Cette décision des centrales syndicales fait suite au refus du préfet de l’Atlantique/Littoral d’autoriser la marche des centrales syndicales qui veulent protester contre la hausse des prix des produits de premières nécessités, la privatisation de Bénin Télécoms, et l’affaire Cen-Sad. Les secrétaires généraux de la Cosi , de la Csa , de la Cstb , de la Cgtb et de la Fésyntra-Finances se sont retrouvés hier à la Bourse du travail pour décider d’une grève générale de protestation de 48h à compter du mardi 28 juillet 2009. Ils ont tous répondu présents à la marche de protestation prévue pour le mardi 21 juillet 2009, en dépit de l’interdiction du préfet de l’Atlantique/Littoral. Confinés dans les locaux de la Bourse du Travail, les travailleurs et les responsables syndicaux ont manifesté leur mécontentement contre cette décision des autorités.Dieudonné Lokossou Secrétaire général de la Centrale des syndicats autonomes(Csa) n’a pas été tendre envers le pouvoir. Selon lui, le changement c’est du mensonge, le chef de l’Etat cautionne la corruption en refusant aux travailleurs de marcher contre la corruption. Dieudonné Lokossou dénonce les agissements du gouvernement qui consistent à empêcher les organisations syndicales d’exercer leur droit à la marche. « Au cours d’une rencontre avec le chef de l’Etat, il a demandé où étaient les Centrales syndicales au moment où les gens pillaient le pays et c’est maintenant qu’ils se sont déchaînées. Cette déclaration du chef de l’Etat suppose une certaine caution et les juges compétents doivent se saisir de ce dossier pour poursuivre les pilleurs à quelque niveau que ce soit», a déclaré Pascal Todjinou Secrétaire général de la Cgtb. Paul Issé Iko a permis à la foule de se détendre. C’est sous le slogan «Boni est le responsable des malheurs des travailleurs» que s’est déroulée l’animation du Secrétaire général adjoint de la Cstb. Laurent Mètongnon a de son côté insisté sur les appels répétés du ministre Zinzindohoué l’invitant à se rendre dans son cabinet pour des discussions. Selon le Secrétaire général de la Fésyntra-Finances la manœuvre du gouvernement vise à corrompre les responsables syndicaux. « Le vendredi 10 juillet 2009, les travailleurs ont décidé d’une marche de protestation contre les privatisations, contre la hausse des prix et contre le dossier Cen-Sad. Lorsqu’on a déposé la demande, ils nous ont exigés de retirer de la demande, le point concernant le dossier Cen-Sad en attendant que la commission Adjaho ne dépose son rapport ; ce qui a été fait. Mais nous avons été surpris d’apprendre le 20 juillet 2009 que le préfet de l’Atlantique/Littoral a interdit la marche prévue pour le 21 juillet. Même si les travailleurs se soumettent à la décision du préfet, cela ne saura perdurer car, au-delà de deux interdictions, les travailleurs ne vont plus adresser de demande avant de rentrer dans la rue», a expliqué Gaston Azoua . Gaston Azoua a aussi indiqué que dès jeudi une nouvelle demande de marche sera introduite et gare au chef de l’Etat si elle était interdite. Selon le Secrétaire général de la Cstb , le président de la République est maintenant au désarroi. Ensemble, ils promettent la vie dure au Président de la République les jours à venir.
In Le Matin