Les dessous de la politique

MARQUEE avec une BORDURE
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Le dialogue politique national souhaité et proposé par le chef de l’Etat est accepté par l’ensemble de la classe politique. Seulement, l’opposition bien que partie prenante à cette proposition, émet des réserves. Mieux, elle pose les conditions.Après plusieurs mois d’hésitation, les partis et alliances de partis politiques de l’opposition non déclarée ont répondu au chef de l’Etat.


Dialogue politique national : l’opposition pose les conditions
C’est au moyen d’une lettre cosignée par le Madep de Séfou Fagbohoun, le Prd de Adrien Houngbédji, le Psd de Bruno Amoussou, le G13 de Issa Salifou Saley et Force Clé de Lazare Sèhouéto et adressée au ministre chargé des Relations avec les institutions le 13 juillet 2009, qu’elle a notifié sa position au gouvernement. Cette réponse a été donnée huit mois après la proposition du chef de l’Etat. En effet, le chantre du Changement avait fait précipitamment cette offre aux forces politiques hostiles à sa gestion à la veille de leur rencontre des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey et Bohicon. On se rappelle que unanimement, elles s’étaient prononcées contre l’inopportunité d’une telle rencontre. Au motif que c’était dans l’intention de fragiliser l’unité d’action des forces politiques d’opposition. Puisque le chef de l’Etat avait retenu le 29 novembre 2008 comme la date où devait se tenir ce dialogue politique national. Alors que cette date coïncide avec celle de la rencontre d’Abomey-Bohicon. De plus, l’opposition non déclarée reprochait au chef de l’Etat, le non-respect du mémorandum à lui adressé au lendemain de la constitution du G4, le 12 mars 2008. Pour cela elle avait exigé la création d’un cadre de concertation pour bien préparer le dialogue politique.

Crise de confiance

« Nous n’avons aucune raison de croire en la volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement de conduire un « dialogue politique national » ». Voilà clairement exprimée l’idée que se fait l’opposition de la démarche du chef de l’Etat. L’opposition est donc très méfiante vis-à-vis du chef de l’Etat qui « ne tient pas parole ». Les forces politiques invitées au dialogue doutent de la franchise et de l’honnêteté du président de la République. Toutefois, l’opposition marque son accord et l’assortit de deux conditions très précises. « Le gouvernement du Changement, son chef et toute la mouvance doivent arrêter la campagne électorale précoce engagée pour 2011 ». Ensuite, la presse de service public (notamment les organes de l’Ortb) doit « redevenir républicaine et digne d’une démocratie ». Le pluralisme doit y être réinstauré. Pour finir, le chef de l’Etat doit s’engager à respecter et faire respecter les deux conditions suscitées. C’est à ce prix seulement que l’opposition non déclarée peut avoir foi en la volonté du Dr Yayi Boni.

In Le Matinal


lesdessousdelapolitique@ebeninois.com

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