La crainte d'un échec des négociations sur le changement climatique à Copenhague a inspiré de nombreux cris d'alarme à la veille du sommet de clôture des chefs d'Etat et de gouvernement, Washington assurant même préférer une issue négative à un mauvais accord.
Nicolas Sarkozy, le 17 décembre 2009 à la tribune à Copenhague
"Revenir avec un accord vide de sens serait bien pire que revenir les mains vides", a lancé le porte-parole de Barack Obama, alors que le président américain doit rejoindre vendredi au Danemark près de 120 chefs d'Etat et de gouvernement afin d'adopter un accord limitant la hausse de la température moyenne de la planète à 2 degrés.
"On court à la catastrophe," a lancé à la tribune le président français Nicolas Sarkozy. "Il reste moins de 24 heures, si on continue comme ça, c'est l'échec", a-t-il averti, appelant à "changer de braquet" pour "trouver un texte de compromis".
"Nous ne devrions pas nous attarder sur ce qui nous divise mais rapprocher nos points de vue sinon nous allons être confrontés à l'échec", a encore averti le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, He Yafei, assurant que "ce n'est pas ce que souhaite" Pékin.
Depuis dix jours les pourparlers coincent sur la répartition des efforts, tant financiers qu'en termes d'engagements sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre. L'affrontement oppose notamment les Etats-Unis et la Chine, tandis que les pays en développement soupçonnent en permanence les "grands" de vouloir les marginaliser.
Se disant "préoccupée par l'absence de progrès", l'Union européenne a semblé renvoyer les deux plus grands pollueurs de la planète dos-à-dos en appelant chacun à aller "de toute urgence jusqu'à l'extrême limite de leur flexibilité". Et Bruxelles, comme le président français, a demandé une réunion extraordinaire jeudi soir, qui fait craindre à l'ONU de nouveaux incidents avec les pays qui ne seraient pas conviés.
A peine arrivée jeudi matin à Copenhague, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait réitéré la position américaine, exigeant des grands pays en développement des engagements vérifiables en matière de réduction d'émissions.
Position répétée par le porte-parole de M. Obama, qui a insisté sur la nécessaire "transparence, pour que nous comprenions et sachions que les gens vont respecter leurs engagements". Et d'exprimer l'espoir que "les Chinois contribueront à trouver une solution".
En échange, Mme Clinton a promis une participation financière - d'un montant non précisé - des Etats-Unis à une enveloppe globale de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour lutter contre le réchauffement.
Mais de leur côté les grands émergents rappellent leurs besoins de croissance économique pour sortir une partie de leur population de la misère.
A moins de 48 heures de l'échéance, le Premier ministre indien Manmohan Singh a ainsi rappelé que l'Inde n'accepterait pas un traité qui l'empêcherait de sortir des millions de personnes de la pauvreté.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, arrivé mercredi dans la capitale danoise, avait lui insisté sur "la détermination" et "la sincérité" de son pays.
Pékin - premier pollueur de la planète - comme Delhi se sont dits prêtes à réduire leur "intensité carbonique", qui mesure les émissions par point de PIB mais n'assure pas une réduction en volume compte tenu de leur croissance économique.
D'après le programme officiel de la journée cruciale de vendredi, un "nombre limité de chefs d'Etat représentant tous les groupes et toutes les régions du monde" doit se réunir dans la matinée autour du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Puis, à partir de 14H00 GMT, les dirigeants entreront en session plénière pour l'adoption des conclusions de Copenhague.
Les travaux se concentrent formellement sur deux textes, portant sur les engagements à venir au titre de la Convention climat de l'ONU et sur l'ouverture d'une deuxième phase du protocole de Kyoto ratifié par 38 pays industrialisés, à partir de 2013.
L'accord de Copenhague devra donc refléter ces deux document, sans doute accompagné d'un "chapeau" ou préambule, adopté par les chefs d'Etat.
Mais, comme l'a rappelé le porte-parole de la Maison Blanche, il ne s'agira encore que d'un "accord politique qui jettera les bases" de ce qui pourra devenir, ultérieurement, un traité.
© AFP
"On court à la catastrophe," a lancé à la tribune le président français Nicolas Sarkozy. "Il reste moins de 24 heures, si on continue comme ça, c'est l'échec", a-t-il averti, appelant à "changer de braquet" pour "trouver un texte de compromis".
"Nous ne devrions pas nous attarder sur ce qui nous divise mais rapprocher nos points de vue sinon nous allons être confrontés à l'échec", a encore averti le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, He Yafei, assurant que "ce n'est pas ce que souhaite" Pékin.
Depuis dix jours les pourparlers coincent sur la répartition des efforts, tant financiers qu'en termes d'engagements sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre. L'affrontement oppose notamment les Etats-Unis et la Chine, tandis que les pays en développement soupçonnent en permanence les "grands" de vouloir les marginaliser.
Se disant "préoccupée par l'absence de progrès", l'Union européenne a semblé renvoyer les deux plus grands pollueurs de la planète dos-à-dos en appelant chacun à aller "de toute urgence jusqu'à l'extrême limite de leur flexibilité". Et Bruxelles, comme le président français, a demandé une réunion extraordinaire jeudi soir, qui fait craindre à l'ONU de nouveaux incidents avec les pays qui ne seraient pas conviés.
A peine arrivée jeudi matin à Copenhague, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait réitéré la position américaine, exigeant des grands pays en développement des engagements vérifiables en matière de réduction d'émissions.
Position répétée par le porte-parole de M. Obama, qui a insisté sur la nécessaire "transparence, pour que nous comprenions et sachions que les gens vont respecter leurs engagements". Et d'exprimer l'espoir que "les Chinois contribueront à trouver une solution".
En échange, Mme Clinton a promis une participation financière - d'un montant non précisé - des Etats-Unis à une enveloppe globale de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour lutter contre le réchauffement.
Mais de leur côté les grands émergents rappellent leurs besoins de croissance économique pour sortir une partie de leur population de la misère.
A moins de 48 heures de l'échéance, le Premier ministre indien Manmohan Singh a ainsi rappelé que l'Inde n'accepterait pas un traité qui l'empêcherait de sortir des millions de personnes de la pauvreté.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, arrivé mercredi dans la capitale danoise, avait lui insisté sur "la détermination" et "la sincérité" de son pays.
Pékin - premier pollueur de la planète - comme Delhi se sont dits prêtes à réduire leur "intensité carbonique", qui mesure les émissions par point de PIB mais n'assure pas une réduction en volume compte tenu de leur croissance économique.
D'après le programme officiel de la journée cruciale de vendredi, un "nombre limité de chefs d'Etat représentant tous les groupes et toutes les régions du monde" doit se réunir dans la matinée autour du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Puis, à partir de 14H00 GMT, les dirigeants entreront en session plénière pour l'adoption des conclusions de Copenhague.
Les travaux se concentrent formellement sur deux textes, portant sur les engagements à venir au titre de la Convention climat de l'ONU et sur l'ouverture d'une deuxième phase du protocole de Kyoto ratifié par 38 pays industrialisés, à partir de 2013.
L'accord de Copenhague devra donc refléter ces deux document, sans doute accompagné d'un "chapeau" ou préambule, adopté par les chefs d'Etat.
Mais, comme l'a rappelé le porte-parole de la Maison Blanche, il ne s'agira encore que d'un "accord politique qui jettera les bases" de ce qui pourra devenir, ultérieurement, un traité.
© AFP
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