Les dirigeants de l'UE ne sont pas parvenus jeudi à se mettre d'accord comme ils l'espéraient sur une aide immédiate de quelque 6 milliards d'euros pour les pays pauvres sur le climat, car la France, l'Allemagne et l'Italie ont refusé de prendre des engagements chiffrés.
Sommet de l'Union européenne à Bruxelles
"Il n'y aura pas de chiffre ce soir", a annoncé une porte-parole de la présidence suédoise de l'UE à l'issue d'un dîner des dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles consacré aux négociations de Copenhague sur le réchauffement climatique.
L'Allemagne, la France et l'Italie n'ont pas souhaité prendre d'engagements chiffrés pour le moment, a-t-on appris de sources diplomatiques.
Le président français Nicolas Sarkozy a prévu de tenir vendredi matin à Bruxelles une conférence de presse commune avec le Premier ministre britannique Gordon Brown et pourrait peut-être en dire plus à cette occasion.
Ces trois pays avaient déjà bloqué les discussions sur la contribution financière de l'UE lors d'un sommet extraordinaire consacré au climat fin octobre.
La présidence suédoise espère néanmoins pouvoir annoncer vendredi, à l'issue du sommet, un engagement de l'UE. L'aide est censée aider les pays pauvres à s'adapter aux conséquences du réchauffement du climat dès 2010, et à mettre en place des économies peu polluantes.
L'objectif de la présidence de l'UE est un montant d'environ 6 milliards pour les trois années 2010, 2011 et 2012. Le tour de table jeudi soir a abouti à un résultat provisoire pas très éloigné de ce montant avec des engagements pour près de 4,5 milliards d'euros pour la période, selon une source diplomatique.
Toutes ces contributions sont faites sur une base volontaire.
La question du financement de l'aide aux pays en développement est l'un des enjeux clés des tractations de la conférence de Copenhague.
L'organisation écologiste Greenpeace l'a rappelé aux dirigeants européens par un coup d'éclat médiatique. Plusieurs de ses militants ont réussi à déjouer les contrôles de sécurité pendant l'arrivée des délégations à Bruxelles pour se présenter devant l'entrée des chefs d'Etat où ils ont appelé l'UE à "sauver Copenhague".
"Il est important que nous donnions de l'argent, cela montre à nouveau le leadership de l'UE" sur la question, a clamé jeudi la ministre suédoise des Affaire européennes, Cecilia Malmström, sans être totalement entendue.
Les négociations internationales ont commencé lundi à Copenhague, mais elles achoppent encore notamment sur le financement de la lutte contre le réchauffement du climat.
Les nations les plus riches, responsables de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre depuis le début de l'ère industrielle, sont dans un premier temps appelées à débourser 10 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) par an au cours des trois années à venir.
A ce plan d'aide immédiat doit ensuite succéder un mécanisme pérenne en 2013 associant fonds publics et privés, avec des besoins grimpant fortement avec le temps.
Aucun autre engagement de l'UE n'est en revanche attendu à Bruxelles. La présidence suédoise a en effet opposé une fin de non recevoir à l'idée de relever immédiatement à 30% l'objectif de réduction d'émissions de l'UE à Copenhague en raison de la faiblesse des offres des Etats-Unis et des autres pays développés.
"Les Américains ont offert de réduire de 4% leurs émissions (de gaz à effet de serre). C'est peu quand même pour un président des Etats-Unis qui veut prendre le leadership écologique", a ironisé le Premier ministre belge Yves Leterme.
© 2009 AFP
L'Allemagne, la France et l'Italie n'ont pas souhaité prendre d'engagements chiffrés pour le moment, a-t-on appris de sources diplomatiques.
Le président français Nicolas Sarkozy a prévu de tenir vendredi matin à Bruxelles une conférence de presse commune avec le Premier ministre britannique Gordon Brown et pourrait peut-être en dire plus à cette occasion.
Ces trois pays avaient déjà bloqué les discussions sur la contribution financière de l'UE lors d'un sommet extraordinaire consacré au climat fin octobre.
La présidence suédoise espère néanmoins pouvoir annoncer vendredi, à l'issue du sommet, un engagement de l'UE. L'aide est censée aider les pays pauvres à s'adapter aux conséquences du réchauffement du climat dès 2010, et à mettre en place des économies peu polluantes.
L'objectif de la présidence de l'UE est un montant d'environ 6 milliards pour les trois années 2010, 2011 et 2012. Le tour de table jeudi soir a abouti à un résultat provisoire pas très éloigné de ce montant avec des engagements pour près de 4,5 milliards d'euros pour la période, selon une source diplomatique.
Toutes ces contributions sont faites sur une base volontaire.
La question du financement de l'aide aux pays en développement est l'un des enjeux clés des tractations de la conférence de Copenhague.
L'organisation écologiste Greenpeace l'a rappelé aux dirigeants européens par un coup d'éclat médiatique. Plusieurs de ses militants ont réussi à déjouer les contrôles de sécurité pendant l'arrivée des délégations à Bruxelles pour se présenter devant l'entrée des chefs d'Etat où ils ont appelé l'UE à "sauver Copenhague".
"Il est important que nous donnions de l'argent, cela montre à nouveau le leadership de l'UE" sur la question, a clamé jeudi la ministre suédoise des Affaire européennes, Cecilia Malmström, sans être totalement entendue.
Les négociations internationales ont commencé lundi à Copenhague, mais elles achoppent encore notamment sur le financement de la lutte contre le réchauffement du climat.
Les nations les plus riches, responsables de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre depuis le début de l'ère industrielle, sont dans un premier temps appelées à débourser 10 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) par an au cours des trois années à venir.
A ce plan d'aide immédiat doit ensuite succéder un mécanisme pérenne en 2013 associant fonds publics et privés, avec des besoins grimpant fortement avec le temps.
Aucun autre engagement de l'UE n'est en revanche attendu à Bruxelles. La présidence suédoise a en effet opposé une fin de non recevoir à l'idée de relever immédiatement à 30% l'objectif de réduction d'émissions de l'UE à Copenhague en raison de la faiblesse des offres des Etats-Unis et des autres pays développés.
"Les Américains ont offert de réduire de 4% leurs émissions (de gaz à effet de serre). C'est peu quand même pour un président des Etats-Unis qui veut prendre le leadership écologique", a ironisé le Premier ministre belge Yves Leterme.
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