Rédigé le 18/09/2009 Dernière modification le 18/09/2009 - 02:33

Patrimoine de chefs d'Etats africains : des enquêtes pour bientôt



La cour d'appel de Paris dira le 29 octobre si un juge d'instruction peut enquêter sur un éventuel financement par de l'argent public de biens mobiliers et immobiliers de plusieurs chefs d'Etats africains, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.



Omar Bongo Ondimba incarne bien l'enrichissement illicite des chefs d'Etats africain
Omar Bongo Ondimba incarne bien l'enrichissement illicite des chefs d'Etats africain
La cour d'appel de Paris dira le 29 octobre si un juge d'instruction peut enquêter sur un éventuel financement par de l'argent public de biens mobiliers et immobiliers de plusieurs chefs d'Etats africains, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
La doyenne des juges du pôle financier de Paris, Françoise Desset, avait donné en mai son feu vert à la plainte avec constitution de partie civile déposée par l'association Transparence international France (TI), spécialisée dans la lutte contre la corruption, estimant qu'elle avait un intérêt à agir.
Mais le parquet de Paris s'était opposé à l'ouverture d'une information judiciaire estimant que les plaignants ne pouvaient se prévaloir d'un préjudice dans le dossier et avait décidé de faire appel.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui contrôle le travail des juges, doit donc trancher sur l'opportunité de déclencher l'action publique dans ce dossier.
La plainte de TI France vise les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier et mobilier en France par trois chefs d'Etat africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang de Guinée équatoriale et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo, et certains de leurs proches.
D'après l'ONG, le patrimoine immobilier des trois chefs d'Etat en France s'élèverait à 160 millions d'euros.
L'avocat de TI France, William Bourdon, a justifié l'interêt à agir de l'association dans cette affaire, condition requise pour que sa plainte soit recevable.
"Nous ne demandons pas d'acrobatie juridique à la cour d'appel. L'ordonnance de la juge est en ligne avec la jurisprudence de la Cour de cassation et de la Cour européenne des droits de l'Homme", a-t-il dit.

© AFP

Notez




ebeninois .com

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter
B i u  QUOTE  URL

Les règles au sujet des commentaires : ebeninois.com vous encourage à réagir et ajouter des commentaires pour enrichir la discussion que suscite l’article publié. Vous voudriez bien éviter d’ajouter des informations diffamatoires, discriminatoires, racistes, régionalistes, obscènes ou à caractère pornographiques. Tout commentaire doit obligatoirement avoir rapport avec l’article publié. Il doit également être respectueux aussi bien pour l’auteur que pour les autres commentataires. En cas de dérapage, vous serez personnellement tenu responsable de votre commentaire ainsi que des conséquences qui peuvent éventuellement en découler.

Par ailleurs, en soumettant un commentaire, vous donnez également à ebeninois.com, le droit mais pas l’obligation de citer votre contribution dans d’autres articles ou dans toute autre intervention médiatique.

Quartier libre | Express | Challenge | One-on-one | Who's who | Gros plan | Pro-Conseils | Blogs | Politico | Afrique-éco | Monde-éco | ebTV