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Rédigé le 11/07/2011 Dernière modification le 11/07/2011 - 15:15Bénin : Boni Yayi II torpille son oppositionInspiré par le modèle togolais avec l’UFC de Gilchrist Olympio, le Président béninois Thomas Boni Yayi tente de neutraliser ses opposants en cadeautant à tout-va.
Yayi Boni peut bien se vautrer dans son fauteuil présidentiel. Cinq ans cadeau et tranquille, comme on dit en Côte d'Ivoire
Grand perdant de la présidentielle de mars, Adrien Houngbédji, le candidat de la coalition des partis de l’opposition, l’Union fait la Nation (UN), voit ses anciens soutiens se rallier au pouvoir au pouvoir de Thomas Boni Yayi, à commencer par son emblématique directeur de cabinet, Joël Aïvo. Dès 2009, ce dernier a été approché par Réckyath Madougou, actuelle ministre de la microfinance très proche du palais de la Marina. Présenté comme le dauphin politique d’Adrien Houngbédji Joël Aïvo n’a cessé d’être invisible durant la campagne électorale de son supposé candidat. Cette position s’est précisée après le scrutin, Joël Aïvo se démarquant ouvertement de la stratégie de contestation des résultats affichée par Adrien Houngbédji [Stratégie malheureusement inopérante et noyée dans le silence par la crise en Côte d’Ivoire. Malgré les fraudes avérées, Yayi Boni est proclamé vainqueur au premier tour et les quelques esprits de contestation ont été discrètement étouffés par la machine à broyer de l’opposant de Yayi Boni]. Au cours d’un petit-déjeuner organisé, au lendemain de la présidentielle, par l’ambassadeur de France Hervé Besancenot, Joël Aïvo a même confié avoir été sollicité pour entrer au gouvernement comme ministre de la justice.
Autres opposants friands de «transhumance », les « Soglo » ont vite fait de rejoindre la sphère du pouvoir. Le Maire d’Abomey, Blaise Ahanhanzo Glèglè, membre de la Renaissance du Bénin (RB), le parti de l’ancien président et actuel maire de Cotonou, Nicéphore Soglo, occupe le poste de ministre de l’urbanisme dans l’actuel gouvernement. Pour ramener le parti RB dans son cercle, le Président Boni Yayi a proposé, dès sa «victoire », un deal à Lehady Soglo, fils de Nicéphore et nouveau président du mouvement. Il laisse la mairie de Cotonou à son père en échange de son soutien à l’action gouvernementale. Thomas Boni Yayi peut donc dormir tranquille sur ses deux oreilles. Avec La Lettre du Continent
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