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Il aura fallu environ huit mois pour que la « vraie » vérité au sujet de la réhabilitation du Centre international des conférences et du Palais des congrès de Cotonou s’éclate. Surfacturations, passations fantaisistes de marchés gré à gré, incompétence des entreprises en charge de l’exécution des travaux sont entre autres maux diagnostiqués par les agents de l’Inspection générale d’Etat qui ont été missionnés par le gouvernement. Ceci suite aux critiques diverses qui n’ont cessé de fustiger aussi bien le coût jugé exorbitant des travaux.
En effet, ces 7 milliards de Fcfa semblent même dépasser le montant auquel les infrastructures ont été réalisées. C’était d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les députés de la cinquième législature avaient rejeté le 14 octobre 2008 le collectif budgétaire introduit par le Chef de l’Etat en fin de l’année dernière. A la suite de ce rejet et avant la prise de la première ordonnance le 4 novembre 2008, onze ministres étaient montés au créneau pour justifier les nouvelles dépenses du collectif. A cette occasion, le ministre François Noudégbessi chargé entre autres de l’urbanisme, a expliqué aux professionnels des médias dans la salle de conférence de la Direction générale des impôts et des domaines ce qui motive l’énormité des dépenses afférentes aux travaux de réhabilitation du Centre international des conférences et du palais des congrès. Mais aujourd’hui, ce serait un euphémisme d’affirmer que l’Ige a donné raison aux confrères Ludovic Guédénon et autres qui avaient longuement soulevé la question au cours de cette conférence de presse. Et l’acte en lui-même constitue sans aucun doute une preuve d’un regain du combat contre la corruption et les détournements de fonds publics. Le courage de la dénonciation de ce dossier par le gouvernement lui-même reste également notable.
In Le progres
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