Depuis cette semaine, fleurissent en Afrique de nombreuses initiatives pour se doter du carburant bioéthanol. A long terme, ce produit à base de sucre à vocation de faire rouler nos véhicules. L’occasion de permettre aux pays du continent de lutter contre la hausse des prix pétroliers.
Une alternative énergétique de taille face à l’augmentation des prix du pétrole. La construction de la première usine de bioéthanol a débuté ce mardi dans la ville de Bothaville, au centre de l’Afrique du Sud. La région du Nord est considérée comme le cœur du ‘grenier’ à maïs du pays, utilisé pour la fabrication du nouveau carburant. Objectif : produire jusqu’à à 60 000 litres par jour. D’autres pays africains, comme le Sénégal ou l’Ile Maurice, ont également émis le souhait de produire du bioéthanol.
Dans le pays ouest-africain, c’est la mélasse qui est au centre du procédé pour la fabrication du carburant. Il s’agit d’un résidu sirupeux qui fournit le sucre. Cette matière première est utilisée pour faire de l’alcool. Hautement concentrée, elle possède des vertus de carburant, de fuel et d’essence. Ce qui permettra de réguler les difficultés d’approvisionnement rencontrées par le pays pour s’approvisionner en énergie fossile. Une occasion de lutter efficacement contre la hausse galopante des prix du pétrole. Le contrat signé au mois d’avril dernier entre la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) et le gouvernement du pays va permettre de fournir un nouveau carburant beaucoup moins cher et plus écologique que l’essence. Une chance dont pourra bénéficier toute la région, la société souhaitant exporter son bioéthanol chez ses voisins.
Après le maïs, la mélasse
La première usine sénégalaise de bioéthanol a débuté sa construction ce début de semaine. A côté de la compagnie sucrière sénégalaise (CSS), située à Richardtoll, à 520 km de la capitale, se tiendra la distillerie qui fournira de l’éthanol. « Cette initiative date d’il y a un an et vise à approvisionner la société sénégalaise en énergie. Le nouveau carburant biologique fait déjà ses preuves au Brésil. Je m’y suis rendu régulièrement ces dernières années pour rencontrer des experts et des entrepreneurs. Ils étaient plutôt satisfaits du nouveau carburant à base de sucre. Il permet de réaliser une véritable économie sur l’essence utilisée. Constituée de 10 à 20 % d’éthanol, et le reste d’essence, tout simplement », explique Moussa Loum, chef des travaux pour la compagnie sénégalaise. « Je ne pense pas que la population sénégalaise sera réticente car ce carburant va revenir beaucoup moins cher. Cela marche très bien au Brésil pour les véhicules des entreprises, comme pour celles des particuliers. Pour le continent, ce sera une aubaine. Une vraie marque d’indépendance. Et cette initiative va nous permettre de lutter contre la hausse des prix du pétrole, qui ne cesse de grimper », ajoute t-il.
Quand à l’Ile Maurice, les autorités ont lancé cette semaine un test grandeur nature : pendant trois mois, 25 véhicules rouleront avec 90 % d’essence et 10 % d’éthanol. Si le test s’avère concluant, l’utilisation du mélange pourrait être généralisée à tous les véhicules roulant à l’essence sur l’île. Cette expérience sera suivie par le département d’ingénierie de l’université de Maurice et par la Motor Vehicle Dealers Association (MVDA), association d’importateurs de voitures neuves.
In afrik.com
Dans le pays ouest-africain, c’est la mélasse qui est au centre du procédé pour la fabrication du carburant. Il s’agit d’un résidu sirupeux qui fournit le sucre. Cette matière première est utilisée pour faire de l’alcool. Hautement concentrée, elle possède des vertus de carburant, de fuel et d’essence. Ce qui permettra de réguler les difficultés d’approvisionnement rencontrées par le pays pour s’approvisionner en énergie fossile. Une occasion de lutter efficacement contre la hausse galopante des prix du pétrole. Le contrat signé au mois d’avril dernier entre la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) et le gouvernement du pays va permettre de fournir un nouveau carburant beaucoup moins cher et plus écologique que l’essence. Une chance dont pourra bénéficier toute la région, la société souhaitant exporter son bioéthanol chez ses voisins.
Après le maïs, la mélasse
La première usine sénégalaise de bioéthanol a débuté sa construction ce début de semaine. A côté de la compagnie sucrière sénégalaise (CSS), située à Richardtoll, à 520 km de la capitale, se tiendra la distillerie qui fournira de l’éthanol. « Cette initiative date d’il y a un an et vise à approvisionner la société sénégalaise en énergie. Le nouveau carburant biologique fait déjà ses preuves au Brésil. Je m’y suis rendu régulièrement ces dernières années pour rencontrer des experts et des entrepreneurs. Ils étaient plutôt satisfaits du nouveau carburant à base de sucre. Il permet de réaliser une véritable économie sur l’essence utilisée. Constituée de 10 à 20 % d’éthanol, et le reste d’essence, tout simplement », explique Moussa Loum, chef des travaux pour la compagnie sénégalaise. « Je ne pense pas que la population sénégalaise sera réticente car ce carburant va revenir beaucoup moins cher. Cela marche très bien au Brésil pour les véhicules des entreprises, comme pour celles des particuliers. Pour le continent, ce sera une aubaine. Une vraie marque d’indépendance. Et cette initiative va nous permettre de lutter contre la hausse des prix du pétrole, qui ne cesse de grimper », ajoute t-il.
Quand à l’Ile Maurice, les autorités ont lancé cette semaine un test grandeur nature : pendant trois mois, 25 véhicules rouleront avec 90 % d’essence et 10 % d’éthanol. Si le test s’avère concluant, l’utilisation du mélange pourrait être généralisée à tous les véhicules roulant à l’essence sur l’île. Cette expérience sera suivie par le département d’ingénierie de l’université de Maurice et par la Motor Vehicle Dealers Association (MVDA), association d’importateurs de voitures neuves.
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