Les dessous de la politique

MARQUEE avec une BORDURE
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Pour la troisième fois en quatre ans, Yayi Boni vient de valider par ordonnance le budget général de l’Etat. On a beau critiquer ses prédécesseurs, on ne pouvait pas avoir pire comme Président «démocrate».


Le Président Yayi Boni
Le Président Yayi Boni
Le budget était si indigne que même les députés de la mouvance en ont voté contre. Cela n’a pas suffit à convaincre le Président de la République du Bénin de prendre du recul et de prendre en compte les incohérences relevés par ces derniers. L’entêtement, c’est le qualificatif qui concorde avec l’attitude anti-démocratique de notre Président et de son entourage. Les représentants du peuple ont dit non. Le peuple a donc dit non, mais ils se sont entêtés à nous imposer un budget qui les arrange. Un budget qui leur permet d’enfoncer le déficit budgétaire année après année et d’accentuer encore plus le train de vie de l’Etat. Que ce soit clair, Yayi Boni vient de passer par ordonnance un budget qui lui permet d’engager des chantiers qu’il sait qu’il ne peut achever avant la fin de son mandat. L’objectif est donc pour lui de se représenter en campagne présidentielle avec une panoplie de projets non achevés et de solliciter le vote des Béninois pour encore cinq ans. Le comble de la démagogie… Tout le monde a désormais la preuve que nous avons élu en 2006, un Président autiste, gonflé et replié sur lui-même et qui ne pense qu’à son ego et à son image. Yayi Boni ne fait que confirmer l’idée dommageable que nombre de Béninois se font de lui après près de quatre années de gestion du pays. N’ayons pas peur des mots, ce monsieur est loin d’être un démocrate. Un vrai président démocrate n’est pas si prompt à faire table rase du débat et de la discussion. Yayi Boni ne digère ni contradiction ni confrontation d’idées. Dans son imaginaire de Président Tout-puissant de la République du Bénin, il n’a de compte à rendre à personne et il est inacceptable pour lui que le budget qu’il propose à la représentation nationale fasse l’objet de débats interminables et même de rejets. Pour quelqu’un qui n’a pas le mot consensus dans son langage, la seule solution qui s’imposait, était la force. Il a réussi à passer en force un budget astronomique et surréaliste de plus 1300 milliards de francs CFA au contenu douteux et ambigu alors que le précédent budget n’a été exécuté qu’à moitié pour des raison de détournements, de gaspillages, de corruption et de mauvaises prévisions. Pourtant, ce que les députés reprochent au budget est assez raisonnable et mérite d’être entendu. Les parlementaires ont dénoncé l’existence de deux différentes lois de finances, l’une tenant compte des recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et une deuxième, dont les chiffres sont jugés irréalistes. Ils ont également dénoncé la mauvaise gestion d’un gouvernement sans tableau de bord ainsi que la nébuleuse affaire des tracteurs agricoles qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive au cours des dernières semaines. Les nombreux amendements formulés au projet lors des travaux en commission ont été purement et simplement rejetés. Yayi Boni, comme à son habitude, ne veut rien entendre. Le vote ou l’ordonnance, il n’a pas hésité à choisir la solution la plus facile. Celle qui lui permet de donner aux Béninois, la fausse impression qu’il se bat pour le pays et que des «individus malintentionnés» sont décidés à lui mettre les bâtons dans les roues.

Patient ATCHO


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La Haac de plus en plus partisane commence à déraisonner et donne désormais l’impression de servir le Président de la République du Bénin. Le dernier acte en date, est la suspension de Radio privée CAPP Fm pour soi-disant, "violation du code de la presse béninoise".


Que vaut la liberté d’expression au Bénin ?
Théophile Nata peut toujours continuer à endormir les Béninois. On sait désormais qu’il n’a été nommé que pour être au service du Président. Comment fermer toute une radio pour des raisons aussi ridicules ! On a toujours l’impression qu’au Bénin, les salariés de l’organe de régulation de l’audiovisuel n’ont aucune connaissance du fonctionnement des médias, de la déontologie et surtout des règles élémentaires de la démocratie. Dans une démocratie normale, les médias ne sont jamais tendres avec les politiciens quelle que soit la nature de leurs actions. Comment peut-on devenir une grande démocratie si on n’a pas la possibilité de critiquer les dirigeants politiques ? La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la communication béninoise sert-elle franchement à quoi ? Nous sommes dans quel pays ? Pourquoi n’a-t-on pas le droit d’avoir une émission qui vilipende à longueur de journée le Président de la République ? Pourquoi le Bénin doit-il avoir un journalisme différent des autres pays ? Pourquoi doit-on se cramponner à un journalisme classique qui par souci d’équilibre caresse tout le monde dans le sens du poil ? Le journalisme ne devient-il pas de plus en plus idéologique ? Pourquoi un organe de régulation des médias doit-il dicter les lignes de conduite à des professionnels ? Pourquoi ne doit-on pas critiquer le Président de la République du Bénin ? Pourquoi ??? La Haac dirigée par Théophile Nata est tombée bas, très bas. On peut tout reprocher à l’émission «La voix de la sentinelle» animée par Valdave Emilia Dagnonhouéton mais pas le franc-parler qui la caractérise. Pour justifier son action anti-démocratique, la Haac n’a pas cherché loin ses arguments mensongers. Elle s’est même engouffrée dans la honte : « les auditeurs ont plutôt droit à un dangereux mélange de genre fait de prêche religieux, de réquisitoire politique partisan, de graves insinuations, et d’allégations des faits non prouvés, d’insultes et de commentaires totalement déséquilibrés et irresponsables». La vérité, c’est que Yayi Boni et ses collaborateurs ont mis la pression sur la Haac pour sauter l’émission parce qu’elle constituait un danger pour eux dans la perspective présidentielle de 2011. Depuis son arrivée au pouvoir en 2006, Yayi Boni a complètement sali l’image "démocratique" du Bénin en menaçant continuellement et en emprisonnant des journalistes et des opposants politiques pour des raisons grotesques. Conséquence, le Bénin s’enlise année après année dans le fond du classement de Reporters Sans Frontières. Avec la fermeture gratuite de Radio CAPP Fm on n’est pas au bout de l’enlisement dans les prochains classements. A quand l’évolution de la mentalité de ceux qui nous dirigent ? Tous les jours aux Etats-Unis par contre, des émissions de télévisions ou de radios de conservateurs vilipendent sans raison valable le Président Obama. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut fermer ces radios ! Interdire des émissions ou fermer des médias pour des raisons politiques est une entrave à la démocratie. On n’a pas besoin de faire des études de droit pour le savoir ! L’existence de la Haac au Bénin est une menace terrible pour la démocratie Béninoise. Elle ne fait rien de bon. Cette Haac n’est ni plus ni moins qu’un instrument politique mis sur pied pour protéger l’image brouillonne du Président de la République. Elle ne sert à rien d’autre et ne constitue qu’une honte nationale. Théophile Nata s’il était un vrai démocrate, il devrait ordonner la réouverture immédiate de Radio CAPP Fm ou rendre sans délai, son tablier. C’est aussi simple que cela.

Par Patient ATCHO


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Lundi 19 Octobre 2009 02:37


La récente qualification du Bénin à la CAN 2010 déchire déjà des passions inutiles. L’euphorie a donné lieu à des débordements verbaux et des conclusions hâtives qui ont tous l'air du déjà entendu. On s’enflamme, on rêve, on fantasme… On a l’impression que le Bénin s’apprête encore à commettre les mêmes erreurs commises auparavant comme si tout le monde avait subitement perdu la mémoire. Retour sur un commentaire publié au lendemain de l’élimination du Bénin à la CAN 2008.


Stéphane SESSEGNON, ce joueur exceptionnel est toujours capable du meilleur comme du pire
Stéphane SESSEGNON, ce joueur exceptionnel est toujours capable du meilleur comme du pire
Elimination du Bénin de la CAN :

Les raisons du fiasco


Le Ghana n’a pas été le théâtre de miracles à la Béninoise. Les Voduns et les mânes des ancêtres ont été ridiculement inopérants. Et comme on pouvait s’y attendre, le Bénin n’a pas pu résister aux assauts offensifs des grandes équipes de son groupe. Le dernier match contre le Nigeria n'a été que l’aggravation de la dégringolade. Pour la deuxième qualification de son histoire pour la Coupe d’Afrique des Nations, notre pays n’a été que l’ombre de lui-même malgré une préparation enviable. Mais cette équipe nationale ne pouvait logiquement pas aller plus loin. La pression qu’elle portait était moins populaire que politique.

Juste après le tirage impitoyable du groupe B, groupe dans lequel le Bénin devrait croiser le fer avec la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Mali, la plupart des Béninois connaisseurs du football, savaient déjà que les dés étaient pipés et que leur pays allait au Ghana pour se faire ridiculiser. A l’arrivée, ces Béninois ne se sont pas trompés mais en revanche, Yayi Boni et son gouvernement se sont trompés sur toute la ligne. La qualification de l’équipe nationale a été vendue aux Béninois comme étant l’œuvre personnelle du Chef de L’Etat qui s’en est donné les moyens. Son omniprésence aux côtés des joueurs et au stade ainsi que sa générosité financière incontestable ont sans doute motivé les coéquipiers de Sessègnon à se surpasser et à tout donner pour arracher la qualification. Mais le Président était parfois trop présent et ce qui devrait plus être un soutien mental du onze national, s’est transformé en pression politique. Yayi Boni veut absolument montrer aux Béninois qu’il est l’homme par qui le miracle arrive en improvisant un préparatif incroyable aux Ecureuils. Dans ces conditions, il était difficile pour un joueur soucieux de donner le meilleur de lui-même, de ne pas passer à côté de sa performance habituelle.
Il est aujourd’hui difficile voire impossible de comprendre les raisons de l’enrôlement d’un entraîneur allemand (Reinhardt Fabisch) pratiquement inconnu du football africain. C’est tout simplement un gâchis financier de savoir que ce monsieur est rémunéré à coup de millions pour une équipe dont on savait au départ qu’elle n’avait pas de toute façon aucune chance d’aller loin au regard des cadors qu’elle avait à affronter. Ce recrutement était manifestement inutile et ne constitue qu’un aveu d’ingratitude à l’égard du sélectionneur local (Edmé Codjo) qui connaissait mieux les cadres de l’équipe et qui avait pourtant conduit l’équipe à la qualification. En refusant d’assumer son incompétence et en inventant de toute pièce une histoire encore injustifiée, Reinhardt Fabisch ne veut pas être désigné responsable de la débâcle des Ecureuils. Ses déclarations (il a affirmé avoir reçu une offre de corruption pour arranger le résultat du match perdu contre le Mali) à l’occasion d’un point de presse dimanche dernier ont bien ébranlé le public sportif béninois. Il ne s’agit ni plus ni moins que de la fuite en avant d’un sélectionneur dont les jours sont désormais comptés.
Très concrètement, le onze Béninois n’avait pas besoin d’aller jusqu’au Brésil pour s’entraîner dans le cadre des préparatifs de la CAN. Peut-être que dans l’imaginaire des autorités sportives béninoises, le séjour au Brésil transformerait les joueurs en génies du football. Il est aujourd’hui évident que ce voyage n’était qu’une promenade de santé, un gaspillage de pognon dont le Bénin se serait bien passé. «Le séjour dans l’eau ne transforme pas le tronc d’arbre en crocodile», dit le proverbe car en réalité, le talent ne s’acquiert pas du jour au lendemain et on ne devient pas footballeur de manière spontanée. Si par exemple, les Eléphants sont en ce moment une équipe difficile à battre sur le continent, c’est parce que la Côte d’Ivoire y a mis les moyens depuis des années en créant des écoles de football et en possédant un championnat national régulier qui constitue le vivier des recruteurs étrangers. Combien de joueurs béninois connus évoluent-ils dans les grands championnats européens ? Pas plus que trois (Omotoyossi, Sessègnon, et Tchomogo !) pendant que la presque totalité des grandes équipes de la CAN est constituée de joueurs africains expatriés. L’amateurisme et la précipitation des autorités sportives béninoises les a poussés à la folie. Mais le mauvais augure s’annonçait déjà depuis quelques temps. Le Bénin est le premier et unique pays au monde à lancer sur l’Internet à quelques semaines de la CAN, une campagne de recrutement de ses joueurs évoluant à l’étranger. Sur simple formulaire en ligne, on demandait aux joueurs béninois de par le monde, de se faire connaître afin de participer aux préparatifs pour la CAN. L’exercice même s’il a été concluant, n’a toutefois pas permis de recruter des joueurs béninois de grands talents. Conséquence, même s’ils ont fait montre de leur plus grande volonté de mouiller le maillot et de défendre les couleurs nationales, ils ne pouvaient pas donner plus qu’ils en avaient en si peu de temps de préparation. Il est vraiment regrettable que les autorités béninoises n’investissent dans le football que pour y attendre une récupération politique personnelle et immédiate. Avec le camouflet subi au Ghana, c’est toute la politique sportive du Bénin qu’il faudra désormais revoir pour faire réellement du Bénin un pays qui gagne.

Patient ATCHO


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Vendredi 2 Octobre 2009 17:13


L'ex-évêque catholique d'Antigonish en Nouvelle-Écosse, Raymond Lahey, s'est rendu à la police d'Ottawa. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt après avoir été accusé de possession et d'importation de matériel de pornographie infantile.


Raymond Lahey, l'évêque démissionnaire d'Antigonish
Raymond Lahey, l'évêque démissionnaire d'Antigonish
M. Lahey a brièvement comparu en cour jeudi après midi au palais de justice d'Ottawa. Il a été libéré sous caution de 9000 $. Il n'a pas le droit de fréquenter les parcs, ni d'avoir accès à l'Internet.
Il sera de retour en cour à Ottawa le 4 novembre pour répondre aux accusations portées contre lui. Entre-temps, il va demeurer à Rogersville, au Nouveau-Brunswick.
Le 15 septembre, les douaniers à l'aéroport d'Ottawa ont effectué une vérification aléatoire de l'ordinateur portable de M. Lahey, qui rentrait d'un voyage à l'étranger. Ils ont trouvé des images suspectes qui ont conduit à la saisie de l'appareil. Les agents ont laissé Lahey partir. Une vérification minutieuse de l'ordinateur leur a ensuite permis de découvrir le contenu pornographique illégal.
L'évêque Lahey, 69 ans, a été formellement accusé vendredi dernier. Le lendemain, il a annoncé sa démission à titre d'évêque d'Antigonish en invoquant un besoin de « renouveau personnel ». Sa requête a été acceptée par le Vatican. Il était évêque d'Antigonish depuis 2003.

L'archevêque réagit

Anthony Mancini, l'archevêque d'Halifax, a donné une conférence de presse jeudi à Sydney pour s'adresser aux paroissiens de M. Lahey.
M. Mancini a qualifié la situation de consternante pour lui-même, pour M. Lahey et pour toute l'Église catholique au Canada. Il a aussi jeté les bases d'une réconciliation.
« J'apporte ma préoccupation pour ceux qui ont été victimes dans le passé et pour l'ensemble de notre Église en ce moment qui vit une espèce de seconde victimisation par les révélations récentes. Alors, je leur demande de se réunir, de partager leur foi, de s'entraider pour être en mesure de pouvoir régler les problèmes que nous avons et de surmonter les défis qui seront les nôtres dans les prochaines semaines », a déclaré Anthony Mancini.
L'archevêque Mancini a précisé qu'il n'a été mis au courant des accusations portées contre M. Lahey que mercredi. Il a indiqué qu'il lui a parlé au téléphone sans savoir où il était à ce moment.
Raymond Lahey a récemment supervisé l'entente de 15 millions de dollars conclue entre son diocèse et des victimes d'agressions sexuelles commises par un prêtre de la paroisse dans les années 50.
Ronald Martin, l'homme à l'origine de ce recours collectif, se dit ébranlé par les accusations portées contre M. Lahey. Il qualifie la situation « d'ultime victimisation » pour chacun des membres du recours. M. Martin explique que dès le début des négociations, il avait signifié à M. Lahey qu'il ne voulait pas que les membres du recours collectif se sentent à nouveau comme des victimes.

Source : Radio Canada


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