’écrivain Olympe Bhêly-Quenum. Dans une tribune poignante et fort critique à l’endroit de Yayi Boni, l’auteur d’ Un enfant d’Afrique martèle : « Le peuple béninois désirait que le successeur de Mathieu Kérékou travaille à panser les plaies de la nation. En moins de trois ans d’exercice, l’échec est un constat sans équivoque. N’en soufflez mot, vous serez un émule de « Olympe Bhêly-Quenum belliqueux » ; n’en écrivez rien dans votre blog, vous serez un sosie de « Benoît Illassa, ami de Yayi Boni devenu un opposant cruel (…) En faisant comparaître devant la justice française un de vos compatriote dont le blog a révélé des faits vous concernant, vous justifiez une idiosyncrasie [1] du régime qu’est votre haute main sur l’information et la justice. Est-ce cela le changement pour lequel Benoît Illassa aussi avait voté ? ».
Estimant que le blogueur n’a rien révélé de grave, Olympe Bhêly-Quenum cite de larges extraits d’un article publié par un groupe baptisé La génération Mathieu Kérékou. Morceaux choisis : « C’est une honte pour notre pays le Bénin. On dit à travers le monde et dans les ambassades que notre président boit trop et se soûle trop souvent la gueule au point de s’endormir en pleine réunion (…) Un homme soûl n’a pas la mesure du danger. Il fait n’importe quoi n’importe comment (…) Quand Yayi Boni a bien bu, il cherche à détruire tout sur son passage. Il peut ordonner l’interdiction d’une manifestation de l’opposition et envoyer l’IGE à la Bourse du Travail pour menacer les syndicalistes ». « De tels propos seraient-ils moins nuisibles que la diffamation présumée ? », se demande l’écrivain. « M. Yayi Boni aurait pu se contenter d’un droit de réponse », pense de son côté Benoît Illassa. Rendez-vous au tribunal de grande instance de Paris le 31 août.
[1] Réaction, tempérament, manière d’être de chaque individu.
in Afrik.com
Mi-avril, celui-ci a publié, coup sur coup sur son blog, trois articles illustrés de photos, affirmant que Yaya Boni aurait acquis, aux frais du contribuable béninois, deux appartements dans le 16e arrondissement de Paris. Dans la citation directe du huit juillet, les conseils du président Yaya Boni, Me Christian Nzaloussou et Me Olivier Bernheim citent quelques extraits des textes litigieux : « Le très sérieux journal français, La lettre du continent, vient de confirmer l’achat de deux appartements à Paris par Yayi Boni, le président du Bénin. Les deux appartements sont situés dans le 16e arrondissement, à deux pas des Champs Elysées, soit le quartier le plus cher de Paris » ; « pour faire suite à la demande de certains d’entre vous, vous trouverez infra les photos du joyau que s’est offert le roi Boni 1er à Paris, après seulement cinq ans de pouvoir !!! » ; « Les deux appartements de Yayi Boni à Paris sont situés dans le même immeuble qui abrite la résidence de l’ambassadeur Yaï Joseph de l’Unesco ». Dans un quatrième extraits, M. Illassa se demande si Yayi Boni n’aurait pas acheté l’un des appartements par le truchement du cimentier français Scb-Lafarge, pour ensuite le louer à l’ambassadeur du Bénin auprès de l’Unesco, se réservant le deuxième logement comme pied-à-terre pour ses séjours dans la capitale française. « Dans les deux cas, c’est le peuple béninois qui est grugé », conclut-il.
Accusation de diffamation
Pour les avocats du président Yayi Boni, ces affirmations sont calomnieuses à l’égard de leur client. « De telles insinuations, précises et détaillées, exprimées en trois articles successifs, sont destinées à faire croire aux lecteurs d’attention moyenne, que les appartements ont été financés par la perception d’une commission sur la vente d’une société d’Etat, ou obtenus par son intermédiaire, et sont formulées pour porter atteinte à l’honneur et à la considération de M. Yayi », argumentent-ils. Ils demandent par conséquent au tribunal de condamner Benoît Illassa pour diffamation. Le président Yayi Boni n’a demandé qu’un euro symbolique à titre d’indemnisation. Mais ses avocats suggèrent au tribunal de laisser les frais et dépens à la charge de M. Illassa. « Ce qui pourrait constituer une somme supérieure à 10 000 euros », craint celui-ci.
Pour Benoit Illassa, en saisissant la justice française, le président Yayi Boni cherche avant tout à nuire à un concurrent politique. Il est opposant et délégué à l’organisation du conseil des Béninois de la diaspora. « C’est un procès politique, puisque les avocats du président eux-mêmes évoquent l’impact de l’affaire sur la présidentielle de 2011. Il y a une volonté manifeste de me faire taire. Je n’ai en fait repris sur mon blog que des informations qui avaient déjà été publiées par des journaux béninois et par La Lettre du continent, qui est éditée à Paris », assure-t-il.
Dans son édition du 15 avril, La Lettre du continent évoque en effet l’affaire des appartements. Mais prudente, cette publication très introduite dans les chancelleries africaines ne cite nommément personne, se contentant de présenter les faits sous la forme d’une devinette. « Quel président d’un pays d’Afrique de l’Ouest s’est offert deux appartements au 29 avenue de la grande Armée ? », a écrit la Lettre du continent. « Si M. Illassa avait mené un début d’enquête, il aurait constaté que cet entrefilet ne pouvait viser M. Yayi, pour n’être pas propriétaire à l’adresse indiquée », commentent les avocats du président.
« Je me suis contenté d’ajouter un nom à ces informations. En tant qu’opposant politique, je peux me permettre ce genre de clarification dans une affaire aussi importante. J’ajoute que c’est bien la première fois qu’un président béninois traîne un de ses concitoyens devant la justice pour diffamation », répond l’accusé. Quant à l’issue du procès qui s’ouvre le mois prochain, il se dit serein. « Je vais plaider la bonne foi. Mais dans cette affaire, j’ai déjà gagné. Le président Yayi Boni m’a taillé un costume inespéré, car il me considère désormais comme son premier opposant dans la diaspora », jubile-t-il.
L’écrivain Olympe Bhêly-Quenum s’invite dans les débats
Dans le feuilleton judiciaire qui s’annonce, Benoît Illassa peut en tout cas compter sur un soutien de taille, en la personne de l’écrivain Olympe Bhêly-Quenum. Dans une tribune poignante et fort critique à l’endroit de Yayi Boni, l’auteur d’ Un enfant d’Afrique martèle : « Le peuple béninois désirait que le successeur de Mathieu Kérékou travaille à panser les plaies de la nation. En moins de trois ans d’exercice, l’échec est un constat sans équivoque. N’en soufflez mot, vous serez un émule de « Olympe Bhêly-Quenum belliqueux » ; n’en écrivez rien dans votre blog, vous serez un sosie de « Benoît Illassa, ami de Yayi Boni devenu un opposant cruel (…) En faisant comparaître devant la justice française un de vos compatriote dont le blog a révélé des faits vous concernant, vous justifiez une idiosyncrasie [1] du régime qu’est votre haute main sur l’information et la justice. Est-ce cela le changement pour lequel Benoît Illassa aussi avait voté ? ».
Estimant que le blogueur n’a rien révélé de grave, Olympe Bhêly-Quenum cite de larges extraits d’un article publié par un groupe baptisé La génération Mathieu Kérékou. Morceaux choisis : « C’est une honte pour notre pays le Bénin. On dit à travers le monde et dans les ambassades que notre président boit trop et se soûle trop souvent la gueule au point de s’endormir en pleine réunion (…) Un homme soûl n’a pas la mesure du danger. Il fait n’importe quoi n’importe comment (…) Quand Yayi Boni a bien bu, il cherche à détruire tout sur son passage. Il peut ordonner l’interdiction d’une manifestation de l’opposition et envoyer l’IGE à la Bourse du Travail pour menacer les syndicalistes ». « De tels propos seraient-ils moins nuisibles que la diffamation présumée ? », se demande l’écrivain. « M. Yayi Boni aurait pu se contenter d’un droit de réponse », pense de son côté Benoît Illassa. Rendez-vous au tribunal de grande instance de Paris le 31 août.
[1] Réaction, tempérament, manière d’être de chaque individu.
in Afrik.com
Le Parti social démocrate (Psd) a tenu son deuxième congrès les 7 et 8 août dernier. Aux termes de leurs travaux, les militants ont renouvelé leur confiance au président Bruno Amoussou, après avoir analysé la situation politique actuelle du pays et adopté des résolutions nouvelles ainsi que des recommandations pour l’élargissement des bases du parti pour une plus grande participation au processus de démocartisation en cours au Bénin.
C’est dans une salle bleue du Palais des congrès, pleine comme un oeuf que les militants du Parti social démocrate (Psd) ont célébré le deuxième congrès ordinaire de leur existence. Emmanuel Golou, désoramis 1er vice-président du parti à qui l’honneur était échu de souhaiter la bienvenue aux militants et à leurs invités, indiquera que l’heure était venue pour le Psd d’écrire une nouvelle page dans l’histoire politique nationale du Bénin. A ce titre, il rappellera aux militants du Psd les échéances électorales de 2011 pour lesquelles, leur parti doit pouvoir prendre des mesures en accord avec leurs alliés pour obtenir un large succès surtout en ces moments où « les fondements de notre démocratie sont attaqués et les idéaux de la conférence nationale de février 1990 menacés ». Plusieurs étaient-ils les chefs de partis ne voulant se faire compter l’événement. Lazare Sèhouéto des Forces clé, Adrien Houngbédji du Prd, l’ancien président Nicéphore Soglo, la président de la Rb, Rosine Vieyra Soglo, Kolawolé Idji du Madep, Irénée Agossa de l’Upr, Kamarou Fassassi du Prd Nouvelle Génération, et bien d’autres ont honoré de leur présence ce deuxième congrès des sociaux démocrates béninois. Même Eugène Azatassou, coordonateur des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcb), rassemblement de partis et mouvements politiques soutenant les actions du président Boni Yayi était témoin de l’événement. Il a assisté la mort dans l’âme au procès du régime du changement après avoir tenté tant bien que mal de faire entendre sa voix dans cette forêt. Il faut signaler que les discours des uns et des autres n’ont été aucunement favorablement au régime en place. Cependant, cela n’a pas empêché les participants de rire aux éclats face aux spectacles des groupes folkloriques et autres acteurs lyriques qui ont peint la situation socio-politique de diverses manières, les plus comiques les unes que les autres.
Résolutions et recommandations
Le Parti social démocrate est parti sur de nouvelles bases. Les militants ont procédé au toilettage des textes. Ils ont pris de nouvelles résolutions et faire des recomandations aux différentes structures dirigeantes du parti. Au nombre des résolutions, il y en a eu quatre (04). Après celle qui invite le bureau exécutif à se mettre résolument à la tâche autour de Bruno Amoussou pour l’élargissement des bases du parti, il y a eu une résolution qui souhaite que le parti s’implique davantage dans la consolidation de l’alliance G et F tout en oeuvrant à la préservation de leurs intérêts. La troisième, dénonce la situation socio-politique et économique catastrophique quis’est installée depuis l’avènement du régime dit du changement. Elle invite tous les Béninois à s’unir et à travailler pour la sauvegarde de la paix au Bénin. Il est instamment demandé aux responsables du Psd de s’inscrire dans une oppostion responsable face aux régime de Yayi dont les dérives se multiplient et de proposer une alternance crédible pour 2011. La dernière résolution insiste sur l’état de veille qui doit caractériser désormais les populations afin de mettre fin aux menaces contre la démocratie et les libertés. Le congrès rappelle au chef de l’Etat son serment du 6 avril 2006 auquel il ne doit pas déroger.
Tirs croisés de l’oppostion sur Yayi
Le deuxième congrès du Psd a été l’occasion pour les chefs de file de l’opposition de dénoncer une fois encore les dérives du gouverment du Président Boni Yayi. Le président du Parti du renouveau démocratique (Prd) a rappelé l’amer constat de dictature qui s’installe dans le pays et qui les a conduit à se mobiliser le 12 mars 2008 au stade de l’amitié de Kouhounou ainsi qu’à Bohicon. Ceci pour, conjuguer davantage leurs efforts dans la dynamique unitaire pour proposer un projet de société valable au peuple béninois pour une alternance crédible en 2011. Il dénoncera également les manquements graves aux règles élémentaires de bonne gouvernance ainsi que les atteintes graves aux libertés démocratiques.
Quant au président Nicéphore Soglo, il fustigera les oiseaux de mauvaises augures qui font chanter leudésunion. Il fera également remaquer que l’aggravation de la situation socio-politique du Bénin devra prendre fin et c’est ce qui rassemble les différents partis qui composent les G et F. Il est aussi convaincu qu’ensemble la victoire leur est certaine. Lazare Sèhouéto et les autres ne seront pas moins tendre que ces derniers. En somme on aura assisté à un procès du régime en place. En témoigne la huée qui a accompagné le discours de Eugène Azatassou, coordonateur Fcbe qui a mentionné quelques actions du gouvernement.
Amoussou confirme son statut
Le discours d’ouverture du président du Psd, Bruno Amoussou aura tenu toutes ses promesses. De la situation nationale, il en a été question comme il en a été également de la situation sur le plan africain qu’international. Comme à son habitude, l’homme a marqué l’assistance de part la consistance et la pertinance de son discours, Le tonnerre d’applaudissements qui a suivi son discours n’était nullement feinte. Bien au contraire! C’est avec enthousiasme que les uns et les autres ont tôt fait d’adopter le slogan qui annonce le fatidique rendez-vous de 2011. En effet, dans son allocution, le Renard de Djakotomey, a fait remarqer que les signes de l’alternance au pouvoir sont là. Ainsi entonnera-t-il après avoir énuméré un certain nombre de ces faits, « lorsque vous verrez ces signes, c’est que l’évènement approche ».
In La Nouvelle tribune
Résolutions et recommandations
Le Parti social démocrate est parti sur de nouvelles bases. Les militants ont procédé au toilettage des textes. Ils ont pris de nouvelles résolutions et faire des recomandations aux différentes structures dirigeantes du parti. Au nombre des résolutions, il y en a eu quatre (04). Après celle qui invite le bureau exécutif à se mettre résolument à la tâche autour de Bruno Amoussou pour l’élargissement des bases du parti, il y a eu une résolution qui souhaite que le parti s’implique davantage dans la consolidation de l’alliance G et F tout en oeuvrant à la préservation de leurs intérêts. La troisième, dénonce la situation socio-politique et économique catastrophique quis’est installée depuis l’avènement du régime dit du changement. Elle invite tous les Béninois à s’unir et à travailler pour la sauvegarde de la paix au Bénin. Il est instamment demandé aux responsables du Psd de s’inscrire dans une oppostion responsable face aux régime de Yayi dont les dérives se multiplient et de proposer une alternance crédible pour 2011. La dernière résolution insiste sur l’état de veille qui doit caractériser désormais les populations afin de mettre fin aux menaces contre la démocratie et les libertés. Le congrès rappelle au chef de l’Etat son serment du 6 avril 2006 auquel il ne doit pas déroger.
Tirs croisés de l’oppostion sur Yayi
Le deuxième congrès du Psd a été l’occasion pour les chefs de file de l’opposition de dénoncer une fois encore les dérives du gouverment du Président Boni Yayi. Le président du Parti du renouveau démocratique (Prd) a rappelé l’amer constat de dictature qui s’installe dans le pays et qui les a conduit à se mobiliser le 12 mars 2008 au stade de l’amitié de Kouhounou ainsi qu’à Bohicon. Ceci pour, conjuguer davantage leurs efforts dans la dynamique unitaire pour proposer un projet de société valable au peuple béninois pour une alternance crédible en 2011. Il dénoncera également les manquements graves aux règles élémentaires de bonne gouvernance ainsi que les atteintes graves aux libertés démocratiques.
Quant au président Nicéphore Soglo, il fustigera les oiseaux de mauvaises augures qui font chanter leudésunion. Il fera également remaquer que l’aggravation de la situation socio-politique du Bénin devra prendre fin et c’est ce qui rassemble les différents partis qui composent les G et F. Il est aussi convaincu qu’ensemble la victoire leur est certaine. Lazare Sèhouéto et les autres ne seront pas moins tendre que ces derniers. En somme on aura assisté à un procès du régime en place. En témoigne la huée qui a accompagné le discours de Eugène Azatassou, coordonateur Fcbe qui a mentionné quelques actions du gouvernement.
Amoussou confirme son statut
Le discours d’ouverture du président du Psd, Bruno Amoussou aura tenu toutes ses promesses. De la situation nationale, il en a été question comme il en a été également de la situation sur le plan africain qu’international. Comme à son habitude, l’homme a marqué l’assistance de part la consistance et la pertinance de son discours, Le tonnerre d’applaudissements qui a suivi son discours n’était nullement feinte. Bien au contraire! C’est avec enthousiasme que les uns et les autres ont tôt fait d’adopter le slogan qui annonce le fatidique rendez-vous de 2011. En effet, dans son allocution, le Renard de Djakotomey, a fait remarqer que les signes de l’alternance au pouvoir sont là. Ainsi entonnera-t-il après avoir énuméré un certain nombre de ces faits, « lorsque vous verrez ces signes, c’est que l’évènement approche ».
In La Nouvelle tribune
lesdessousdelapolitique@ebeninois.com
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