Les négociations sur le climat étaient dans l'impasse mercredi soir à Copenhague, malgré les engagements financiers à court terme de plusieurs pays riches, en particulier pour lutter contre la déforestation, à l'issue d'une journée chaotique.
Une militante écologiste est évacuée du Bella Center, hier à Copenhague
Le président américain Barack Obama, attendu vendredi dans la capitale danoise, "espère que sa présence sera utile" pour parvenir à un accord, a indiqué la Maison Blanche à 48 heures de l'échéance pour la conclusion d'un accord permettant de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2°C.
Le président français Nicolas Sarkozy s'est refusé mercredi à "envisager un échec", jugeant qu'il serait "catastrophique".
La journée a été marquée par d'incessantes querelles de procédure, dans un climat tendu, limitant les débats sur le fond: l'élaboration d'une riposte internationale aux dérèglements climatiques qui menacent.
"La situation est toujours complètement bloquée. Nous avons quasiment perdu deux journées de négociations", a déploré la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno.
Cependant, l'Australie, la France, le Japon, la Norvège, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont annoncé une aide immédiate de 3,5 milliards de dollars sur trois ans pour "enrayer et si possible inverser la déforestation dans les pays en développement".
La protection de la forêt constitue l'un des enjeux importants de la conférence climat de Copenhague pour des pays comme le Brésil, l'Indonésie ou ceux du Bassin du Congo notamment.
Au rythme actuel - près de 15 millions d'hectares par an, soit la superficie du Bangladesh - la déforestation est responsable de près d'un cinquième des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, soit plus que le secteur du transport.
En début de soirée, le Japon a proposé 19,5 milliards de dollars, dont 15 mds d'argent public, sur trois ans pour aider les pays les plus vulnérables à faire face aux impacts du changement climatique.
L'aide immédiate nécessaire, dès 2010 et jusqu'en 2012, aux pays les plus vulnérables a été estimée à 30 milliards de dollars sur trois ans (10 mds USD par an).
L'Afrique de son côté a revu ses exigences financières à la baisse. Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a évoqué le chiffre de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, nettement en retrait aux demandes formulées jusqu'ici par l'Union africaine.
"C'est parce que nous avons plus à perdre que les autres, que nous devons être prêts à nous montrer flexibles et à faire un peu plus de chemin pour satisfaire les autres", a-t-il expliqué en séance plénière.
Le président français Nicolas Sarkozy s'est refusé mercredi à "envisager un échec", jugeant qu'il serait "catastrophique".
La journée a été marquée par d'incessantes querelles de procédure, dans un climat tendu, limitant les débats sur le fond: l'élaboration d'une riposte internationale aux dérèglements climatiques qui menacent.
"La situation est toujours complètement bloquée. Nous avons quasiment perdu deux journées de négociations", a déploré la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno.
Cependant, l'Australie, la France, le Japon, la Norvège, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont annoncé une aide immédiate de 3,5 milliards de dollars sur trois ans pour "enrayer et si possible inverser la déforestation dans les pays en développement".
La protection de la forêt constitue l'un des enjeux importants de la conférence climat de Copenhague pour des pays comme le Brésil, l'Indonésie ou ceux du Bassin du Congo notamment.
Au rythme actuel - près de 15 millions d'hectares par an, soit la superficie du Bangladesh - la déforestation est responsable de près d'un cinquième des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, soit plus que le secteur du transport.
En début de soirée, le Japon a proposé 19,5 milliards de dollars, dont 15 mds d'argent public, sur trois ans pour aider les pays les plus vulnérables à faire face aux impacts du changement climatique.
L'aide immédiate nécessaire, dès 2010 et jusqu'en 2012, aux pays les plus vulnérables a été estimée à 30 milliards de dollars sur trois ans (10 mds USD par an).
L'Afrique de son côté a revu ses exigences financières à la baisse. Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a évoqué le chiffre de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, nettement en retrait aux demandes formulées jusqu'ici par l'Union africaine.
"C'est parce que nous avons plus à perdre que les autres, que nous devons être prêts à nous montrer flexibles et à faire un peu plus de chemin pour satisfaire les autres", a-t-il expliqué en séance plénière.
Les pays en développement ont accusé la vice-présidente de la conférence, la Danoise Connie Hedegaard, de préparer un texte de négociations ignorant les résultats des groupes de travail.
"Ce processus n'est pas transparent. Vous ne pouvez simplement mettre en avant un texte tombé du ciel", a déclaré le principal négociateur chinois, Su Wei.
De l'avis général, l'organisation du sommet laisse à désirer : l'Inde a dénoncé un "bazar intégral", cependant que le micro-Etat de Tuvalu a comparé la conférence au Titanic et que le Brésil a protesté auprès du Danemark, le chef de sa délégation s'étant vu barrer le passage par un service d'ordre impitoyable.
Dans le même temps, environ 250 personnes ont été arrêtées près du Bella Center, lieu de la conférence, dans la banlieue de Copenhague, ainsi que dans le centre de la capitale danoise.
La police danoise, autorisée à effectuer des "arrestations préventives", a interpellé plus de 1.700 personnes depuis le début du sommet, dont l'écrasante majorité a été relâchée sans qu'aucune charge ne soit retenue. Dix-huit jeunes Français interpellés mardi ont été expulsés mercredi vers la France.
Nombre de chefs d'Etat - parmi lesquels le zimbabwéen Robert Mugabe ou le Vénézuélien Hugo Chavez - ont pris la parole mercredi après-midi.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao est arrivé dans la soirée dans la capitale danoise, comme son homologue australien Kevin Rudd, qui a averti qu'il n'y avait "aucune garantie de succès".
"Les négociations sont en crise. Nous sommes très inquiets de la tournure que prennent ces discussions", a résumé l'ONG Climate Action Network International.
© AFP
"Ce processus n'est pas transparent. Vous ne pouvez simplement mettre en avant un texte tombé du ciel", a déclaré le principal négociateur chinois, Su Wei.
De l'avis général, l'organisation du sommet laisse à désirer : l'Inde a dénoncé un "bazar intégral", cependant que le micro-Etat de Tuvalu a comparé la conférence au Titanic et que le Brésil a protesté auprès du Danemark, le chef de sa délégation s'étant vu barrer le passage par un service d'ordre impitoyable.
Dans le même temps, environ 250 personnes ont été arrêtées près du Bella Center, lieu de la conférence, dans la banlieue de Copenhague, ainsi que dans le centre de la capitale danoise.
La police danoise, autorisée à effectuer des "arrestations préventives", a interpellé plus de 1.700 personnes depuis le début du sommet, dont l'écrasante majorité a été relâchée sans qu'aucune charge ne soit retenue. Dix-huit jeunes Français interpellés mardi ont été expulsés mercredi vers la France.
Nombre de chefs d'Etat - parmi lesquels le zimbabwéen Robert Mugabe ou le Vénézuélien Hugo Chavez - ont pris la parole mercredi après-midi.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao est arrivé dans la soirée dans la capitale danoise, comme son homologue australien Kevin Rudd, qui a averti qu'il n'y avait "aucune garantie de succès".
"Les négociations sont en crise. Nous sommes très inquiets de la tournure que prennent ces discussions", a résumé l'ONG Climate Action Network International.
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