19 Décembre 2009 - 06:47
Un accord sur le climat, jugé "insuffisant" de l'aveu même du président Barack Obama, a été obtenu in extremis vendredi soir par les grandes puissance à Copenhague, où les chefs d'Etat de la planète ont dû jouer les prolongations.
Le président Barack Obama (c, g) lors d'une réunion avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao (2e d), le Premier ministre indien Manmohan Singh et d'autres leaders.
Cette "déclaration politique" des leaders, destinée à servir de "chapeau" à un accord plus global, visait à débloquer les négociations menées sous l'égide de l'ONU. Elle restait dans la nuit soumise à l'adoption par consensus de la conférence des Nations unies (193 pays) après d'ultimes ajustements.
M. Obama, qui a quitté la capitale danoise avant cette adoption formelle, a notamment reconnu qu'un accord avec des engagements légalement contraignants serait "très difficile" à obtenir et prendrait du temps.
Le président mexicain Felipe Calderon, qui présidera la prochaine conférence l'an prochain à Mexico, disposera d'un mandat pour conduire l'accord de Copenhague vers un traité contraignant au plus tard fin 2010.
De nouvelles négociations auront également lieu à Bonn "dans six mois" pour préparer la prochaine conférence climat de Mexico fin 2010, a indiqué le président français Nicolas Sarkozy, seul dirigeant européen à s'être exprimé à ce stade.
Le document prévoit de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat. Pour avoir une chance d'y parvenir, les scientifiques estiment qu'il faut réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'au moins 50% d'ici 2050.
Cet objectif a figuré sur l'un des textes de travail qui a été élaboré au cours de la journée mais n'a finalement pas été retenu dans la dernière version.
Cela constitue une "déception", a reconnu Nicolas Sarkozy.
La Chine et les autres grands pays émergents refusent obstinément de souscrire à cet objectif tant que les pays industrialisés ne réhausseront pas leurs ambitions pour leurs propres réductions d'émissions d'ici 2020.
M. Obama, qui a quitté la capitale danoise avant cette adoption formelle, a notamment reconnu qu'un accord avec des engagements légalement contraignants serait "très difficile" à obtenir et prendrait du temps.
Le président mexicain Felipe Calderon, qui présidera la prochaine conférence l'an prochain à Mexico, disposera d'un mandat pour conduire l'accord de Copenhague vers un traité contraignant au plus tard fin 2010.
De nouvelles négociations auront également lieu à Bonn "dans six mois" pour préparer la prochaine conférence climat de Mexico fin 2010, a indiqué le président français Nicolas Sarkozy, seul dirigeant européen à s'être exprimé à ce stade.
Le document prévoit de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat. Pour avoir une chance d'y parvenir, les scientifiques estiment qu'il faut réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'au moins 50% d'ici 2050.
Cet objectif a figuré sur l'un des textes de travail qui a été élaboré au cours de la journée mais n'a finalement pas été retenu dans la dernière version.
Cela constitue une "déception", a reconnu Nicolas Sarkozy.
La Chine et les autres grands pays émergents refusent obstinément de souscrire à cet objectif tant que les pays industrialisés ne réhausseront pas leurs ambitions pour leurs propres réductions d'émissions d'ici 2020.
José Manuel, Barroso, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Barack Obama et Gordon Brown lors d’une réunion.
Ils ont encore jusqu'au 1er février pour le faire, selon l'accord et le ministre français de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, assurait que le Japon et la Russie avaient donné leur accord pour réhausser les leurs, tandis que l'Europe était prête à passer de -20 à -30% en 2020.
Avec cet accord, juge-t-il, les Etats "se sont mis en mouvement".
"La réalité, ajoutait-il, c'est que si on avait laissé faire le système ONU il était impossible d'arriver à quoi que ce soit". "Les chefs d'Etat auraient dîné ensemble (chez la reine, jeudi) puis on se serait retrouvé en plénière pour constater l'échec", après douze jours de négociations.
Sur le financement, les pays industrialisés s'engagent collectivement à apporter "des ressources nouvelles et supplémentaires" aux pays les plus vulnérables d'un montant total de 30 milliards de dollars sur trois ans. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 3,6 milliards de dollars.
Le package d'aide aux pays pauvres pour s'adapter était prévu pour atteindre progressivement 100 milliards de dollars par an d'ici 2020.
Les ONG environnementales ont immédiatement dénoncé à l'unisson un véritable fiasco: "Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague", déplore Greenpeace.
Nnimmo Bassey, président de l'ONG Les Amis de la Terre, a dénoncé un "échec abject": "En retardant le passage à l'action, les pays riches ont condamné des millions de pauvres à la faim, la souffrance et la mort avec l'accélération du changement climatique".
"C'est une panne du système onusien", a lâché l'expert français Pierre Radanne, qui conseille depuis plusieurs années les pays africains dans les négociations climat.
© AFP
Avec cet accord, juge-t-il, les Etats "se sont mis en mouvement".
"La réalité, ajoutait-il, c'est que si on avait laissé faire le système ONU il était impossible d'arriver à quoi que ce soit". "Les chefs d'Etat auraient dîné ensemble (chez la reine, jeudi) puis on se serait retrouvé en plénière pour constater l'échec", après douze jours de négociations.
Sur le financement, les pays industrialisés s'engagent collectivement à apporter "des ressources nouvelles et supplémentaires" aux pays les plus vulnérables d'un montant total de 30 milliards de dollars sur trois ans. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 3,6 milliards de dollars.
Le package d'aide aux pays pauvres pour s'adapter était prévu pour atteindre progressivement 100 milliards de dollars par an d'ici 2020.
Les ONG environnementales ont immédiatement dénoncé à l'unisson un véritable fiasco: "Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague", déplore Greenpeace.
Nnimmo Bassey, président de l'ONG Les Amis de la Terre, a dénoncé un "échec abject": "En retardant le passage à l'action, les pays riches ont condamné des millions de pauvres à la faim, la souffrance et la mort avec l'accélération du changement climatique".
"C'est une panne du système onusien", a lâché l'expert français Pierre Radanne, qui conseille depuis plusieurs années les pays africains dans les négociations climat.
© AFP
Profil de l'animateur
Henri Assogba
leblogvert@ebeninois.com
Les tags du blog
afrique
asie
Banque Mondiale
carburant
changement climatique
changements climatiques
climat
communication nationale
conscience environnementale
conseiller
contaminants
effet de serre
Energie solaire Desert Afrique
environnement
essence frelatée
europe
exposition prénatale
gestion durable de l'environne
habitations
industrialisation
Jean-Louis Borloo
L'Etat français
Maison Blanche
Ni écolo ni rigolo
pays du Sud
planète
Planète Environnement Pollutio
polluants
pollution
pots d'échappement
prix pétroliers
QI
ressources
risque d'investissement
réchauffement
réchauffement climatique
véhicules
énergie
érosion
éthanol
Archives
Les dernières notes
| Widgecolo |
Infos XML Actu-environnement
Toute l'actualité quotidienne en environnement et développement durable.
-
Une éolienne de 2 MW perd une pale en Eure-et-Loir
24/05/2012 18:02 -
Photovoltaïque : SunPower inaugure une nouvelle usine en Moselle
24/05/2012 17:30 -
Le réseau européen Nature 2000 fête ses 20 ans
24/05/2012 17:21 -
Erika : le droit aura-t-il raison de l'équité ?
Dans le procès en cassation de l'Erika, l'avocat général demande l'annulation pure et simple de l...24/05/2012 17:18 -
Pneus usagés : le Maroc envisage de les valoriser énergétiquement
24/05/2012 16:55
Galerie
Liste des blogs ebeninois

Ni écolo Ni rigolo






















