Rédigé le 03/08/2009 Dernière modification le 03/08/2009 - 02:06

Geithner s'inquiète des déficits aux USA, évoque d'autres aides



Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a déclaré que des mesures nouvelles pourraient être nécessaires pour conforter la reprise économique aux Etats-Unis, notamment en matière d'indemnisation du chômage, et il s'est refusé à exclure une augmentation de la fiscalité pour réduire les déficits publics.



Timothy Geithner, secrétaire au Trésor américain
Timothy Geithner, secrétaire au Trésor américain
Il a souligné que Washington devait afficher sa volonté de réduire les déficits une fois la reprise engagée, y compris en augmentant les recettes fiscales si nécessaire.
"Nous devons ramener (les déficits) à un niveau auquel nos emprunts au reste du monde seront stabilisés à un niveau raisonnable", a dit Geithner lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision ABC.
"Cela va nécessiter des choix très difficiles. Et nous devrons procéder de manière à ne pas alourdir injustement les fardeaux qui pèsent déjà sur l'Américain moyen."
Il a ajouté qu'il était trop tôt pour "rendre un jugement sur ce qui sera nécessaire" pour réduire les déficits.
Certains signes montrent que la situation économique commence à s'améliorer, a ajouté Geithner, mais "nous sommes encore loin" de retrouver une croissance suffisante pour créer des emplois.
Il a ainsi expliqué que l'administration Obama pourrait devoir augmenter l'indemnisation des demandeurs d'emploi à la fin de cette année pour faire face à l'augmentation du taux de chômage.
"Je pense que c'est une question que l'administration et le Congrès devront étudier très attentivement au fur et à mesure que nous nous rapprocherons de la fin de l'année", a-t-il dit.
Peu après, interrogé lui aussi par ABC, l'ancien président de la Réserve fédérale Alan Greenspan a déclaré que le regain de confiance dans la situation économique pourrait être remis en cause par une éventuelle rechute des prix immobiliers.
Il a ajouté ne pas anticiper une telle évolution à court terme mais il a jugé que la stabilisation des prix immobiliers pourrait n'être que temporaire.
"Il est possible que nous assistions à une deuxième phase de baisse", a-t-il poursuivi. "Dans de telles conditions, nous assisterions à une modification très nette de la confiance sous-jacente dans le domaine de la consommation" en raison de l'augmentation des saisies de logements et de la dépréciation des biens immobiliers.

© Reuteurs
Notez




ebeninois .com

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter
B i u  QUOTE  URL

Les règles au sujet des commentaires : ebeninois.com vous encourage à réagir et ajouter des commentaires pour enrichir la discussion que suscite l’article publié. Vous voudriez bien éviter d’ajouter des informations diffamatoires, discriminatoires, racistes, régionalistes, obscènes ou à caractère pornographiques. Tout commentaire doit obligatoirement avoir rapport avec l’article publié. Il doit également être respectueux aussi bien pour l’auteur que pour les autres commentataires. En cas de dérapage, vous serez personnellement tenu responsable de votre commentaire ainsi que des conséquences qui peuvent éventuellement en découler.

Par ailleurs, en soumettant un commentaire, vous donnez également à ebeninois.com, le droit mais pas l’obligation de citer votre contribution dans d’autres articles ou dans toute autre intervention médiatique.

Quartier libre | Express | Challenge | One-on-one | Who's who | Gros plan | Pro-Conseils | Blogs | Politico | Afrique-éco | Monde-éco | ebTV