Le président américain et les dirigeants des pays du Forum de coopération Asie-Pacifique, dont la Chine, jugent "irréaliste" la conclusion d'un accord légalement contraignant sur le climat avant Copenhague.
Barack Obama en compagnie du Premier ministre Lee Hsien au sommet de l'Apec à Singapour
Les pays d'Asie-Pacifique, qui comptent parmi les plus gros pollueurs de la Terre, ont refusé dimanche 15 novembre de se fixer des objectifs contraignants avant le sommet sur le climat, réduisant ainsi les chances d'un accord d'envergure en décembre à Copenhague.
"Nous réaffirmons notre engagement à combattre la menace du réchauffement climatique et à oeuvrer pour un résultat ambitieux à Copenhague", ont déclaré les 21 leaders du Forum de l'Apec à l'issue de leur sommet.
L'Apec comprend les trois plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre : la Chine, les Etats-Unis et l'Indonésie, les deux premiers étant largement en tête avec plus de 40% du total mondial.
Un accord contraignant "irréaliste"
La déclaration ne comprend pas d'objectif chiffré en matière de réduction des émissions alors que le projet du texte, communiqué la semaine dernière aux médias, prévoyait un objectif de réduction "de 50% sous leur niveau de 1990 d'ici à 2050".
"Les dirigeants ont estimé irréaliste d'attendre qu'un accord international juridiquement contraignant ne soit négocié d'ici à l'ouverture du sommet de Copenhague dans 22 jours", a expliqué Mike Froman, conseiller adjoint à la sécurité nationale (Etats-Unis).
Cette position a été mise en avant par la Chine et les Etats-Unis ces dernières semaines.
Un responsable du ministère chinois des Affaires étrangères, Yi Xianliang, a expliqué que l'affirmation d'un objectif contraignant "aurait pu perturber le processus de négociation" avant le sommet qui se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. "Il s'agit d'une question très controversée au niveau mondial", a-t-il rappelé.
Un processus en deux temps
D'autres pays, en Europe et dans l'hémisphère Sud, poussent au contraire à un accord qui contraindrait les Etats à s'engager sur un objectif de réduction des émissions, à l'image du protocole de Kyoto.
Pour tenter de faire avancer les négociations, le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, qui accueillera le sommet, s'était déplacé dimanche à Singapour pour rencontrer les leaders de l'Apec. Au cours de la réunion, a été évoquée la possibilité d'un processus en deux temps : un accord politique à Copenhague suivi par des négociations, plus techniques, sur la réduction des émissions.
La question devrait de nouveau être débattue lors de la visite de Barack Obama en Chine à partir de lundi.
Le président chinois Hu Jintao a répété dimanche qu'il espérait des "résultats positifs" à Copenhague et que son gouvernement était "prêt à collaborer avec toutes les parties pour atteindre cet objectif".
Mais il a rappelé la position de Pékin qui estime que les pays développés doivent assumer leurs responsabilités en matière de réduction d'émissions et aider les pays en développement à combattre le changement
Une coopération indispensable
"Nous devons chercher une solution qui permette à toutes les nations de croître et augmenter leur niveau de vie sans polluer l'atmosphère et dérégler le climat. Une telle solution n'est pas possible sans la participation des pays de l'Apec", a déclaré pour sa part Barack Obama.
L'organisation de défense de l'environnement WWF s'est déclarée déçue de la déclaration de l'Apec tout en estimant "encourageant" de voir les leaders mondiaux "d'accord sur le besoin urgent d'une réussite du sommet de Copenhague".
"Les leaders ne doivent pas se contenter de discuter des problèmes, ils doivent commencer à les résoudre. Eluder un objectif de réduction des émissions plutôt que le renforcer, comme ils l'ont fait dans leur déclaration, n'est certainement pas la solution", a estimé Diane McFadzien, porte-parole du Fonds mondial pour la nature (WWF).
(Nouvelobs.com, avec AFP)
"Nous réaffirmons notre engagement à combattre la menace du réchauffement climatique et à oeuvrer pour un résultat ambitieux à Copenhague", ont déclaré les 21 leaders du Forum de l'Apec à l'issue de leur sommet.
L'Apec comprend les trois plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre : la Chine, les Etats-Unis et l'Indonésie, les deux premiers étant largement en tête avec plus de 40% du total mondial.
Un accord contraignant "irréaliste"
La déclaration ne comprend pas d'objectif chiffré en matière de réduction des émissions alors que le projet du texte, communiqué la semaine dernière aux médias, prévoyait un objectif de réduction "de 50% sous leur niveau de 1990 d'ici à 2050".
"Les dirigeants ont estimé irréaliste d'attendre qu'un accord international juridiquement contraignant ne soit négocié d'ici à l'ouverture du sommet de Copenhague dans 22 jours", a expliqué Mike Froman, conseiller adjoint à la sécurité nationale (Etats-Unis).
Cette position a été mise en avant par la Chine et les Etats-Unis ces dernières semaines.
Un responsable du ministère chinois des Affaires étrangères, Yi Xianliang, a expliqué que l'affirmation d'un objectif contraignant "aurait pu perturber le processus de négociation" avant le sommet qui se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. "Il s'agit d'une question très controversée au niveau mondial", a-t-il rappelé.
Un processus en deux temps
D'autres pays, en Europe et dans l'hémisphère Sud, poussent au contraire à un accord qui contraindrait les Etats à s'engager sur un objectif de réduction des émissions, à l'image du protocole de Kyoto.
Pour tenter de faire avancer les négociations, le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, qui accueillera le sommet, s'était déplacé dimanche à Singapour pour rencontrer les leaders de l'Apec. Au cours de la réunion, a été évoquée la possibilité d'un processus en deux temps : un accord politique à Copenhague suivi par des négociations, plus techniques, sur la réduction des émissions.
La question devrait de nouveau être débattue lors de la visite de Barack Obama en Chine à partir de lundi.
Le président chinois Hu Jintao a répété dimanche qu'il espérait des "résultats positifs" à Copenhague et que son gouvernement était "prêt à collaborer avec toutes les parties pour atteindre cet objectif".
Mais il a rappelé la position de Pékin qui estime que les pays développés doivent assumer leurs responsabilités en matière de réduction d'émissions et aider les pays en développement à combattre le changement
Une coopération indispensable
"Nous devons chercher une solution qui permette à toutes les nations de croître et augmenter leur niveau de vie sans polluer l'atmosphère et dérégler le climat. Une telle solution n'est pas possible sans la participation des pays de l'Apec", a déclaré pour sa part Barack Obama.
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"Les leaders ne doivent pas se contenter de discuter des problèmes, ils doivent commencer à les résoudre. Eluder un objectif de réduction des émissions plutôt que le renforcer, comme ils l'ont fait dans leur déclaration, n'est certainement pas la solution", a estimé Diane McFadzien, porte-parole du Fonds mondial pour la nature (WWF).
(Nouvelobs.com, avec AFP)
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