Le Sénat américain et le président Barack Obama ont travaillé mardi à faire de la réduction des gaz à effet de serre un objectif incontournable afin de convaincre de la bonne foi de Washington avant la conférence internationale sur le climat de Copenhague en décembre.
John Kerry, le 27 octobre 2009 au Sénat à Washington
M. Obama a annoncé mardi un plan de modernisation du réseau électrique américain, avec un investissement de 3,4 milliards de dollars visant à faire entrer les Etats-Unis de plain-pied dans les énergies renouvelables.
"Le moment est venu de construire une autoroute de l'électricité qui permette d'acheminer cette énergie aux Américains le plus efficacement possible, pour un coût abordable et sans endommager l'environnement", a-t-il déclaré devant un champ de panneaux solaires à Arcadia (Floride, sud-est).
Au Sénat, le démocrate John Kerry, entendu comme témoin lors du coup d'envoi d'une série d'auditions à la commission de l'Environnement, a déclaré: "Aujourd'hui nous avons l'occasion de montrer au monde comment répondre à la menace urgente des changements climatiques".
"Si le Congrès n'agit pas, l'administration utilisera l'EPA (l'agence américaine de protection de l'environnement, ndlr) pour imposer de nouvelles réglementations. Les réglementations imposées seront probablement plus dures et n'auront certainement pas les garde-fous sur l'emploi et les incitations à l'investissement que nous proposons", a argumenté M. Kerry, principal auteur du projet de loi.
Peu avant, la présidente de la commission de l'Environnement, Barbara Boxer, avait ouvert la séance en soulignant l'impact économique du plan. "Cela transformera l'économie et sera sans conséquences sur le déficit", a-t-elle affirmé.
Mme Boxer a également souligné que le projet de loi, déposé fin septembre au Sénat, a été jugé peu coûteux par l'EPA, qui a estimé que les Américains devront débourser entre 22 et 30 cents par jour sur leur facture énergétique.
Par ailleurs, la commission a entendu le secrétaire à l'Energie Steven Chu et la responsable de l'EPA Lisa Jackson qui ont affirmé que l'objectif du Sénat de réduire les émissions de carbone de 20% d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 2005, était "réalisable". Mais Mme Jackson a affirmé qu'il s'agissait d'une "course contre la montre".
"Lorsque le coup d'envoi a été donné pour la course à l'énergie propre, les Etats-Unis ont hésité. Mais je reste confiant dans nos capacités à rattraper le retard", a dit M. Chu.
Cinq autres commissions doivent encore examiner le texte après celle de l'Environnement, repoussant un éventuel vote par le Sénat à 2010. Le président Obama pourrait donc se rendre à Copenhague avec en poche le seul vote de la commission de l'Environnement.
Mais les républicains restent largement opposés au plan de la majorité. Le sénateur James Inhofe a estimé mardi que le projet de loi est "un impôt sur l'énergie qui détruira des emplois".
Certains démocrates ont même exprimé des réserves. Ainsi, le sénateur Max Baucus s'est dit préoccupé par le "manque d'anticipation sur la régulation des émissions de carbone".
Le projet de loi du Sénat, légèrement plus ambitieux que celui voté à la Chambre des représentants en juin, affiche un objectif de réduction des gaz à effets de serre de 20% contre 17% pour la Chambre. Les deux plans instaureraient un système de marché de droits d'émission ("cap and trade").
Le texte du Sénat insiste sur l'énergie nucléaire, en vue notamment de tenter de séduire des élus républicains.
© 2009 AFP
"Le moment est venu de construire une autoroute de l'électricité qui permette d'acheminer cette énergie aux Américains le plus efficacement possible, pour un coût abordable et sans endommager l'environnement", a-t-il déclaré devant un champ de panneaux solaires à Arcadia (Floride, sud-est).
Au Sénat, le démocrate John Kerry, entendu comme témoin lors du coup d'envoi d'une série d'auditions à la commission de l'Environnement, a déclaré: "Aujourd'hui nous avons l'occasion de montrer au monde comment répondre à la menace urgente des changements climatiques".
"Si le Congrès n'agit pas, l'administration utilisera l'EPA (l'agence américaine de protection de l'environnement, ndlr) pour imposer de nouvelles réglementations. Les réglementations imposées seront probablement plus dures et n'auront certainement pas les garde-fous sur l'emploi et les incitations à l'investissement que nous proposons", a argumenté M. Kerry, principal auteur du projet de loi.
Peu avant, la présidente de la commission de l'Environnement, Barbara Boxer, avait ouvert la séance en soulignant l'impact économique du plan. "Cela transformera l'économie et sera sans conséquences sur le déficit", a-t-elle affirmé.
Mme Boxer a également souligné que le projet de loi, déposé fin septembre au Sénat, a été jugé peu coûteux par l'EPA, qui a estimé que les Américains devront débourser entre 22 et 30 cents par jour sur leur facture énergétique.
Par ailleurs, la commission a entendu le secrétaire à l'Energie Steven Chu et la responsable de l'EPA Lisa Jackson qui ont affirmé que l'objectif du Sénat de réduire les émissions de carbone de 20% d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 2005, était "réalisable". Mais Mme Jackson a affirmé qu'il s'agissait d'une "course contre la montre".
"Lorsque le coup d'envoi a été donné pour la course à l'énergie propre, les Etats-Unis ont hésité. Mais je reste confiant dans nos capacités à rattraper le retard", a dit M. Chu.
Cinq autres commissions doivent encore examiner le texte après celle de l'Environnement, repoussant un éventuel vote par le Sénat à 2010. Le président Obama pourrait donc se rendre à Copenhague avec en poche le seul vote de la commission de l'Environnement.
Mais les républicains restent largement opposés au plan de la majorité. Le sénateur James Inhofe a estimé mardi que le projet de loi est "un impôt sur l'énergie qui détruira des emplois".
Certains démocrates ont même exprimé des réserves. Ainsi, le sénateur Max Baucus s'est dit préoccupé par le "manque d'anticipation sur la régulation des émissions de carbone".
Le projet de loi du Sénat, légèrement plus ambitieux que celui voté à la Chambre des représentants en juin, affiche un objectif de réduction des gaz à effets de serre de 20% contre 17% pour la Chambre. Les deux plans instaureraient un système de marché de droits d'émission ("cap and trade").
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© 2009 AFP
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