Huit personnes sont mortes à la suite des inondations qui ont affecté mardi Ouagadougou, sa banlieue et d'autres localités du Burkina Faso où plus de 24.000 maisons ont été détruites, a indiqué vendredi le Premier ministre burkinabè Tertius Zongo.
Le précédent bilan, établi jeudi, faisait état de cinq morts.
Plus de 150.000 personnes sont sinistrées dans la capitale et ses quartiers périphériques. 130.000 ont été relogées sur 110 sites, notamment des écoles, des collèges et des lycées, a indiqué M. Zongo lors d'une rencontre avec le corps diplomatique.
"On a enregistré à Ouagadougou cinq décès du fait des eaux de pluie et deux décès par suite de l'effrondrement de maisons. Dans la province du Sourou, on a un décès" (dans le village de Kiembara, situé à 225 km à l'ouest de Ouagadougou, ndlr), a indiqué M. Zongo.
Le dernier corps a été sorti ce vendredi matin des gravats d'une maison, a-t-il indiqué.
Le Premier ministre a également souligné qu'outre Ouagadougou (au centre du pays), sept autres régions ont été touchées par les pluies diluviennes.
Environ 24.489 habitations se sont écroulées dans la commune de Ouagadougou et 180 à l'intérieur du pays où l'on compte 500 sinistrés, a-t-il précisé.
"En cas de besoin", des personnes pourraient être hébergées dans les stades, selon le chef du gouvernement.
Ouagadougou avait lancé jeudi un appel à la "solidarité nationale et internationale" pour une "assistance d'urgence".
Le Burkina Faso, dirigé depuis 1987 par Blaise Compaoré, est classé parmi les pays les plus pauvres au monde par le Programme des Nations unies pour le développement.