Rédigé le 05/10/2009 Dernière modification le 05/10/2009 - 01:21

Les membres du FMI consacrent un nouveau Fonds...



Les 186 Etats membres du Fonds monétaire international ont consacré dimanche à Istanbul le nouveau rôle de l'institution multilatérale, qui en a profité pour demander encore plus de ressources.



Assemblée du Comité monétaire et financier international (CMFI), le 4 octobre 2009, à Istanbul
Assemblée du Comité monétaire et financier international (CMFI), le 4 octobre 2009, à Istanbul
"Le mandat du Fonds a été défini il y a 65 ans", a expliqué lors d'une conférence de presse son directeur général Dominique Strauss-Kahn. "Manifestement il nous faut en faire plus", a-t-il ajouté.
Le Comité monétaire et financier international (CMFI), qui réunissait les ministres de ces 186 pays, a formellement donné son accord à une nouvelle mission qui le place au coeur de la surveillance de l'économie mondiale et de ses déséquilibres.
"Nous appelons le Fonds à revoir son mandat pour couvrir toute l'étendue des politiques macro-économiques et des politiques pour le secteur financier qui ont trait à la stabilité mondiale", a indiqué dans sa déclaration commune le CMFI, l'organe chargé de définir les grandes orientations du Fonds.
"La façon dont cela se dessine, même si c'est très bref dans le communiqué, est très large pour inclure toutes les questions macro-financières, prudentielles, et toute une étendue de questions concernant la stabilité économique et financière", a indiqué M. Strauss-Kahn.
Cette décision découle directement des recommandations du groupe des pays riches et émergents du G20, qui s'étaient réunis une dizaine de jours plus tôt à Pittsburgh (Etats-Unis).
Non seulement le Fonds a pour ambition de surveiller les déséquilibres, mais il souhaite aussi les combler.
M. Strauss-Kahn a rappelé qu'il voyait le FMI comme une "mise en commun de ressources" qui inciterait les Etats à accumuler moins de réserves en devises et à faire confiance à la capacité de prêt du Fonds en cas de crise.
"Si nous voulons éviter que les pays, y compris la Chine, bâtissent de telles réserves, contribuant aux déséquilibres, il faut que nous trouvions un autre système", a expliqué le dirigeant du Fonds. Il a reconnu que l'idée était "plus simple à exprimer qu'à mettre en oeuvre" et que sa mise en oeuvre prendrait du temps.
Surtout, interrogé sur le montant forcément colossal qu'il faudrait pour rassurer les Etats membres, M. Strauss-Kahn a appelé à étoffer de nouveau les finances du Fonds.
"Cela impliquera une augmentation considérable de ses ressources", a-t-il estimé. Le FMI a annoncé en septembre avoir réuni 500 milliards de dollars de ressources supplémentaires promises au sommet du G20 à Londres en avril, sous forme de prêts par les Etats ou d'achats d'obligations qu'il doit émettre.
"Si on a une mise en commun de réserves, cela signifie que l'on a les réserves quand il le faut. C'est la même chose que quand on a une assurance, on s'attend à ce que son assureur rembourse au moment où on en a besoin", a détaillé M. Strauss-Kahn.
Cet appel vient à un moment où beaucoup d'Etats sont en difficulté budgétaire, après avoir mis en place des plans de relance sans précédent face à la crise.
Les 186 pays réunis à Istanbul se sont pourtant engagés dimanche "à maintenir leurs politiques de soutien budgétaire, monétaire et au secteur financier tant qu'une reprise durable ne sera pas garantie".
Par ailleurs, le CMFI a repris d'autres engagements du G20, comme celui de réformer la régulation financière, de rééquilibrer la croissance mondiale, ou de concevoir des "stratégies de sorties crédibles et coordonnées de sortie" de leurs plans de soutien.
Après avoir débattu de la réforme des quote-parts au sein du FMI, le Comité a soutenu l'engagement, également pris à Pittsburgh, de transférer "au moins 5%" des droits de vote depuis les pays "sur-représentés" vers "les économies dynamiques émergentes et en développement.

© AFP
Notez




ebeninois .com

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter
B i u  QUOTE  URL

Les règles au sujet des commentaires : ebeninois.com vous encourage à réagir et ajouter des commentaires pour enrichir la discussion que suscite l’article publié. Vous voudriez bien éviter d’ajouter des informations diffamatoires, discriminatoires, racistes, régionalistes, obscènes ou à caractère pornographiques. Tout commentaire doit obligatoirement avoir rapport avec l’article publié. Il doit également être respectueux aussi bien pour l’auteur que pour les autres commentataires. En cas de dérapage, vous serez personnellement tenu responsable de votre commentaire ainsi que des conséquences qui peuvent éventuellement en découler.

Par ailleurs, en soumettant un commentaire, vous donnez également à ebeninois.com, le droit mais pas l’obligation de citer votre contribution dans d’autres articles ou dans toute autre intervention médiatique.

Quartier libre | Express | Challenge | One-on-one | Who's who | Gros plan | Pro-Conseils | Blogs | Politico | Afrique-éco | Monde-éco | ebTV