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Lundi 4 Janvier 2010
C’est un euphémisme que d’affirmer l’économie béninoise va actuellement mal. Problèmes de communications, crise énergétiques, difficultés des entreprises à recouvrer les dettes de l’Etat… le cocktail est assez explosif pour aboutir que le gouvernement n’atteigne pas ses objectifs de croissance.
Le gouvernement béninois, à travers le ministre du commerce a fait, fin décembre, le constat amer que la morosité économique qui tenaille le Bénin depuis bientôt trois ans, persiste toujours. Et au ministre de faire des promesses d’une relance économique avec à la clé un paquet de mesures devant permettre au secteur privé de souffler. La situation semble se dégrader au point que, dans les discussions privées, certains chefs d’entreprises évoquent la possibilité d’envoyer une partie de leur personnel au chômage technique. Au départ, la morosité économique du Bénin était, principalement, liée à deux facteurs exogènes à savoir les mesures restrictives prises par le Nigéria et la flambée du prix du pétrole conjuguée avec la baisse du cours du dollar. Mais en 2006 déjà, la situation des opérateurs économiques, qui espérait le retour à la croissance, avec le nouveau régime, s’était compliquée avec les mesures prises par le gouvernement pour une gestion plus rationnelle de la dette intérieure. Conséquence : beaucoup d’entreprises ont vu leurs créances mises en quarantaine sous prétexte que les pratiques de règlement de la commande publique, sous l’ancien régime, étaient loin de l’orthodoxie financière. Des dizaines de milliards de francs Cfa de dettes sont restées à ce jour impayé, le gouvernement voulant, semble-t-il, voir clair dans la situation. Même si l’on doit accorder au gouvernement, le crédit de vouloir renouer avec une gestion saine des finances publiques, il se trouve que le temps mis pour remettre les choses en ordre, a affecté sérieusement les créanciers de l’Etat. L’une des raisons de ce retard, c’est la passe d’arme entre le gouvernement et le secteur privé qui n’accordent pas leurs violons ni sur le montant réel de la dette et les modalités de remboursement.
Une crise énergétique qui n’en finit pas
A côté des difficultés des opérateurs économiques actuellement à recouvrer leurs créances vis-à-vis de l’Etat, la crise énergétique, qui sévit toujours, n’est pas de nature à arranger les choses. Les entreprises tournent, aujourd’hui au rythme des coupures d’électricité avec leur cortège de désagréments divers qui affectent le fonctionnement normal des entreprises. La régression de l’activité industrielle est évidente. Dans le même temps, le Bénin a toujours du mal à sortir du bug des télécommunications, depuis que les installations des opérateurs GSM ont été démantelées. La coupe est assez pleine pour que les indicateurs déjà alarmants de l’économie béninoise virent davantage au rouge. En attendant que la fourniture de l’énergie électrique soit normalisée, à partir des turbines à gaz promises par le gouvernement, il devient impérieux d’éjecter de l’argent frais dans l’économie.
Par Gnona AFANGBEDJI
Une crise énergétique qui n’en finit pas
A côté des difficultés des opérateurs économiques actuellement à recouvrer leurs créances vis-à-vis de l’Etat, la crise énergétique, qui sévit toujours, n’est pas de nature à arranger les choses. Les entreprises tournent, aujourd’hui au rythme des coupures d’électricité avec leur cortège de désagréments divers qui affectent le fonctionnement normal des entreprises. La régression de l’activité industrielle est évidente. Dans le même temps, le Bénin a toujours du mal à sortir du bug des télécommunications, depuis que les installations des opérateurs GSM ont été démantelées. La coupe est assez pleine pour que les indicateurs déjà alarmants de l’économie béninoise virent davantage au rouge. En attendant que la fourniture de l’énergie électrique soit normalisée, à partir des turbines à gaz promises par le gouvernement, il devient impérieux d’éjecter de l’argent frais dans l’économie.
Par Gnona AFANGBEDJI
Lundi 5 Octobre 2009
On ne le dira pas assez, nous ramons toujours, au Bénin, à contre courant de l’évolution technologique, à cause de cette tendance viscérale que nous avons à mettre toujours la charrue avant les bœufs.
Les téléchargements de musique demeurent encore un calvaire au Bénin
L’Internet est un outil efficace qui a révolutionné le monde et on ne peut pas dire aujourd’hui que le Bénin a raté la coche de la nouvelle société de l’Information. Bien au contraire ! Malheureusement, il se fait que l’usage efficient de cet outil est plombé par le manque d’infrastructures en matières de télécommunications.
J’ai assisté ce matin à une formation des associations professionnelles du secteur privé sur l’usage de l’Internet. Mais quel était le désarroi, du formateur venu de Paris, qui avait eu toutes les peines du monde à ouvrir une page en image. On était, pourtant, dans une grande structure de formation à distance où l’usage de l’Internet est la chose la mieux partagée. La connexion était nulle, pour utiliser le jargon des internautes.
La raison de ce black-out est simple. Notre bande passante est très faible. Pourtant le Bénin a dépensé plus de 30 milliards de francs Cfa pour obtenir la fibre optique. A peine 12% de cette fibre est actuellement utilisé. Un collègue, revenu récemment d’une tournée de Ouagadougou (Burkina) et de Bamako (Mali), me parlait hier du confort qu’il a eu à naviguer dans ces deux capitales africaines. Au Ghana, au Sénégal, c’est nickel.
Apparemment, le problème n’est plus un problème africain mais plutôt béninois. Si nous tenons à faire de ce pays, ‘’un pays émergent’’, comme disent les politiciens, il va falloir travailler sérieusement sur les facteurs de production. La fibre optique est un.
Gnona AFANGBEDJI
J’ai assisté ce matin à une formation des associations professionnelles du secteur privé sur l’usage de l’Internet. Mais quel était le désarroi, du formateur venu de Paris, qui avait eu toutes les peines du monde à ouvrir une page en image. On était, pourtant, dans une grande structure de formation à distance où l’usage de l’Internet est la chose la mieux partagée. La connexion était nulle, pour utiliser le jargon des internautes.
La raison de ce black-out est simple. Notre bande passante est très faible. Pourtant le Bénin a dépensé plus de 30 milliards de francs Cfa pour obtenir la fibre optique. A peine 12% de cette fibre est actuellement utilisé. Un collègue, revenu récemment d’une tournée de Ouagadougou (Burkina) et de Bamako (Mali), me parlait hier du confort qu’il a eu à naviguer dans ces deux capitales africaines. Au Ghana, au Sénégal, c’est nickel.
Apparemment, le problème n’est plus un problème africain mais plutôt béninois. Si nous tenons à faire de ce pays, ‘’un pays émergent’’, comme disent les politiciens, il va falloir travailler sérieusement sur les facteurs de production. La fibre optique est un.
Gnona AFANGBEDJI
Lundi 21 Septembre 2009
L’avènement du gazoduc constitue, pour les autorités béninoises, une solution aux problèmes énergétiques, dont le pays est confronté. Toutefois, selon un ancien ministre béninois, le gaz naturel est loin d’être une panacée.
« Il ne faut pas se faire d’illusions, je ne pense pas que l’avènement du gazoduc puisse réduire d’un cran le prix du gaz naturel », a déclaré un ancien ministre béninois de l’énergie et des mines. Selon lui, si la mise en œuvre du gazoduc viendra régler la problème de la disponibilité du gaz, qui est déjà entré dans l’usage de nombreux ménages au Bénin, il n’est pas évident qu’on assiste du coup à une baisse du prix de ce combustible, comme veulent le laisser croire les discours politiques.
‘’ Le coût du gaz sera encore lié aux fluctuations du marché mondial de l’énergie. Et si le prix du brut monte, cela aura un effet immédiat sur le gaz’’, soutient-il.
Au-delà de la logique du marché, le ministre fonde son analyse sur le fait que le Gazoduc sera géré par le secteur privé, en l’occurrence les multinationales dont la plupart interviennent la production du pétrole brut dans le Delta du Niger au Nigéria.
Les actionnaires actuels de la Sogao (Société de gestion du gazoduc ouest-africain sont : la Chevron Texaco West African Gas Pipeline Company Ltd (38,2%) ; la Nigerian National Petroleum Corporation (26,0%) ; la Shell Overseas Holdings Ltd (18,8%) ; la Takoradi Power Company Ltd (17,0%). La société béninoise de gaz (Sobegaz) et la société togolaise de gaz (Sobegaz) annoncées au début pour une participation de 2% chacune ne figurent plus parmi les actionnaires de la Sogao.
Cet avis est contraire aux promoteurs du projet qui soutiennent bec et ongle que le prix du gaz reviendrait deux fois moins cher. Etant donné que le gaz, dérivé du pétrole brut, était brûlé à la torche, ils estiment que sa commercialisation devra du coup revenir moins cher, le produit étant a priori destiné à la destruction.
A cet argument, le ministre, très averti de la logique capitaliste des multinationales, évoque le problème de la graine de coton. ‘’ Depuis que les huileries ont commencé par transformer le graine de coton au Bénin, ce produit fait l’objet de surenchère alors qu’avant, la graine n’avait aucun débouché après l’égrenage du coton’’, rappelle-t-il.
Mais quoi qu’en soit le prix, l’arrivée du gazoduc présente un intérêt économique certain pour le Bénin. D’abord, en temps que source d’énergie, le gaz naturel viendra alimenter les turbines à gaz de la SBEE, lui permettant de réduire les charges liées à l’usage du gasoil, surtout en cette période de délestage. Pour les ménages, également, l’abondance du gaz pourrait favoriser une dépréciation du prix sur le marché.
Au plan industriel, le gaz constitue une matière première pour les industries chimiques, les industries de fabrication des ustensiles en plastiques ainsi que les verreries.
Gnona AFANGBEDJI
‘’ Le coût du gaz sera encore lié aux fluctuations du marché mondial de l’énergie. Et si le prix du brut monte, cela aura un effet immédiat sur le gaz’’, soutient-il.
Au-delà de la logique du marché, le ministre fonde son analyse sur le fait que le Gazoduc sera géré par le secteur privé, en l’occurrence les multinationales dont la plupart interviennent la production du pétrole brut dans le Delta du Niger au Nigéria.
Les actionnaires actuels de la Sogao (Société de gestion du gazoduc ouest-africain sont : la Chevron Texaco West African Gas Pipeline Company Ltd (38,2%) ; la Nigerian National Petroleum Corporation (26,0%) ; la Shell Overseas Holdings Ltd (18,8%) ; la Takoradi Power Company Ltd (17,0%). La société béninoise de gaz (Sobegaz) et la société togolaise de gaz (Sobegaz) annoncées au début pour une participation de 2% chacune ne figurent plus parmi les actionnaires de la Sogao.
Cet avis est contraire aux promoteurs du projet qui soutiennent bec et ongle que le prix du gaz reviendrait deux fois moins cher. Etant donné que le gaz, dérivé du pétrole brut, était brûlé à la torche, ils estiment que sa commercialisation devra du coup revenir moins cher, le produit étant a priori destiné à la destruction.
A cet argument, le ministre, très averti de la logique capitaliste des multinationales, évoque le problème de la graine de coton. ‘’ Depuis que les huileries ont commencé par transformer le graine de coton au Bénin, ce produit fait l’objet de surenchère alors qu’avant, la graine n’avait aucun débouché après l’égrenage du coton’’, rappelle-t-il.
Mais quoi qu’en soit le prix, l’arrivée du gazoduc présente un intérêt économique certain pour le Bénin. D’abord, en temps que source d’énergie, le gaz naturel viendra alimenter les turbines à gaz de la SBEE, lui permettant de réduire les charges liées à l’usage du gasoil, surtout en cette période de délestage. Pour les ménages, également, l’abondance du gaz pourrait favoriser une dépréciation du prix sur le marché.
Au plan industriel, le gaz constitue une matière première pour les industries chimiques, les industries de fabrication des ustensiles en plastiques ainsi que les verreries.
Gnona AFANGBEDJI
Lundi 14 Septembre 2009
Chaque année, le don du riz japonais soulève des vives critiques dans les rangs des riziculteurs béninois. Cette année encore, l’aide alimentaire nippone n’a pas pu échapper au mécontentement de la paysannerie.
L’ancien ministre de l’agriculture Gaston Dossouhoui, alors directeur général de l’Onasa (Office national d’aide à la sécurité alimentaire) pensait, certainement, avoir vidé la polémique autour du don du riz japonais, lorsqu’il déclarait, il y a un an, que le mécanisme de distribution de cette aide alimentaire ne crée aucune distorsion sur le marché du riz au Bénin. Pour cette nouvelle saison où la distribution du don japonais déchaîne déjà les passions au sein de l’administration, les riziculteurs béninois sonnent à nouveau le tocsin.
‘’Le don japonais dont le volume (environ 5000 tonnes) atteint certaines années l’équivalent de 10% de la demande solvable nationale est distribué à un prix largement en dessous de celui du riz local. En octobre 2003, il a été distribué dans le département des Collines à un prix inférieur de 40% au prix du riz produit dans cette région. A titre d’exemple, en 2004 dans le marché de Natitingou, le riz don japonais est distribué à un prix d’environ 175 Fcfa/kg contre 225 Fcfa/kg pour le riz local’’, a rappelé vendredi au Codiam, Martial Gbénou, président du Cadre de concertation pour le développement de la riziculture. Pour les producteurs locaux, ce don du gouvernement nippon est, souvent détourné de sa cible, à savoir les couches les plus défavorisées de la société. ‘’ Ce riz normalement destiné aux populations démunies sont la plupart du temps cédés aux fonctionnaires, aux élus. Ces bénéficiaires sont généralement des individus qui n’ont aucun problème alimentaire’’, dénoncent-ils.
Plus grave, ajoutent les producteurs, ce riz serait parfois récupérés par des commerçants avec la complicité de certains membres des comités de distribution. ‘’ Ils achètent le riz japonais qu’ils mettent souvent sur le marché local à un but purement lucratif qui n’est ni celui visé par le gouvernement japonais ni par le gouvernement béninois’’ martèlent les producteurs locaux.
Les recettes issues de la vente de ce don sont estimées en moyenne à plus d’un demi milliard par an. Mais, pour les producteurs locaux, la concurrence déloyale du don du riz japonais n’est plus à démontrer. ‘’ Le don du riz est plus compétitif que le riz local car il coûte à peu près deux fois moins cher que le riz local et il est vendu parfois à un prix inférieur au coût de production du riz local qui est de 158 F/Kg’’ soutient M. Gbénou.
Aussi, dans l’intérêt du développement de la production locaux, les producteurs demandent une reconversion de l’aide alimentaire en assistance financière. ‘’ Le recours à l’assistance alimentaire en nature devrait être limité aux situations dans lesquelles il existe un manque grave et avéré de nourriture au niveau local et/ou lorsque les marchés locaux ne fonctionnent pas et que des achats régionaux de denrées alimentaires sont impossibles’’, proposent-ils.
Ces producteurs bénéficient du soutien de l’Ong Oxfam, qui se situe sur la même longueur d’onde.
Pour la campagne de distribution de cette année, les producteurs demandent au gouvernement de ‘’vendre le riz du don à un prix au moins égal à celui du riz local sur le marché et d’utiliser une partie des recettes des dons et aides alimentaires japonaises pour financer la promotion de la riziculture locale (organisation de la filière, aménagement, équipement).
Au Bénin, les dépenses d’importations du riz sont passées d’environ 7,860 milliards à plus de 13 milliards de FCFA entre 2000 et 2002. La quantité totale consommée chaque année est en pleine évolution atteignant 69 306 tonnes en 2003.
Les besoins seraient de 93 172 tonnes en 2005 et de 110 812 tonnes en 2010 pour une production estimée actuellement à moins 70.000 tonnes.
Gnona AFANGBEDJI
‘’Le don japonais dont le volume (environ 5000 tonnes) atteint certaines années l’équivalent de 10% de la demande solvable nationale est distribué à un prix largement en dessous de celui du riz local. En octobre 2003, il a été distribué dans le département des Collines à un prix inférieur de 40% au prix du riz produit dans cette région. A titre d’exemple, en 2004 dans le marché de Natitingou, le riz don japonais est distribué à un prix d’environ 175 Fcfa/kg contre 225 Fcfa/kg pour le riz local’’, a rappelé vendredi au Codiam, Martial Gbénou, président du Cadre de concertation pour le développement de la riziculture. Pour les producteurs locaux, ce don du gouvernement nippon est, souvent détourné de sa cible, à savoir les couches les plus défavorisées de la société. ‘’ Ce riz normalement destiné aux populations démunies sont la plupart du temps cédés aux fonctionnaires, aux élus. Ces bénéficiaires sont généralement des individus qui n’ont aucun problème alimentaire’’, dénoncent-ils.
Plus grave, ajoutent les producteurs, ce riz serait parfois récupérés par des commerçants avec la complicité de certains membres des comités de distribution. ‘’ Ils achètent le riz japonais qu’ils mettent souvent sur le marché local à un but purement lucratif qui n’est ni celui visé par le gouvernement japonais ni par le gouvernement béninois’’ martèlent les producteurs locaux.
Les recettes issues de la vente de ce don sont estimées en moyenne à plus d’un demi milliard par an. Mais, pour les producteurs locaux, la concurrence déloyale du don du riz japonais n’est plus à démontrer. ‘’ Le don du riz est plus compétitif que le riz local car il coûte à peu près deux fois moins cher que le riz local et il est vendu parfois à un prix inférieur au coût de production du riz local qui est de 158 F/Kg’’ soutient M. Gbénou.
Aussi, dans l’intérêt du développement de la production locaux, les producteurs demandent une reconversion de l’aide alimentaire en assistance financière. ‘’ Le recours à l’assistance alimentaire en nature devrait être limité aux situations dans lesquelles il existe un manque grave et avéré de nourriture au niveau local et/ou lorsque les marchés locaux ne fonctionnent pas et que des achats régionaux de denrées alimentaires sont impossibles’’, proposent-ils.
Ces producteurs bénéficient du soutien de l’Ong Oxfam, qui se situe sur la même longueur d’onde.
Pour la campagne de distribution de cette année, les producteurs demandent au gouvernement de ‘’vendre le riz du don à un prix au moins égal à celui du riz local sur le marché et d’utiliser une partie des recettes des dons et aides alimentaires japonaises pour financer la promotion de la riziculture locale (organisation de la filière, aménagement, équipement).
Au Bénin, les dépenses d’importations du riz sont passées d’environ 7,860 milliards à plus de 13 milliards de FCFA entre 2000 et 2002. La quantité totale consommée chaque année est en pleine évolution atteignant 69 306 tonnes en 2003.
Les besoins seraient de 93 172 tonnes en 2005 et de 110 812 tonnes en 2010 pour une production estimée actuellement à moins 70.000 tonnes.
Gnona AFANGBEDJI
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