|
Une crème miracle retarde l’éjaculation au maximum deux heures et suscite beaucoup d'intérêt en ce moment au Bénin.
La crème « Man and Woman » fait des couples heureux au Bénin. Surnommée « Crampon », par allusion à la durée d’un match de football, elle permettrait de retarder l’éjaculation de plus de 90 minutes. Pour les Béninois, qui utilisent cette pommade à l’insu de leur partenaire, il s’agit d’honorer la femme pour lui montrer qu’ils sont des étalons. Des vrais.Il existe enfin un moyen pour qu’un homme n’atteigne plus le septième ciel en laissant sa partenaire sur sa faim. La solution n’est autre qu’une crème qui retarde l’éjaculation. « Rien de nouveau : il en existe déjà », certains s’empresseront-ils de dire. Certes. Mais aucune ne rivalise avec la pommade « Man and Woman » (« Homme et Femme », en anglais). Au Bénin, les jeunes hommes qui l’utilisent n’en font pas part aux femmes. Et certains, entre amis, ne parlent de la crème qu’avec un nom de code : « Crampon ». « Avec une utilisation, l’homme peut ‘durer’ deux fois 45 minutes, soit la durée d’un match de foot », explique Richie, 30 ans. Si le secret de polichinelle est si bien gardé des oreilles de la gent féminine, c’est parce que les utilisateurs veulent être pris pour de véritables étalons. Car, selon eux, pour garder une femme et lui laisser un souvenir impérissable, il faut absolument la satisfaire sous les draps.
Nom de code : « Crampon »
Essayer « Crampon », c’est l’adopter. C’est un slogan qu’apprécieraient sans doute les Béninois qui ont testé la pommade artisanale, commercialisée principalement par des Nigériens dans le pays. A l’image de Franck. « Je l’utilise souvent depuis un an et demi ou deux ans », assure le jeune homme de 32 ans. Il faut dire que le rapport qualité-prix semble défier toute concurrence. « La crème, qui est conditionnée dans un petit emballage du diamètre d’une capsule de bière, coûte entre 500 et 1 000 FCFA. Elle permet de retarder l’éjaculation au maximum deux heures », estime le fervent utilisateur, qui ajoute qu’une « boîte » peut servir au moins cinq fois.
C’est cette capacité à retarder la jouissance masculine qui vaut à la pommade, qui aurait été créée au Ghana, son surnom. Mais « Crampon » est aussi, et surtout, un nom de code pour que personne ne découvre qu’ils utilisent une crème retardante. « Lorsque je vois une fille qui me plaît, il m’arrive de dire à mes amis : ‘Cette fille est très jolie, je vais utiliser Crampon’ », raconte Franck qui est fiancé, mais admet ne pas résister « aux aventures parce qu’il y a trop de tentations ».
Ni vu ni connu
Pour ne pas mettre en danger leur « couverture », les adeptes de la méthode « Crampon » mettent alors en place toute une stratégie. Dix à quinze minutes avant le rapport sexuel, ils appliquent la crème sur le gland. « Cela brûle pendant quelques minutes », témoigne Richie, qui s’en est servi deux fois. Ensuite, « le gland, comme anesthésié, est beaucoup moins sensible, ce qui ralentit considérablement l’éjaculation », certifie Franck. Après que la crème ait fait effet, certains se lavent le sexe pour faire partir toute trace de crème inodore pour ne pas être découverts et ainsi s’assurer qu’il n’y aura pas de problème de compatibilité avec le préservatif. Mais pas tous. « Je laisse sécher la pommade dix minutes et j’enfile un préservatif. Je suis certain que c’est compatible, mais pour s’en assurer il faudrait sans doute des tests en laboratoire », reconnaît Florent, 25 ans.
Viens ensuite le moment du test ultime : le rapport sexuel. Franck, Florent et Richie, qui assurent tous trois n’avoir jamais eu d’allergie, certifient l’efficacité du produit. Ce qui justifie la supercherie. « Quelque part, ce sont les femmes qui nous poussent à utiliser Crampon. Certaines sont vraiment dures dans l’intimité et vous insultent lorsque vous leur faites l’amour 15 minutes. Elles vous disent que vous ne valez rien », souligne Franck. « En revanche, renchérit Florent, vos partenaires sont très contentes lorsque le rapport se prolonge. Et j’ai fait l’expérience : j’ai retrouvé des partenaires avec qui j’avais eu des rapports avant de connaître la crème. Après une relation avec Crampon, elles en arrivaient même à me demander pourquoi je durais aussi longtemps. Je leur expliquais alors que pour ne plus éjaculer trop tôt, j’avais été voir un docteur et fait des piqûres. »
Etre le roi des étalons à tout prix
Avouer la vérité serait mal vu et les ferait passer pour des hommes en petite forme. Mais les Béninois qui utilisent « Crampon » ne se cachent pas de vouloir être, avant tout, les meilleurs dans l’intimité. Pour laisser un souvenir impérissable à leur amante. Amante, parce qu’il est impensable de tenter l’expérience avec sa femme. Franck estime même que c’est fortement déconseillé. « Si vous arrivez à feinter pour mettre la crème en temps normal, il se peut que vous finissiez par vous retrouver pris à votre propre piège. Imaginez que votre épouse se lève en pleine nuit parce qu’elle a envie de vous. Comment allez-vous lui expliquer que vous durez beaucoup moins longtemps sans éveiller ses soupçons ? » analyse-t-il, en précisant qu’une baisse de tonus et d’endurance dans une relation, fixe ou occasionnelle, peut la jeter dans les bras d’un homme qui « saura la satisfaire ».
L’objectif est aussi d’être à la hauteur pour que la jeune femme vante les mérites de son partenaire. Mieux, qu’elle le compare aux autres et lui décerne la médaille morale du meilleur amant. Certains reconnaissent donc que leur choix vise aussi à honorer leur ego de mâle. Mais si dans cette bataille de l’image les hommes n’y laissent pas leur chemise, ils y laissent de l’énergie. « Physiquement, c’est très fatiguant de tenir aussi longtemps. Mais c’est le prix à payer pour se faire un nom », commente Franck. Fatiguant et, parfois, frustrant. Richie et Franck assurent que leur plaisir sexuel n’est en rien affecté en dépit de l’anesthésie partielle du gland. Mais Florent, lui, se sent parfois frustré. Côté femmes, si elles sont globalement fières d’avoir trouvé un homme qui, dans leur esprit, dure plus longtemps, « les rapports trop prolongés peuvent finir par leur faire mal », estime Richie.
Plus puissant que les produits pharmaceutiques
Des désagréments qui ne décourageront pas les jeunes de se procurer « Man and Woman » sur les marchés. Même si, à l’origine, le produit aurait été créé pour les hommes âgés. De leur avis, le produit est indispensable parce que très efficace. Plus efficace, selon certains, que les « crèmes retardantes » vendues en pharmacie à un prix trop élevé pour eux. « Les produits d’Afrique sont plus puissants que ceux des pharmacies, estime Florent. Dès que nous avons un problème, il n’y a qu’à se tourner vers la pharmacopée traditionnelle pour être sûr de le résoudre ».
Alors la crème « Crampon » pourrait encore avoir de beaux jours devant elle. Le bouche à oreille fonctionne bien et le produit est même fabriqué, selon Florent, dans le nord du pays. « La pommade porte toujours le nom ‘Man and Woman’, l’emballage est identique, le mode d’emploi aussi, mais la formule est un peu différente car ceux qui l’ont mise au point gardent toujours secret l’un des composants », explique-t-il. Et d’ajouter que le bouche à oreille a traversé les mers. Il a déjà envoyé « Crampon » à des amis en France qui se sont montrés on ne peut plus satisfaits.
In Afrik.com
Le commissaire spécial de Kraké-Plage a interpellé deux ressortissants nigérians âgés de 57 et 49 ans le mardi 14 juillet 2009. Il a été découvert au fonds du sac du sieur Umunna Cyrille, en sa présence constante, de la drogue (cocaïne). Interrogé sur procès verbal, ils ont reconnu dans les détails ce que chacun d’eux sait de la drogue ou de la connaissance de l’autre. Ils ont été mis à la disposition du directeur départemental de l’Ouémé et du plateau ainsi que le véhicule et la drogue, dont le poids serait, estimé à plus d’un kilogramme.
Des informations recueillies, il en résulte que les deux individus interpellés ne sont pas les seuls éléments de la bande. Les investigations se poursuivent pour appréhender les autres membres de ce réseau de malfrats. Poursuivant les investigations dans le cadre du démantèlement du réseau des braqueurs arrêtés par la Brigade anti-criminalité, les éléments de cette unité ont réussi à saisir dans les cachettes de ces malfrats huit (08) armes dont une AKM, révolver, un pistolet automatique et cinq de fabrication artisanale. Des munitions, de tous calibres, retrouvées ces derniers temps sur les scènes de crimes ont été également saisies. Ces munitions sont gardées à la base de cette unité à Akpakpa. Les investigations se poursuivent aussi pour appréhender les autres éléments de la bande et récupérer le reste des armes et munitions. La Brigade anti-criminalité antenne Cotonou, poursuivant les investigations suite au coup de feu dans la nuit du samedi 25 juillet dans la zone de pk10, a arrêté trois autres braqueurs et deux receleurs. Le propriétaire de la moto arrachée s'est déjà présenté à la base de la Brigade anti-criminalité avec les pièces justificatives de titre de propriété de la moto retrouvée chez les braqueurs lors de leur arrestation. Les enquêtes se poursuivent pour démanteler entièrement le réseau.
In l'Option infos
Dans la nuit du dimanche à lundi dernier, un délit grave a été commis dans l’arrondissement d’Aklankpa, une localité de la commune de Glazoué. Il s’agit d’un crime crapuleux perpétré par un jeune homme de trente ans sur son père. Il n’a pas hésité à tirer à bout portant sur son géniteur sous prétexte qu’il serait devenu un sorcier. Le jeune homme dit avoir consulté les dieux de la famille (les fétiches), et qu’il ressort des informations reçues que son père est rentré dans la sorcellerie.
Bien qu’aucune statistique officielle n’a encore été rendue publique sur la recrudescence de l’insécurité, les Béninois se sentent depuis quelques temps chaque jour un peu plus menacés, malgré les dispositions sécuritaires mises en place par les autorités en charge du secteur.
Déjà perceptible dans les marchés et certaines places publiques à la tombée de la nuit, le banditisme s’est accentué depuis quelques temps avec la crise liée à la flambée des prix des produits de première nécessité. A Pobé (localité du sud-est, située à environ 100 km de Cotonou), un opérateur économique qui n’habite pourtant pas la périphérie, à qui ces brigands ont rendu une visite apparemment bien préparée, avait dû prendre ses jambes à son cou devant la mort de son gardien qui tentait de défendre les lieux. Il a été évacué sur Cotonou pour guérir des blessures de ballesa, alors que les malfrats ont réussi à emporter de l’argent et des objets de valeur.
A Abomey-Calavi, localité dortoir située à environ 15 km de Cotonou, une famille avait été également surprise dans son sommeil à 2h du matin par une horde de bandits bien armés. Après avoir défoncé la fenêtre, roué de coups et blessé de balles de fabrication artisanale le maître des lieux, menaçant même d’emporter son bébé, les bandits ont forcé ce dernier a leur remettre argent et objets de valeur.
La veille, un autre appartement du même quartier avait été fouillé de fonds en comble par les mêmes malfrats qui, à chaque fois, réussissent leur coup. Dans le Nord du pays, il ne se passe de semaine sans que la voie inter-Etats Cotonou-Ouagadougou n’enregistre son lot de coupeurs de route. En octobre dernier, les forces de l’ordre avaient démantelé à Parakou (principale ville du Nord située à 450 km de Cotonou), un réseau de malfaiteurs spécialisé dans les vols qualifiés. Les braquages à mains armées sont les méthodes utilisées par ce gang pour atteindre son objectif. Le réseau est composé de trois hommes et de deux femmes et dispose d’un véhicule servant à transporter les biens volés. Les quartiers populaires des grandes villes, qui bénéficient pourtant de plusieurs opérations de sécurisation et de déguerpissement des hors-la-loi depuis quelques temps, n’en sont pas plus assainis.
Délogés de leurs fiefs habituels, les bandits, tels des fauves enragés, n’hésitent pas à attaquer en plein jour les populations, surtout les femmes, qu’ils dépouillent de leurs téléphones portables et de leur porte-monnaies. Les abords des pharmacies, les parkings et abords de voies publiques sont devenus les endroits de refuge de ces voleurs qui imaginent chaque jour de nouvelles stratégies pour déjouer les plans mis en place par la Police.
Clémentine A., opératrice de saisie dans une entreprise de la place, frissonne encore lorsqu’elle se rappelle l’audace d’un jeune homme dont le physique ne trahissait en rien la réelle intention, qui lui déroba ses deux portables et un billet de 10.000 FCFA en plein jour. "Bonsoir tanti, lui avait pourtant gentiment dit le jeune homme, avant de lui montrer discrètement un couteau, menaçant de la poignarder si elle s’évertuait à le dénoncer". Malgré la densité de la circulation, à cette heure de la journée, la victime n’a eu d’autre choix que de céder à la demande du délinquant, par crainte de représailles. Sa collègue a été plus chanceuse, les deux voleurs qui l’avaient abordée avec le même scénario ont pris la poudre d’escampette à la vue d’un véhicule de la Police.
Celle–ci rentrait du service à 18h 30 quand les deux jeunes lui firent signe de s’arrêter comme pour la prévenir d’un danger. Il la saluèrent gentiment et la prièrent d’aider l’un d’entre eux à se rendre à deux rues de là. Voulant répliquer qu’elle n’était pas un taxi-moto, ils lui montrèrent chacun le bout du couteau soigneusement dissimulé dans la poche de leur pantalon et lui demandèrent de choisir, quand par hasard, la sirène de la Police retentit et les fit détaler.
Pana
lesdessousdelapolitique@ebeninois.com
|
|

A mon avis





























