Des militants de Greenpeace ont réussi à s'inviter jeudi au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE à Bruxelles pour exhorter l'Europe à "sauver Copenhague", et ont démontré à cette occasion une énorme faille dans le système de protection.
Des militants de Greenpeace déploient des banderoles au sommet des chefs d'Etat de l'UE hier à Bruxelles
Malgré des mesures de sécurité draconiennes, trois ou quatre militants de l'organisation écologiste ont surgi d'une camionnette juste devant l'entrée du bâtiment où avaient commencé à arriver les dirigeants des 27 pays de l'Union.
"Réveillez-vous, réveillez-vous!", ont-ils lancé avant d'être rapidement maîtrisés par des agents de sécurité.
Au total, onze personnes, munis de faux badges, ont participé à l'opération, selon Greenpeace.
"Nous avions loué de belles limousines, les avons équipées de gyrophares et nous nous sommes habillés en costumes", a expliqué à l'AFP Marc Breddy, un des responsables de l'organisation.
"C'est vrai que cela pose un gros problème à la sécurité", a-t-il reconnu. "Mais l'enjeu est important. Il s'agit de sauver la planète", a-t-il souligné.
Pris pour une des 27 délégations officielles, les militants de Greenpeace sont entrés dans l'enceinte du Conseil et sont arrivés avec leurs véhicules devant l'entrée empruntée par les chefs d'Etat et de gouvernements, juste avant le Premier ministre britannique Gordon Brown, contraint d'attendre.
Leur opération s'est déroulée devant une centaine de journalistes, photographes et cameramen de télévision massés devant l'entrée officielle.
Pour ce faire, ils ont réussi à déjouer les barrages mis en place par la police belge dans les rues conduisant au bâtiment du Conseil.
Leur initiative embarrasse les services de sécurité du conseil, car des terroristes auraient pu avoir la même réussite que les militants de Greenpeace.
"C'est un gros problème", a reconnu un membre de la sécurité sous couvert de l'anonymat.
Un responsable du Conseil, s'exprimant également sous couvert de l'anonymat, a indiqué qu'une enquête allait être ouverte pour déterminer les responsabilités dans les failles du système de sécurité.
Les dirigeants européens veulent tenter de s'entendre jeudi et vendredi sur une aide immédiate de quelque 6 milliards d'euros sur trois ans à partir de 2010 aux pays pauvres dans la lutte contre le réchauffement climatique, afin de stimuler la conférence de Copenhague.
Ils devront aussi, lors de leur sommet à Bruxelles, surmonter leurs divergences sur un autre thème clé: l'Europe doit-elle reprendre un rôle de pointe dans les discussions internationales en revoyant dès à présent son objectif de réduction d'émissions de gaz à effet de serre de 20% à 30% d'ici 2020.
"Un convoi de Greenpeace s'est invité au sommet de l'UE, fortement gardé, pour faire passer le message que les dirigeants européens doivent renforcer leurs engagements sur le climat pour atteindre la réussite du sommet de Copenhague", a indiqué l'organisation écologiste dans un communiqué publié peu après l'opération.
"Nous voulons montrer aux dirigeants européens qu'ils peuvent encore reprendre l'initiative", a indiqué Joris den Blanken, un autre responsable de Greenpeace.
"Les progrès que nous avons vus depuis Kyoto n'auraient pas été possibles sans le leadership de l'UE. L'Europe ne doit pas perdre aujourd'hui sa détermination à prévenir un changement climatique catastrophique", a-t-il ajouté.
© AFP
"Réveillez-vous, réveillez-vous!", ont-ils lancé avant d'être rapidement maîtrisés par des agents de sécurité.
Au total, onze personnes, munis de faux badges, ont participé à l'opération, selon Greenpeace.
"Nous avions loué de belles limousines, les avons équipées de gyrophares et nous nous sommes habillés en costumes", a expliqué à l'AFP Marc Breddy, un des responsables de l'organisation.
"C'est vrai que cela pose un gros problème à la sécurité", a-t-il reconnu. "Mais l'enjeu est important. Il s'agit de sauver la planète", a-t-il souligné.
Pris pour une des 27 délégations officielles, les militants de Greenpeace sont entrés dans l'enceinte du Conseil et sont arrivés avec leurs véhicules devant l'entrée empruntée par les chefs d'Etat et de gouvernements, juste avant le Premier ministre britannique Gordon Brown, contraint d'attendre.
Leur opération s'est déroulée devant une centaine de journalistes, photographes et cameramen de télévision massés devant l'entrée officielle.
Pour ce faire, ils ont réussi à déjouer les barrages mis en place par la police belge dans les rues conduisant au bâtiment du Conseil.
Leur initiative embarrasse les services de sécurité du conseil, car des terroristes auraient pu avoir la même réussite que les militants de Greenpeace.
"C'est un gros problème", a reconnu un membre de la sécurité sous couvert de l'anonymat.
Un responsable du Conseil, s'exprimant également sous couvert de l'anonymat, a indiqué qu'une enquête allait être ouverte pour déterminer les responsabilités dans les failles du système de sécurité.
Les dirigeants européens veulent tenter de s'entendre jeudi et vendredi sur une aide immédiate de quelque 6 milliards d'euros sur trois ans à partir de 2010 aux pays pauvres dans la lutte contre le réchauffement climatique, afin de stimuler la conférence de Copenhague.
Ils devront aussi, lors de leur sommet à Bruxelles, surmonter leurs divergences sur un autre thème clé: l'Europe doit-elle reprendre un rôle de pointe dans les discussions internationales en revoyant dès à présent son objectif de réduction d'émissions de gaz à effet de serre de 20% à 30% d'ici 2020.
"Un convoi de Greenpeace s'est invité au sommet de l'UE, fortement gardé, pour faire passer le message que les dirigeants européens doivent renforcer leurs engagements sur le climat pour atteindre la réussite du sommet de Copenhague", a indiqué l'organisation écologiste dans un communiqué publié peu après l'opération.
"Nous voulons montrer aux dirigeants européens qu'ils peuvent encore reprendre l'initiative", a indiqué Joris den Blanken, un autre responsable de Greenpeace.
"Les progrès que nous avons vus depuis Kyoto n'auraient pas été possibles sans le leadership de l'UE. L'Europe ne doit pas perdre aujourd'hui sa détermination à prévenir un changement climatique catastrophique", a-t-il ajouté.
© AFP
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