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Le président français, Nicolas Sarkozy, a déclaré lundi que la burqa est, à ses yeux, un signe « d'asservissement de la femme ». Promettant la tenue d'un débat sur cette question au parlement, il a précisé qu'elle n'était « pas la bienvenue » en France.
C'est pourquoi il souhaite créer une commission d'enquête parlementaire qui pourrait se conclure par l'adoption d'une loi bannissant le port de la burqa ou du niqab à l'extérieur de la maison.
Dans un discours prononcé solennellement devant le Parlement français réuni en Congrès à Versailles, Nicolas Sarkozy a décrit le voile intégral non pas comme un signe religieux, mais plutôt comme un symbole de l'abaissement de la femme.
Il espère ainsi qu'avec un tel débat parlementaire « tous les points de vue s'expriment » ajoutant que « la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions ».
Le président a fait ces déclarations alors que les discussions sur la pertinence ou non d'une enquête parlementaire, ou même d'une loi pour interdire le port du voile intégral que le gouvernement n'a pas exclue, suscitent une polémique en France.
Même le gouvernement est divisé entre les partisans d'une telle loi et ceux qui craignent une stigmatisation des musulmans et des femmes qui portent un simple voile.
Les spécialistes insistent sur l'aspect marginal du phénomène. En France, le nombre de musulmans qui se réclament du salafisme et qui prônent une vision puritaine de l'islam est estimé à 5000.
Des réactions
Avant son discours, l'opposition socialiste avait estimé que le président français n'était pas le mieux placé pour donner « des leçons » de laïcité.
Elle a rappelé qu'en décembre 2007, Nicolas Sarkozy avait mis en relief « les racines chrétiennes de la France » et critiqué le caractère trop strict de la « laïcité à la française ». Il faisait référence à la loi de séparation de l'Église et de l'État qui date de 1905.
Le 6 juin dernier, le chef de l'État avait aussi provoqué un début de polémique en soutenant avec le président américain, Barack Obama, la liberté pour les musulmanes de porter le voile, en y mettant certaines conditions.
Par ailleurs, interrogé par l'AFP, le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur, tenant d'un islam modéré, a jugé les déclarations du président Sarkozy « cohérentes avec l'esprit laïque et républicain ».
Pour lui, un débat parlementaire est « approprié » compte tenu de l'impact qu'il peut avoir, en raison de la nouveauté du phénomène du voile en France.
De son côté, Mohammed Moussaoui, président du CFCM, principale organisation musulmane, qui s'était dit « choqué » par la création d'une commission d'enquête, a dit compter davantage sur « la pédagogie et l'éducation » que sur une loi pour amener ces femmes à renoncer au voile intégral.
Un sujet délicat
En France, le sujet de la laïcité suscite les passions. En Europe, il s'agit du seul pays à avoir interdit, par l'adoption d'une loi en 2004, le port du foulard islamique à l'école, et ce, après un débat passionnel. Contrairement à ce voile, la burqa et le niqab couvrent la tête et le corps, en plus de dissimuler les yeux.
Nicolas Sarkozy a été très applaudi par les parlementaires après son allocution. Pour la petite histoire, il s'agissait du premier discours d'un président français depuis 1848 devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
© AFP
Dans un discours prononcé solennellement devant le Parlement français réuni en Congrès à Versailles, Nicolas Sarkozy a décrit le voile intégral non pas comme un signe religieux, mais plutôt comme un symbole de l'abaissement de la femme.
Il espère ainsi qu'avec un tel débat parlementaire « tous les points de vue s'expriment » ajoutant que « la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions ».
Le président a fait ces déclarations alors que les discussions sur la pertinence ou non d'une enquête parlementaire, ou même d'une loi pour interdire le port du voile intégral que le gouvernement n'a pas exclue, suscitent une polémique en France.
Même le gouvernement est divisé entre les partisans d'une telle loi et ceux qui craignent une stigmatisation des musulmans et des femmes qui portent un simple voile.
Les spécialistes insistent sur l'aspect marginal du phénomène. En France, le nombre de musulmans qui se réclament du salafisme et qui prônent une vision puritaine de l'islam est estimé à 5000.
Des réactions
Avant son discours, l'opposition socialiste avait estimé que le président français n'était pas le mieux placé pour donner « des leçons » de laïcité.
Elle a rappelé qu'en décembre 2007, Nicolas Sarkozy avait mis en relief « les racines chrétiennes de la France » et critiqué le caractère trop strict de la « laïcité à la française ». Il faisait référence à la loi de séparation de l'Église et de l'État qui date de 1905.
Le 6 juin dernier, le chef de l'État avait aussi provoqué un début de polémique en soutenant avec le président américain, Barack Obama, la liberté pour les musulmanes de porter le voile, en y mettant certaines conditions.
Par ailleurs, interrogé par l'AFP, le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur, tenant d'un islam modéré, a jugé les déclarations du président Sarkozy « cohérentes avec l'esprit laïque et républicain ».
Pour lui, un débat parlementaire est « approprié » compte tenu de l'impact qu'il peut avoir, en raison de la nouveauté du phénomène du voile en France.
De son côté, Mohammed Moussaoui, président du CFCM, principale organisation musulmane, qui s'était dit « choqué » par la création d'une commission d'enquête, a dit compter davantage sur « la pédagogie et l'éducation » que sur une loi pour amener ces femmes à renoncer au voile intégral.
Un sujet délicat
En France, le sujet de la laïcité suscite les passions. En Europe, il s'agit du seul pays à avoir interdit, par l'adoption d'une loi en 2004, le port du foulard islamique à l'école, et ce, après un débat passionnel. Contrairement à ce voile, la burqa et le niqab couvrent la tête et le corps, en plus de dissimuler les yeux.
Nicolas Sarkozy a été très applaudi par les parlementaires après son allocution. Pour la petite histoire, il s'agissait du premier discours d'un président français depuis 1848 devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
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lesdessousdelapolitique@ebeninois.com
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